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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

333 372

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304081

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de la société Oise Protection, qui demandait l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail du 17 octobre 2023 lui refusant l'autorisation de licencier Mme A..., conseillère prud'homme. Le tribunal a jugé que le contrat de travail liant la société à Mme A. avait été rompu de fait à compter du 1er juillet 2008, date à laquelle elle travaillait exclusivement pour la société holding Groupe OP, sans maintien de lien avec la société requérante. L'inspectrice du travail a donc légalement pu considérer l'absence de contrat de travail en cours, justifiant le refus d'autorisation de licenciement sur le fondement des articles L. 2411-22 et L. 1231-1 du code du travail.

Avocat : GUILLON DELLIS

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501417

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté du 27 mars 2025 par lequel la préfète de l'Aisne l'a assigné à résidence pour un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. Il a également estimé que le droit d'être entendu n'avait pas été méconnu et que l'assignation était légalement fondée sur l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C... ne justifiant pas d'une adresse stable. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LEXGLOBE

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502285

Le Tribunal Administratif d’Amiens rejette la requête de Mme A..., ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l’obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a légalement apprécié le caractère réel et sérieux des études en se fondant sur la cohérence du parcours et les échecs aux examens, conformément à l’article 9 de la convention franco-sénégalaise du 1er août 1995. Il estime que les redoublements et la réorientation de Mme A. vers un master différent, sans progression probante, ne justifient pas le renouvellement du titre. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation, d’injonction et de frais de justice.

Avocat : WACQUIER LOUIS

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532864

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur du 10 novembre 2025 lui refusant l’entrée en France au titre de l’asile. Le juge a constaté que, suite au rejet par le tribunal judiciaire de Bobigny de la demande de prolongation du maintien en zone d’attente, le requérant avait pu entrer sur le territoire et solliciter l’asile. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, et il n’y a pas lieu d’y statuer en application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : DELOST

25 novembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516037

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B..., ressortissante haïtienne, d’une demande d’annulation de la décision du 28 octobre 2025 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que l’OFII avait légalement fondé son refus sur le dépôt tardif de la demande d’asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l’article L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a jugé que la requérante n’apportait aucun motif légitime pour justifier ce retard, et que sa seule situation de précarité économique ne constituait pas un obstacle suffisant. La décision s’appuie sur les articles L. 551-15 et L. 522-1 du CESEDA, ainsi que sur la directive 2013/33/UE, en considérant que l’OFII n’a pas commis d’erreur d’appréciation quant à la vulnérabilité de l’intéressée.

Avocat : CABINET SALOMON JEAN

25 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507841

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... G... contestant le refus de délivrance de visas de long séjour pour ses cinq enfants par l'autorité consulaire française à Addis-Abeba. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la commission de recours contre les décisions de refus de visa, conformément aux articles D. 312-3 et D. 312-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Malgré une demande de régularisation du tribunal, Mme A... G... n'a pas produit la décision de cette commission ni la preuve du dépôt de son recours dans le délai imparti.

Avocat : SELARL CHALOUPECKY HASENOHRLOVA-SILVAIN

25 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408424

Refus de titre de séjour – Tribunal Administratif de Lyon – Annulation pour défaut de motivation. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet du préfet du Rhône refusant la délivrance d’un titre de séjour à une ressortissante albanaise. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite, sans obtenir de réponse dans le délai légal d’un mois. En application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, ce défaut de communication des motifs a été jugé comme rendant la décision illégale.

Avocat : MUSCILLO

25 novembre 2025• 6ème chambre
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501948

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... pour contester des retraits de points sur son permis de conduire. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales en annulation et injonction, désistement dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, a été rejeté. La décision applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer sur le désistement et les frais.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

25 novembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2312262

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le refus implicite du ministre de l'intérieur de lui accorder la naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision implicite s'était substituée à la décision préfectorale initiale, rendant inopérant le moyen tiré d'un défaut de motivation de cette dernière. Il a également écarté le moyen tiré de l'erreur de droit au regard de l'article 21-27 du code civil, sans préciser le fondement de ce rejet dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., incluant ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : DILLOARD

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2501231

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Loire-Atlantique. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et au pays de destination.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500739

