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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 236 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 236

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 018

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LISEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518801

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 8 décembre 2025 par laquelle le président du département de Seine-et-Marne a refusé le renouvellement du contrat « jeune majeur » de Mme A..., une ancienne mineure confiée à l'aide sociale à l'enfance. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée et remplie, la requérante se trouvant isolée, sans ressources ni hébergement. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 222-5 et suivants du code de l'action sociale et des familles était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint au département de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de sept jours.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

14 janvier 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514976

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LISITA

14 janvier 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2304896

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête des consorts C... demandant l'annulation de l'arrêté du 17 mars 2023 par lequel le maire d'Ensuès La Redonne a refusé de leur délivrer un permis de construire. Les requérants soutenaient notamment que cette décision constituait un retrait tardif et irrégulier d'un permis de construire tacite, faute de procédure contradictoire préalable. Le tribunal a jugé que le délai d'instruction n'avait pas été interrompu par une demande de pièces complémentaires non exigée par le code de l'urbanisme, et qu'à son expiration, un permis tacite était né. Dès lors, l'arrêté attaqué devait être regardé comme un retrait de ce permis tacite, intervenu au-delà du délai légal de trois mois et sans respect de la procédure contradictoire prévue par le code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté du 17 mars 2023.

Avocat : BOULISSET

13 janvier 2026• 4ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518796

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 4 décembre 2025 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé à M. A..., un jeune majeur anciennement confié à l'aide sociale à l'enfance, la signature d'un "contrat jeune majeur". Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée, car le refus entraînait une sortie "sèche" du dispositif de protection, exposant le requérant à une situation de rue et à une absence de ressources, sans que le département n'ait justifié de circonstances particulières. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, susceptible de méconnaître les dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, compte tenu de l'isolement et de l'absence de titre de séjour de l'intéressé.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

13 janvier 2026
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2417871

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme A... d’une demande en restitution de l’excédent d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux acquitté au titre de 2021, à la suite de la cession de titres de leur société. Les requérants contestaient le refus de l’administration fiscale de leur appliquer l’abattement renforcé prévu à l’article 150-0 D du code général des impôts, au motif que leurs filiales situées hors de l’Union européenne ne remplissaient pas les conditions géographiques exigées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la différence de traitement instaurée par le législateur entre les holdings selon la localisation de leurs filiales était justifiée par un objectif d’intérêt général et ne méconnaissait ni les principes d’égalité, ni la liberté d’établissement, ni les stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et écarte l’ensemble des moyens soulevés, y compris la question prioritaire de constitutionnalité jugée non sérieuse.

Avocat : CABINET ELLIS SOCIETE D'AVOCATS

13 janvier 2026• 2ème Chambre
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408358

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la SCI les Cimes de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire accordé par le maire de Saint Gervais les Bains. La requête visait l’annulation de l’arrêté du 29 avril 2024 et du rejet du recours gracieux. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance donne acte de ce désistement. Les conclusions de la commune tendant à la condamnation de la SCI requérante au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.

Avocat : VEDESI - SCP SCHMIDT VERGNON PELISSIER THIERRY EARD-AMINTHAS & TISSOT

12 janvier 2026
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516926

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, assorti d’une interdiction de retour de deux ans, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a transmis le dossier au Tribunal administratif de Montreuil, compétent *ratione loci* car le requérant résidait à Stains (93) à la date de la décision attaquée.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

12 janvier 2026
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504078

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir visant à enjoindre au maire de Brazey-en-Plaine de dresser un procès-verbal contre les consorts C... et de le transmettre au procureur de la République. Le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Ses conclusions accessoires tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées, le tribunal estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : SCP PORTALIS ET ASSOCIÉS (CAPA)

12 janvier 2026
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600259

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A..., détenue, qui sollicitait diverses mesures urgentes liées à ses conditions de détention et à son état de santé. Le juge a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir l'existence d'une situation d'urgence caractérisée ou d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : CABINET ELISA PELENC

10 janvier 2026
TA20Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2401121

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 10 juillet 2024 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d’en acquérir. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête après l’abrogation de l’acte attaqué. Par une ordonnance du 9 janvier 2026, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : MARICOURT-BALISONI

