24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
24 187
Décisions totales
383 581
Ordonnances
344 827
Avec résumé IA
Avocat : CABINET TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Avocat : BOUTRIN GEORGES LOUIS
Avocat : MASILU-LOKUBIKE
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par M. C d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Calvados de l’admettre au séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. C au titre des frais de l’instance, la demande d’aide juridictionnelle n’étant pas justifiée.
Avocat : LELOUEY
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à Mme A une attestation de prolongation d'instruction l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de cinq jours. La requérante, mère d’une enfant reconnue réfugiée par l’OFPRA, justifiait d’une demande de titre de séjour sur le fondement de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge a considéré que l’absence de délivrance de ce document plaçait l’intéressée dans une situation d’urgence et de précarité, sans que l’administration n’oppose de contestation sérieuse. La décision applique également les dispositions de l’article R. 431-15-2 du même code relatives à l’autorisation de travail.
Avocat : BELOTTI
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A D. Celle-ci, victime d’une chute dans les locaux de la mairie de Brienne-le-Château le 13 septembre 2024, souhaite évaluer l’ensemble de ses préjudices corporels. La commune de Brienne-le-Château a formulé des protestations et réserves, mais le juge a estimé la mesure utile pour un éventuel litige en responsabilité. Un expert chirurgien orthopédique a été désigné pour décrire l’état de santé, la date de consolidation, et évaluer les préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux.
Avocat : LOMBARDI
Avocat : LEXGLOBE SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, un jeune majeur, pour contester le refus du département de Seine-et-Marne de lui proposer un "contrat jeune majeur" après la fin de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le juge a constaté que le requérant, sans hébergement ni ressources suffisantes, justifiait d'une situation d'urgence et d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale de ne pas subir un traitement inhumain ou dégradant. En application des articles L. 222-5 et R. 222-6 du code de l'action sociale et des familles, il a ordonné la suspension de la décision de refus et enjoint au département de proposer un contrat jeune majeur à M. A, assorti d'une astreinte.
Avocat : COQUILLON
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'exécution de la décision du 25 juin 2025 de la commission supérieure d'appel de la Fédération française de football (FFF). Cette décision confirmait la mise hors compétition des équipes de l'association Madeleine Sports et Détente (AMSD) Chartres et une amende, tout en réduisant à trois ans la suspension de M. A..., pour des faits de fraude aux licences via de faux certificats médicaux. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car les requérants n'établissent pas de conséquences graves et immédiates justifiant une suspension avant le jugement au fond, notamment en raison de l'absence de démonstration d'un préjudice irréversible pour le club ou son président. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Avocat : FELLOUS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé, a donné acte du désistement de la société Fresenius Medical Care France, qui réclamait une provision de 228 035,69 euros au titre de factures impayées par le centre hospitalier universitaire de Martinique pour un marché de dialyse pédiatrique. Le désistement, pur et simple, a été accepté sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions du centre hospitalier tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du 22 août 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal estime que la préfète du Rhône a procédé à un examen réel et sérieux de sa situation et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur d'appréciation quant à l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement, ne sont pas fondés. La décision confirme ainsi le transfert vers l'Allemagne, État membre responsable de la demande d'asile.
Avocat : MUSCILLO
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la SARL VM d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du maire de la Grande-Motte du 20 novembre 2023 résiliant une convention d’exploitation. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête, désistement auquel la commune a acquiescé. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur invalidant le permis de conduire de M. A pour solde de points nul, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant résidait dans l’Indre-et-Loire à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif d’Orléans, territorialement compétent.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B, ressortissant ivoirien, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à enjoindre au préfet des Yvelines de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En défense, le préfet a fait valoir que le requérant avait été convoqué pour se voir remettre un récépissé, ce qui a conduit M. B à se désister de ses conclusions à fin d’injonction. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, admis provisoirement M. B à l’aide juridictionnelle, et rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LOISON
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour demander la suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour. La requérante s'est désistée de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, désistement dont le juge des référés lui a donné acte. L'Etat a été condamné à verser 600 euros à l'avocate de Mme B... au titre des frais de l'instance, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B A, un jeune majeur, pour contester le refus du département de l'Essonne de prolonger sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a constaté que M. A, confié à l'ASE avant sa majorité, âgé de moins de 21 ans et sans ressources ni soutien familial, remplissait les conditions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Il a estimé que le refus du département portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale de ne pas être privé de soutien, et que la condition d'urgence était présumée. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de la décision de refus et enjoint au département de prendre en charge M. A, incluant un hébergement adapté, un soutien financier, un accompagnement socio-éducatif et une aide dans ses démarches administratives, sous astreinte de 250 euros par heure de retard.
Avocat : PHILOUZE
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise. Celle-ci demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de débloquer son compte ANEF et de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il ne s'agissait pas d'un renouvellement de titre et que la requérante, qui s'était maintenue irrégulièrement en France depuis 2020 sans justifier de circonstances particulières, ne démontrait pas une incidence immédiate et grave du dysfonctionnement sur sa situation.
Avocat : MILLOT
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné deux requêtes de Mme A et M. B demandant la suspension de décisions de la commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France, qui avaient confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale pour leurs enfants et pour M. B. Les requérants invoquaient l’urgence liée à la durée de la séparation et un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment au regard des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3§1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le juge des référés a rejeté les demandes de suspension, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence. Les conclusions relatives à l’aide juridictionnelle provisoire et aux frais de justice ont également été rejetées.
Avocat : LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé-suspension par M. B, ressortissant marocain, contestant le refus implicite du préfet du Nord de renouveler son récépissé de demande de carte de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant obtenu un nouveau récépissé valable jusqu'au 12 novembre 2025 et un titre de séjour étant en cours de fabrication. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés tirés de la méconnaissance du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BENKHELOUF