24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
333 055
Avec résumé IA
Avocat : LOCTIN
Avocat : CABINET POTEL-BLOOMFIELD, BOUGERIE & LEROUX-QUETEL
Avocat : SAS HUGLO LEPAGE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône lui a délivré une carte de résident de dix ans, rendant les conclusions principales sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Les conclusions accessoires tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : MUSCILLO
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours confirmant le refus de visas de long séjour pour des membres de la famille d’une réfugiée. Le ministre de l’intérieur ayant délivré les visas sollicités le 30 octobre 2025, le tribunal constate que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et prononce un non-lieu à statuer. Il condamne néanmoins l’État à verser 400 euros à l’avocate des requérantes au titre de l’aide juridictionnelle et 200 euros aux requérantes pour les frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : POLLONO
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France du 20 août 2025, qui avait confirmé le refus de délivrance d’un visa de long séjour de retour en France à M. B..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, le requérant n’ayant pas fait preuve de diligence, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l’interdiction de retour sur le territoire français toujours en vigueur. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France opposés à Mme E... A... et ses enfants, au titre de la réunification familiale. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ayant contribué eux-mêmes à la prolongation de la séparation familiale en sollicitant les visas plusieurs années après l'obtention du statut de réfugié par M. A... D..., sans justifier de circonstances particulières de précarité. En conséquence, la requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 29 septembre 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire sans délai, et une assignation à résidence du 12 novembre 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le risque de soustraction à la mesure d'éloignement justifiait l'absence de délai de départ volontaire. Enfin, l'assignation à résidence a été validée comme proportionnée et non entachée d'erreur manifeste d'appréciation, les textes appliqués incluant la convention européenne des droits de l'homme et l'accord franco-tunisien.
Avocat : LOQUES
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant pakistanais, qui contestait la décision du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités croates. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision était suffisamment précise. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments probants sur les traitements subis en Croatie, et celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été rejetées.
Avocat : LOKAMBA OMBA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de sa requête en excès de pouvoir. Le requérant contestait la décision implicite de rejet de la préfète du Lot concernant sa demande de titre de séjour. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance constate ce désistement sans qu’il soit nécessaire de statuer au fond. Aucune injonction ni frais n’ont été prononcés.
Avocat : ALEXOPOULOS
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A... B..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 22 mai 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a annulé cet arrêté, considérant que le préfet s'était estimé à tort lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII, méconnaissant ainsi l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... B... dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, tout en condamnant l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant les indus d'allocation de solidarité spécifique et d'aide à la création d'entreprise notifiés par Pôle emploi (France Travail). Le requérant invoquait la prescription de l'action en remboursement, un défaut de motivation de la décision attaquée et divers manquements de l'administration. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et a implicitement rejeté les autres moyens, dont celui de prescription, en confirmant la légalité des indus fondés sur les articles L. 5423-1 et L. 5141-1 du code du travail.
Avocat : SCP GALLOT LAVALLEE IFRAH
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, née du silence gardé sur le recours de M. F... contre les refus de visa de long séjour pour ses enfants I... D... C... et G... B.... Le tribunal estime que l’administration a commis une erreur d’appréciation en remettant en cause le lien de filiation, dès lors que M. F... a produit des jugements d’adoption rendus par le tribunal de Brazzaville et des actes de naissance cohérents, et que ces documents ont déjà permis la venue d’autres enfants en France. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 561-2, L. 561-4 et L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatifs à la réunification familiale des réfugiés.
Avocat : LELOUEY
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite, par la commission de recours, de demandes de visa de long séjour pour les membres de la famille d’une réfugiée somalienne. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant et que les requérants n’établissaient pas, par les documents d’état civil produits, l’identité et le lien familial avec la réfugiée, en raison de l’absence de valeur probante des actes de naissance présentés. Il a ainsi jugé que la décision de refus de visa n’était pas entachée d’erreur d’appréciation et ne méconnaissait pas les stipulations de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à la réunification familiale.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de M. C... F... et Mme A... B..., réfugiés somaliens, contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer un visa de long séjour à leur fils G... au titre de la réunification familiale. La décision implicite s’est approprié les motifs consulaires initiaux, fondés sur le défaut de preuve de l’identité et du lien familial, et une suspicion de fraude. Le tribunal a jugé que les documents d’état civil somaliens produits, corroborés par des éléments de possession d’état et le statut de réfugié des parents, établissaient suffisamment l’identité et le lien de filiation. Il a donc annulé la décision implicite de rejet pour erreur d’appréciation, en application des articles L. 561-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a enjoint au ministre de délivrer le visa.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du ministre de l’intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 28 novembre 2025, la présidente du tribunal donne acte de ce désistement.
Avocat : SCP DUFAY - SUISSA - CORNELOUP - WERTHE
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait la délivrance d’un document provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que les mesures sollicitées se heurtaient à l’existence d’une décision implicite de rejet née du silence gardé par l’administration pendant plus de quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de l’urgence, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par des propriétaires d'une maison à Vars, inondée à plusieurs reprises, demandant la condamnation solidaire de la commune, de son assureur et des entreprises de travaux pour un préjudice total de 8 000 euros. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires dirigées contre la société l’Auxiliaire (assureur) pour incompétence de la juridiction administrative, au profit du juge judiciaire, en application de l'article L. 124-3 du code des assurances. La solution retenue est donc un rejet partiel pour incompétence, sans qu'il soit statué sur le fond de la responsabilité des autres parties.
Avocat : CABINET RAYNE SALOMEZ
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme C..., ressortissante guinéenne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la délivrance d'un titre de séjour pour raisons médicales, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme C..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légale. Aucune injonction ni frais n'ont été mis à la charge de l'État.
Avocat : RUDLOFF
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 30 juin 2025 lui refusant le séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le requérant, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, ne justifiait d'aucune atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de la méconnaissance de la directive 2008/115/CE et des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont également été écartés. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Avocat : DIALLO