24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
338 666
Avec résumé IA
Avocat : CAILLOUET-GANET
Avocat : AARPI FLOREAL AVOCATS
Avocat : LEXGLOBE SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant l’invalidation de son permis de conduire par le ministre de l’intérieur. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, cette notification n’affectant pas la légalité des retraits. Il a également estimé que la réalité de l’infraction du 28 août 2023 était établie par le paiement de l’amende forfaitaire, et que les conclusions relatives à l’infraction du 10 août 2023 étaient irrecevables. La décision s’appuie sur les articles L. 223-1 et L. 223-3 du code de la route.
Avocat : FAFOWORA DE LOMBARDON
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... contestant la perte de validité de son permis de conduire suite à un retrait de points pour une infraction commise le 11 décembre 2023. Le juge a estimé que la réalité de l'infraction était établie par les mentions du relevé intégral d'information, conformément à l'article L. 223-1 du code de la route, en l'absence de preuve d'une requête en exonération. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : SELARL LEDRU-ZANOVELLO
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme A, agent hospitalier, qui contestait le refus du CHU de Poitiers de l’accorder en disponibilité pour convenances personnelles. La juridiction a écarté le moyen d’incompétence, la signataire de la décision bénéficiant d’une délégation régulière. Elle a également jugé que ce refus, n’étant pas un droit, n’avait pas à être motivé en application de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. Enfin, le tribunal a estimé que le moyen tiré d’une erreur de droit était infondé, la disponibilité pour convenances personnelles relevant d’une simple faculté pour l’administration.
Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'attestation de dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que cette attestation, délivrée automatiquement par la plateforme "démarches-simplifiées.fr", ne constitue pas une décision administrative susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. En l'absence de décision préfectorale de refus de délivrance d'un récépissé, la requête a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELURL GUILLON
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val d'Oise du 25 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que M. A ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de démontrer une présence continue en France depuis 2013 et en raison de l'avis défavorable de la main-d'œuvre étrangère lié au non-respect des obligations déclaratives par son employeur.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 1er août 2024 par lequel le préfet des Yvelines avait obligé M. A, ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai et lui avait interdit le retour pour deux ans. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa relation stable avec une ressortissante française et de la naissance de leur enfant. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français et les décisions subséquentes ont été annulées.
Avocat : BILONGO NSANDA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, un ressortissant nigérian, qui contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de renouveler son titre de séjour "étudiant". Le tribunal a estimé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence de sérieux et de progression dans le cursus de l'étudiant, conformément à l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également validé l'obligation de quitter le territoire français, en considérant que les moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Avocat : DIANE LEMOINE ET FLORENCE MONTEILLE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 décembre 2024 de clôturer sa demande de renouvellement de titre de séjour pour dossier incomplet. Le tribunal a constaté que, postérieurement à la requête, M. A s'est vu délivrer un récépissé de demande de carte de séjour valable, ce qui a implicitement abrogé la décision attaquée. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales en annulation et injonction. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.
Avocat : BEN-SAADI SALOME
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. F A qui demandait le maintien de l'assistance vitale de Mme B G E. Le tribunal estime que la procédure collégiale prévue aux articles L. 1110-5-1 et R. 4127-37-2 du code de la santé publique a été régulièrement suivie et que la décision d'arrêt des thérapeutiques actives, prise par l'équipe médicale de l'AP-HP, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Il considère que le maintien des traitements relèverait d'une obstination déraisonnable et porterait atteinte à la dignité de la patiente, dont l'état neurologique est irréversible.
Avocat : PANDELON
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la délibération du 31 mars 2022 par laquelle le conseil municipal d’Ivry-sur-Seine avait attribué le titre de citoyen d’honneur à M. A... B... et décidé d’afficher son portrait sur le fronton de l’hôtel de ville. Le tribunal a jugé que cette délibération, eu égard à son objet et à ses implications en matière de libertés publiques, excédait les circonstances locales et méconnaissait les compétences de la commune telles que définies à l’article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales. Il a considéré que la décision était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation et contraire à l’ordre public. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande de l’association Organisation Juive Européenne (OJE).
Avocat : SCP POTIER DE LA VARDE - BUK LAMENT - ROBILLOT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant roumain, contestant l'arrêté du préfet de police de Paris du 4 octobre 2023 constatant la caducité de son droit au séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur les articles L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes généraux du droit de l'Union européenne. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'éloignement prise à l'encontre de l'intéressé.
Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 15 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente en France (2022) et de l'absence d'attaches familiales solides. Les autres moyens, notamment ceux relatifs au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour, ont été écartés comme non fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LOUIS JEUNE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, agent contractuel, qui contestait une retenue sur son traitement de 250 euros pour un indu de prime exceptionnelle liée à la pandémie. La requérante invoquait un défaut de motivation et une faute de l'administration, mais le tribunal a jugé que la décision de retenue était fondée sur l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 et le décret n° 2020-570 du 14 mai 2020. Il a estimé que l'administration avait établi le bien-fondé de l'indu, car Mme A ne remplissait pas les conditions pour bénéficier de la prime, et qu'aucune faute n'était caractérisée. Les conclusions indemnitaires et subsidiaires ont également été rejetées.
Avocat : MORLOT-DEHAN
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de police du 21 novembre 2024 lui retirant sa carte de résident, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'erreur d'appréciation concernant la menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les articles L. 424-6 et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ALORY
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné trois requêtes de M. B..., concernant le refus de séjour du 9 février 2023 et deux arrêtés d'assignation à résidence (11 juillet 2024 et 16 janvier 2025). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que le refus de séjour était légalement fondé sur la menace pour l'ordre public que constitue la présence de M. B... en France, et que les assignations à résidence étaient justifiées et proportionnées. Les décisions s'appuient notamment sur les articles L. 412-5 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KOSNISKY-LORDIER
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par deux ressortissants russes demandeurs d'asile contestant la décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 1er août 2023 mettant fin à leurs conditions matérielles d'accueil (CMA). Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une erreur d'appréciation de leur vulnérabilité. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, jugeant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Avocat : SELARL CHAVKHALOV
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme Kongo Mponda d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de la Sarthe de renouveler son titre de séjour pour raisons de santé. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale », rapportant ainsi implicitement la décision contestée. Par conséquent, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à l’avocat de la requérante au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CLOAREC