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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

338 327

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2416053

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé par l’autorité consulaire française à Addis-Abeba à Mme E... et ses deux enfants. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 7 mai 2025, rendant la décision attaquée caduque. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction. Il a en revanche rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : POLLONO

30 septembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2500379

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. H... et autres d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Saint-Jean-de-la-Ruelle de dresser un procès-verbal d’infraction aux règles d’urbanisme. Postérieurement à l’introduction de la requête, le maire a établi et transmis ce procès-verbal au procureur de la République, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il condamne solidairement l’État et la commune à verser 1 500 euros aux requérants au titre de l’article L. 761-1 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : WOLOCH

30 septembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500914

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de la Marne le 6 janvier 2025. Le tribunal a jugé que, bien que M. B... réside en France depuis l'âge de 13 ans et bénéficie d'une protection contre l'expulsion en principe, la dérogation prévue à l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) s'appliquait en raison de ses multiples condamnations pénales, dont une à cinq ans d'emprisonnement. Les faits, constituant une menace grave pour l'ordre public, justifiaient légalement la mesure d'expulsion, et celle-ci n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DIALLO

30 septembre 2025• 3ème chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501937

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de motivation, l'arrêté étant suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 14 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, la requérante ne justifiant pas de liens personnels ou familiaux suffisamment intenses en France.

Avocat : ROSELLO

30 septembre 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302211

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la demande d'indemnisation de M. I... E..., blessé par un tir de lanceur de balles de défense (LBD 40) lors d'une manifestation à Béziers le 6 décembre 2018. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, qui prévoit une responsabilité sans faute pour les dommages causés par des attroupements ou les mesures prises pour rétablir l'ordre. Le tribunal a toutefois estimé que la victime avait commis une imprudence fautive en se dirigeant vers le lieu des affrontements, ce qui a conduit à un partage de responsabilité. En conséquence, l'État a été condamné à verser à M. I... E... une indemnité réduite pour ses préjudices, tandis que les demandes de ses parents et sœurs ont été rejetées faute de préjudice direct établi.

Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES

30 septembre 2025• 5ème Chambre
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2400861

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre son arrêté de radiation des cadres pour abandon de poste et l’arrêté de retenue sur traitement subséquent. Rejetant la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par le gouvernement, le tribunal a examiné le fond et a annulé les deux arrêtés. Il a jugé que la procédure de radiation pour abandon de poste était irrégulière faute pour l’administration d’avoir adressé à l’agent une mise en demeure écrite préalable, l’informant du risque de radiation et lui fixant un délai pour reprendre son service, en méconnaissance des principes généraux du droit applicables aux agents publics.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

30 septembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500038

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel la présidente de la province Sud lui a infligé une amende de 8 434 800 francs CFP pour destruction d'un écosystème d'intérêt patrimonial. Le tribunal a d'abord jugé la requête irrecevable pour tardiveté, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, après avoir examiné les règles de notification postale prévues par le code des postes et télécommunications de la Nouvelle-Calédonie.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

30 septembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500603

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A..., fonctionnaire des douanes, qui contestait son exclusion temporaire d'un jour pour alcoolisation sur le lieu de travail et propos sexistes. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et les faits établis par des témoignages concordants. Il a estimé que la sanction, relevant du premier groupe prévu par le code général de la fonction publique, n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des fautes. Aucun détournement de pouvoir n'a été retenu.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

30 septembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2207235

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., professeure, qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie d'Aix-Marseille de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a d'abord jugé que le courriel du 7 avril 2022, l'informant de l'absence de dossier complet, ne constituait pas une décision faisant grief, rendant inopérant le moyen tiré d'un défaut de motivation. Sur le fond, il a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un accident survenu à une date certaine dans le temps et le lieu du service, condition nécessaire pour bénéficier de la présomption d'imputabilité au service prévue par l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Par conséquent, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : IN EXTENSO AVOCATS TOULON

30 septembre 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400234

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C..., professeure, qui contestait le refus du recteur de l'académie d'Aix-Marseille de reconnaître son syndrome anxiodépressif comme imputable au service. La juridiction a d'abord écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, en raison d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le tribunal a rappelé que cette maladie n'étant pas inscrite aux tableaux de maladies professionnelles du code de la sécurité sociale, sa reconnaissance nécessitait un taux d'incapacité permanente d'au moins 25 % et un lien direct avec le service. Faute pour la requérante d'établir ce lien direct, la décision de refus n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.

