24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
328 105
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par M. C... D..., bénéficiaire de la protection subsidiaire, et son épouse présumée, contestant le refus implicite de délivrance de visas de long séjour pour la famille. Les requérants invoquaient l'urgence liée à la séparation familiale prolongée et à l'état de santé des enfants, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le ministre de l'intérieur a opposé l'absence d'urgence et le contexte de fraude documentaire en Somalie. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 29 décembre 2025 fixant la Colombie comme pays de destination pour son éloignement. La décision est jugée suffisamment motivée et les moyens soulevés sont écartés comme inopérants, car l'arrêté se borne à exécuter une peine d'interdiction judiciaire du territoire français prononcée par un tribunal correctionnel. La requérante ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 425-1, R. 425-1, R. 425-2, L. 621-2, L. 621-4) ni des textes relatifs à la traite des êtres humains (Convention de Varsovie, directives 2004/81/CE et 2011/36/UE), faute d'établir sa qualité de victime.
Avocat : PIAUD-PEREZ CHLOE