24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
283 158
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation des ayants droit d'un ancien travailleur exposé aux essais nucléaires. Le tribunal a retenu l'exception de prescription quadriennale, considérant que le délai pour agir avait expiré avant l'introduction de leur recours, en application de la loi du 31 décembre 1968. Par conséquent, il n'a pas eu à examiner le fond de la demande concernant la responsabilité de l'État.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Avocat : LELONG DUCLOS AVOCATS
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour accélérer la délivrance d'un duplicata de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête. Il estime que le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois sur la demande de duplicata a fait naître une décision implicite de rejet. Ordonner d'accélérer la procédure reviendrait à faire obstacle à cette décision, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant le délai et l'effet du silence de l'administration.
Avocat : RUDLOFF
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants concernant leur recours contre le refus implicite de visas de retour pour leurs enfants. En conséquence, il n'y a pas lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction, ni sur la demande d'allocation de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, qui autorise le premier vice-président à donner acte d'un désistement.
Avocat : SCP DUFLOT ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de regroupement familial. Le requérant contestait à la fois une décision implicite de rejet et un arrêté explicite ultérieur du préfet de police refusant le regroupement au bénéfice de sa fille. Le tribunal a jugé que la décision expresse se substituait à la décision implicite, rendant sans objet le premier recours, et a examiné le fond sur la base du second. Il a annulé l'arrêté du 16 juin 2025 pour erreur manifeste d'appréciation, au regard des articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande.
Avocat : DELORME
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "recherche d'emploi" et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé que la requérante, titulaire d'un diplôme de niveau master, ne justifiait pas d'un projet professionnel concret correspondant à sa formation, comme l'exige l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus était suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée garanti par l'article 8 de la CEDH.
Avocat : MAGLOIRE TRAORE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté préfectoral refusant une carte de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que le préfet de la Seine-Saint-Denis a commis une erreur de droit en exigeant une autorisation de travail pour une demande de régularisation exceptionnelle au titre du travail, alors que cette procédure n'est pas soumise aux règles ordinaires du code du travail. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour du requérant.
Avocat : LOEHR
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis classant sans suite la demande de titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que le refus d'enregistrement, fondé sur un dossier prétendument incomplet, constituait une erreur de droit, la requérante ayant produit un justificatif de domicile valable (une quittance de loyer de moins de six mois). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son annexe 10.
Avocat : DAVID-BELLOUARD
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet opposée par le préfet de la Seine-Saint-Denis à la demande de carte de résident déposée par une ressortissante marocaine, parent d’enfant français. Le juge a retenu le moyen tiré du défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quatre mois.
Avocat : OGOUBI AKILOTAN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur une demande de liquidation et de réévaluation d'une astreinte prononcée pour l'inexécution d'une précédente ordonnance de justice. Le tribunal constate que le préfet de la Gironde n'a toujours pas procédé au réexamen de la situation du requérant, M. B..., comme il y avait été enjoint. En application des articles L. 911-4 et suivants du code de justice administrative, il liquide provisoirement l'astreinte à hauteur de 10 000 euros pour la période d'inexécution, dont la moitié est allouée au requérant et l'autre moitié est affectée au budget de l'État.
Avocat : SCP DELOM MAZE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande d'indemnisation de deux fils suite au suicide de leur mère après sa sortie d'un centre hospitalier. Le tribunal a jugé que l'établissement n'avait pas commis de faute dans la prise en charge et la décision de sortie de la patiente, considérant que son passage à l'acte n'était pas prévisible au vu de son état clinique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives aux soins psychiatriques sans consentement et à la responsabilité médicale pour défaut de faute.
Avocat : DELOBEL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de parents demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leurs deux filles. Le tribunal a jugé que la composition de la commission académique, présidée par la secrétaire générale en tant que représentante du recteur, était conforme aux dispositions des articles L. 131-5 et D. 131-11-11 du code de l'éducation. Il a également estimé que les motifs du refus, fondés sur l'absence de situation propre de l'enfant justifiant ce mode d'instruction, étaient légalement justifiés au regard du 4° de l'article L. 131-5 du même code.
Avocat : SELARL CHAVKHALOV & MILCENT
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe, statuant par ordonnance, se déclare incompétent pour connaître du recours en excès de pouvoir dirigé contre un permis de construire et des autorisations ultérieures relatifs à un parc éolien. Il ordonne la transmission du dossier à la cour administrative d'appel de Bordeaux, considérant que cette juridiction est compétente en premier et dernier ressort pour ce type de litige en application de l'article R. 311-5 du code de justice administrative. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond des moyens soulevés par l'association requérante.
Avocat : COTELLON
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi d'une demande de liquidation d'une astreinte et d'une nouvelle injonction astreinte pour assurer l'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge a constaté l'exécution tardive par le préfet de l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour à M. A..., et a donc liquidé l'astreinte initiale de 40 euros par jour pour la période de retard. Il a également prononcé une nouvelle astreinte de 150 euros par jour pour garantir la délivrance définitive de la carte de séjour, en application des articles L. 521-4 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Avocat : RUDLOFF
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté préfectoral du 25 mars 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant de M. B... et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les études de l'intéressé n'étaient pas sérieuses et que ses moyens d'existence étaient insuffisants, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois.
Avocat : SCHLOSSER
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son licenciement pour insuffisance professionnelle par l'EPIDE. Le tribunal a jugé que l'établissement n'avait pas produit la décision réglementaire fixant la composition et le fonctionnement de la commission consultative paritaire (CCP), méconnaissant ainsi les exigences de l'article 1-2 du décret du 17 janvier 1986. Cependant, il a considéré que cette irrégularité de procédure, en l'espèce, n'était pas de nature à entacher la légalité de la décision de licenciement, qui était par ailleurs justifiée par l'insuffisance professionnelle de l'agent.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour « vie privée et familiale » formulée par un ressortissant tunisien. La juridiction a jugé que le préfet de Vaucluse avait porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en méconnaissant la réalité et la stabilité de sa vie commune avec une ressortissante française. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer le titre de séjour dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser une somme au requérant au titre des frais engagés.
Avocat : MABILON
Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire (OQTF). Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 28 février 2025, considérant que le refus de titre de séjour était insuffisamment motivé et constituait une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et familiale de la requérante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un ressortissant afghan visant l'annulation d'un arrêté de transfert vers la Bulgarie et d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas méconnu le règlement Dublin (UE n°604/2013) en refusant d'appliquer la clause discrétionnaire de l'article 17 pour examiner la demande d'asile en France, malgré la présence d'un cousin sur le territoire. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et le règlement Dublin.
Avocat : MILON
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer un récépissé autorisant le travail à un ressortissant malien ayant demandé le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a prononcé une astreinte en cas de non-exécution. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Avocat : RUDLOFF