Avocat : IN EXTENSO AVOCATS TOULON

30 septembre 2025• 4ème Chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511734

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme A... d’une demande visant à assortir d’une astreinte une précédente ordonnance du 22 septembre 2025, qui enjoignait au département des Bouches-du-Rhône de la prendre en charge, ainsi que ses deux enfants, au titre de l’aide sociale à l’enfance. Constatant que cette injonction n’avait pas été exécutée à la date de la présente ordonnance, le juge a fait droit à la demande en prononçant une astreinte à l’encontre du département. La décision s’appuie sur les articles L. 521-2 et L. 521-4 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives à l’aide sociale à l’enfance.

Avocat : RUDLOFF

30 septembre 2025
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402204

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... contestant son licenciement sans préavis ni indemnité, prononcé le 20 septembre 2024 par la présidente de l’Institut supérieur des beaux-arts (ISBA) de Besançon pour motif disciplinaire. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, jugeant que la présidente du conseil d’administration détenait ce pouvoir en vertu de l’article 37 du décret n°88-145 du 15 février 1988 et des statuts de l’établissement. Il a également rejeté le moyen tiré du défaut d’information du droit de se taire, estimant que ce droit ne s’appliquait pas aux échanges ordinaires dans le cadre du pouvoir hiérarchique ni aux enquêtes internes, en l’absence de détournement de procédure. La solution s’appuie sur la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : BOUKHELOUA

30 septembre 2025• 1ère chambre
CAA44Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01317

Avocat : CABINET PIGEAU MEMIN CONTE MURILLO

30 septembre 2025• Juge des référés
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402415

Le Tribunal Administratif de Nice annule les décisions implicites par lesquelles le préfet des Alpes-Maritimes a refusé de délivrer une carte de résident à M. B... et Mme A..., ressortissants vietnamiens. Le tribunal retient que ces décisions sont entachées d’un défaut de motivation, les requérants ayant vainement sollicité la communication des motifs dans le délai légal d’un mois, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer leur demande dans un délai de deux mois.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

30 septembre 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2402878

Le Tribunal Administratif de Nice, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B..., ressortissante capverdienne, a annulé la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a retenu que cette décision était entachée d’un défaut de motivation, car l’administration n’a pas communiqué les motifs du rejet dans le délai d’un mois suivant la demande de l’intéressée, en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B... dans un délai de deux mois.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

30 septembre 2025• 6ème chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504541

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a constaté que M. C..., reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation des Alpes-Maritimes le 2 juillet 2024, n'avait pas reçu d'offre de logement adaptée dans le délai légal de six mois. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de l'intéressé dans un logement de type T4, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à l'expiration d'un délai d'un mois suivant la notification de l'ordonnance. La solution retenue applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable (DALO).

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

30 septembre 2025
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500584

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 août 2025 par laquelle le préfet de la Martinique a refusé le renouvellement de l'habilitation de M. C... pour l'accès aux zones portuaires à accès restreint. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués par le requérant, notamment l'erreur d'appréciation et le lien avec une condamnation antérieure, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les frais de justice ont été refusés à M. C..., l'Etat n'étant pas la partie perdante.

Avocat : LABEJOF-LORDINOT

30 septembre 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503283

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a jugé que, malgré sa présence alléguée depuis 2006, Mme A... n'établissait pas avoir fixé le centre de sa vie privée et familiale en France, ses attaches familiales principales (conjoint, enfants majeurs) demeurant aux Comores. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : LOUBAT

30 septembre 2025• 6ème chambre
TA104Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500115

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de Mme A..., professeure, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser des préjudices résultant du refus illégal de reconnaître le transfert de ses intérêts matériels et moraux en Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions nouvelles présentées après l'expiration du délai de recours contentieux, notamment celles relatives au remboursement de titres exécutoires. Sur le fond, il a estimé que la requérante n'établissait pas de lien de causalité direct entre l'illégalité fautive et les préjudices allégués, et a rejeté l'ensemble de ses demandes indemnitaires. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code général de la fonction publique.

Avocat : SELARL LOIC PIEUX

30 septembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204500

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la société SFR, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Carnoux-en-Provence du 31 mars 2022 s'opposant à sa déclaration préalable pour l'installation d'un relais de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le moyen tiré de l'exception d'illégalité de l'article 3.9 du PLU, fondé sur les articles L. 151-4 et R. 151-2 du code de l'urbanisme, n'était pas fondé. Il a estimé que le rapport de présentation du PLU justifiait l'interdiction d'implantation en zone Ns (naturelle stricte) par l'impact environnemental et que cette interdiction n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de SFR, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Avocat : MIALOT

30 septembre 2025• 4ème Chambre