9 janvier 2026
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501843

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la SARL Domitys Nord d’une demande de décharge de la taxe foncière sur les résidences secondaires pour un bien situé à Poissy au titre de l’année 2023. En cours d’instance, l’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de la cotisation litigieuse, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. En revanche, il a condamné l’État à verser 1 000 euros à la société requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : DE LISLEROY

8 janvier 2026
TA87Décision• Autorisation

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501832

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 6§5 de l'accord franco-algérien, compte tenu de la situation irrégulière de l'intéressé et de ses antécédents judiciaires. Les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire, tirés d'erreurs de fait, de droit et d'une atteinte à la vie privée et familiale, ont également été écartés. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

8 janvier 2026• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302099

Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 9 août 2023 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne a refusé le regroupement familial de M. A..., ressortissant algérien, au profit de son épouse. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée par l'insuffisance des revenus du demandeur, sans exercer son pouvoir d'appréciation au regard de l'article 4 de l'accord franco-algérien. Il a également relevé un vice de procédure, la préfète n'ayant pas sollicité l'avis du maire de Limoges sur la demande, en méconnaissance des articles L. 434-10 et R. 434-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

8 janvier 2026• 2ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518256

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de la décision du président du département de Seine-et-Marne lui refusant un contrat « jeune majeur ». Le juge a constaté que la requête était manifestement irrecevable car le requérant n'avait produit qu'une partie de la décision attaquée, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En conséquence, la condition d'urgence et le doute sérieux sur la légalité invoqués par M. A... n'ont pas été examinés.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

6 janvier 2026
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502168

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La requérante, ressortissante congolaise, invoquait notamment une erreur de droit au regard de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour bénéficier de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le signataire disposait d'une délégation de compétence régulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit fait droit aux demandes de frais de justice.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

5 janvier 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315473

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SAS Petit Forestier Location, qui demandait l’annulation de la décision du 31 octobre 2023 par laquelle l’inspectrice du travail avait refusé d’autoriser la rupture conventionnelle du contrat de travail de Mme B..., salariée protégée en qualité de conseillère prud’homale. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés par la société, tirés d’une méconnaissance du contradictoire lors de l’enquête et d’une erreur de droit ou d’appréciation, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie notamment sur les articles L. 1237-11 à L. 1237-13 du code du travail, relatifs à la rupture conventionnelle, et confirme le bien-fondé du refus de l’administration, eu égard aux circonstances de l’espèce.

Avocat : DESFILIS & McGOWAN

30 décembre 2025• 5ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403682

Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Côte-d’Or. La requête a été jugée irrecevable car Mme A... n'a pas justifié avoir déposé un dossier complet, conformément aux articles R. 431-9 à R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En l'absence de preuve d'une demande complète, aucune décision implicite de rejet n'est née, et la décision contestée s'analyse comme un simple refus d'enregistrement insusceptible de recours. Les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance ont également été rejetées.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

29 décembre 2025• 2ème chambre
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2503048

Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par la SAS Trolard et Bernard Frères d'un recours en plein contentieux contestant l'attribution du lot n°2 « charpente » du marché de restauration de l'église Saint-Quentin par la commune d'Anguilcourt-le-Sart. La société requérante invoquait une méconnaissance des principes de transparence et d'égalité d'accès à la commande publique, ainsi qu'un vice de consentement. En cours d'instance, la commune a annulé le marché et lancé une nouvelle procédure, ce qui a conduit la SAS Trolard et Bernard Frères à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : BADRE-HYONNE-SENS SALIS-DENIS-ROGER

23 décembre 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501871

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D..., ressortissant macédonien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer une vie privée et familiale stable et ancienne en France. La décision d'éloignement a été jugée légale, l'exception d'illégalité du refus de séjour étant écartée, et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant a été rejeté. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : MOREAU LISE-NADINE

23 décembre 2025• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505097

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an prononcées par le préfet de la Loire. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a notamment rappelé que l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le requérant, ne s'applique pas aux ressortissants algériens, dont la situation est régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : PELISSIER-BOUAZZA

19 décembre 2025• 8ème chambre