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté préfectoral du 22 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raison de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée, que la procédure d'avis médical de l'OFII avait été régulière et que le préfet ne s'était pas estimé lié par cet avis. Elle a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont été maintenues.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

25 novembre 2025• 1ère Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2205431

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B..., adjoint technique territorial, qui contestait son exclusion temporaire d’un an prononcée par le maire d’Antibes pour absentéisme et manquements au port des équipements de sécurité. Le tribunal a écarté les vices de procédure invoqués, jugeant que le rapport de saisine du conseil de discipline était signé et daté, et que l’agent avait été régulièrement invité à consulter son dossier. Il a également estimé que la matérialité des faits était établie et que la sanction n’était pas disproportionnée. La décision s’appuie sur les articles L. 532-4 et L. 532-9 du code général de la fonction publique.

Avocat : PALOUX

25 novembre 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506604

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Miditracage. Celle-ci contestait son exclusion de la procédure de passation d’un accord-cadre pour des travaux de signalisation horizontale, prononcée par la Métropole Nice Côte d’Azur sur le fondement de l’article L. 2141-8 du code de la commande publique, en raison d’un conflit d’intérêts lié au recrutement d’une ancienne agente de la Métropole. Le juge a estimé que la Métropole avait suffisamment motivé sa décision et que l’existence d’un conflit d’intérêts, caractérisé par la participation indirecte de cette agente à la préparation de l’offre de la société requérante, était établie, justifiant ainsi légalement l’exclusion sans qu’il soit besoin de démontrer une incidence effective sur la procédure.

Avocat : PALOUX

25 novembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302341

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de la société Reghy, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 13 avril 2023 par lequel la maire de Trouville-sur-Mer l'avait mise en demeure de démolir des extensions non autorisées. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la qualité de la signataire était établie. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article L. 481-1, et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARL HELLOT ROUSSELOT

25 novembre 2025• 3ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501138

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet du Calvados du 11 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour soins, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, et de la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 425-9, L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : LELOUEY

25 novembre 2025• 3ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503663

Le Tribunal administratif de Caen a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Calvados modifiant les modalités d’une assignation à résidence, en avançant l’heure de pointage de 8h00 à 5h00. Le requérant, un ressortissant gabonais, soutenait que cette décision était insuffisamment motivée, excessive et entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 733-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a jugé que les mesures contraignantes doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées à l’objectif de contrôle, mais la suite de la décision n’est pas reproduite.

Avocat : SCHLOSSER

25 novembre 2025• Autres délais-Etrangers-1
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403252

Le Tribunal administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... demandant l'annulation de la décision du préfet des Alpes-Maritimes du 26 avril 2024 retirant sa carte de résident. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'irrégularité de notification et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que la présence en France de M. C..., compte tenu de ses multiples condamnations pénales pour des faits de violence et de vol, constituait une menace grave pour l'ordre public justifiant le retrait sur le fondement de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision n'a pas non plus été considérée comme portant une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

25 novembre 2025• 6ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503241

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C..., ressortissant comorien, qui contestait les décisions du préfet de l’Allier refusant de lui délivrer un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, compte tenu de l’absence de liens familiaux intenses et stables en France. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire, l’interdiction de retour et l’assignation à résidence ont été jugées légales.

Avocat : LOISEAU

25 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2303159

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant les arrêtés du 15 décembre 2022 établissant le tableau d'avancement et nommant les adjoints administratifs principaux de première classe du ministère des armées pour 2023. Le requérant invoquait un vice d'incompétence, une erreur manifeste d'appréciation et une violation du principe d'égalité. Le tribunal a jugé que les moyens n'étaient pas fondés, s'appuyant notamment sur les décrets n° 2011-1864 et n° 2021-1001 ainsi que sur les arrêtés d'application du 29 juillet 2021.

Avocat : BOUKHELOUA

25 novembre 2025• 5e Section - 1re Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516038

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 28 octobre 2025 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé d’octroyer les conditions matérielles d’accueil à M. A..., demandeur d’asile haïtien. Le tribunal juge que l’OFII n’a pas procédé à une évaluation individuelle de la vulnérabilité du requérant, ni examiné les motifs légitimes de son dépôt tardif de demande d’asile, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, lus à la lumière de la directive 2013/33/UE. La solution retenue est l’annulation de la décision litigieuse, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : CABINET SALOMON JEAN

25 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement