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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

371 167

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2305944

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme J, mineure placée au titre de l'aide sociale à l'enfance, victime d'un viol commis par deux autres mineurs également placés par le département de l'Ariège. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute du département était engagée, car la décision de placement lui transfère la charge d'organiser et de contrôler la vie du mineur, sans que le placement auprès d'un tiers (ADSEA 09) ne l'exonère. En application des articles L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles et des principes de la responsabilité administrative, le département a été condamné à indemniser le préjudice moral subi par la requérante.

Avocat : FAIVRE-VILOTTE

26 mai 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317800

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite du sous-directeur des visas rejetant le recours contre le refus de délivrance d’un visa de court séjour pour visite familiale à Mme E, ressortissante mauritanienne. Le tribunal juge que le motif initial, tiré du défaut de fiabilité des informations fournies, est entaché d’une erreur d’appréciation, les documents produits étant suffisants et non contestés. Il écarte la demande de substitution de motifs du ministre, fondée sur l’insuffisance de ressources et un risque migratoire, au regard des pièces du dossier. La décision est annulée, et il est enjoint au ministre de réexaminer la demande de visa dans un délai d’un mois, sans astreinte.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LE FLOCH

26 mai 2025• 9ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401896

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante pakistanaise, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour en France. La décision du sous-directeur des visas, fondée sur un risque de détournement de l'objet du visa à des fins migratoires, a été jugée légale. Le tribunal a estimé que l'autorité administrative n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en application des articles 10 de la convention d'application de l'accord de Schengen et 21 et 32 du règlement (CE) n° 810/2009. La requérante n'a pas démontré de lien familial suffisamment intense en France pour justifier une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LOUAFI RYNDINA

26 mai 2025• 10ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506525

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir du préfet de la Loire-Atlantique l'attribution d'un logement de type 3, conformément à une décision de la commission de médiation. En cours d'instance, la requérante a accepté une offre de logement de type 2 le 12 mai 2025 et s'est désistée de ses conclusions. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocate de Mme B.

Avocat : FLOCH

26 mai 2025• Magistrat : M. HANNOYER - R.222-13
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2509033

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite du préfet du Val-d'Oise refusant de délivrer un rendez-vous à M. B, ressortissant algérien, pour l'enregistrement de sa demande de certificat de résidence. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, les circonstances invoquées par le requérant (présence en France depuis 2013, situation irrégulière et intégration personnelle et professionnelle) ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête est rejetée sans examen des moyens de légalité, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : ALAGAPIN-GRAILLOT

26 mai 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2410998

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme D..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 1er août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été établie. Il juge que la mesure d'éloignement ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour la requérante de justifier d'une intégration socioprofessionnelle suffisante et en raison de son maintien irrégulier sur le territoire malgré une précédente obligation de quitter la France.

Avocat : BERTHELOT

26 mai 2025• Reconduites à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404462

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C, propriétaire d’un logement dans la tour Oberürsel à Épinay-sur-Seine, qui contestait un titre exécutoire émis par le CCAS pour le remboursement de frais d’hébergement d’urgence de sa locataire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, M. C n’ayant pas respecté le délai de recours contentieux de deux mois prévu à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, la demande d’annulation du titre exécutoire et de décharge de l’obligation de payer a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

26 mai 2025• 9ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302327

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme B C contestant le titre exécutoire émis par le CCAS d'Epinay-sur-Seine pour le remboursement de frais d'hébergement d'urgence de sa locataire, suite à l'évacuation d'un immeuble insalubre. Le tribunal a jugé que la requête était tardive, car introduite au-delà du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, la demande d'annulation du titre exécutoire et de décharge de l'obligation de payer a été déclarée irrecevable. Les conclusions accessoires de Mme C ont également été rejetées.

Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & ASSOCIÉS

26 mai 2025• 9ème chambre (J.U)
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2508386

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... épouse B..., ressortissante sénégalaise, qui demandait la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la requête est irrecevable, faute pour la requérante d'établir l'existence de la décision attaquée, la demande de renouvellement ayant fait l'objet d'une clôture non annulée. Aucune des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais d'instance, n'est accueillie.

Avocat : COQUILLON

24 mai 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503582

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A B pour contester la décision implicite du président du conseil départemental de Paris mettant fin à son droit au revenu de solidarité active (RSA). En cours d'instance, le requérant s'est désisté de ses conclusions principales aux fins d'annulation et d'injonction. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis M. B au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, la Ville de Paris a été condamnée à verser 800 euros à son avocat, sous réserve des conditions d’aide juridictionnelle.

Avocat : LE BEL ESQUIVILLON

23 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507273

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. D E B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, en ce qu'il visait le règlement (UE) n° 604/2013 et mentionnait les éléments de fait justifiant l'application du critère de l'article 13. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le règlement Dublin III.

Avocat : LOUVEL

23 mai 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507048

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique du 14 avril 2025 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré du vice de procédure, jugeant que le droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, n'imposait pas à l'administration d'organiser un entretien préalable. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui fixent les règles de procédure applicables à ce type de décision.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

23 mai 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2507133

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Vienne du 28 janvier 2025 rejetant sa demande de titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 16 avril 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que l'arrêté attaqué était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas de liens personnels et familiaux stables en France. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de la Convention européenne.

Avocat : LOUVEL

23 mai 2025• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204554

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur du 3 février 2022 rejetant la demande de naturalisation de M. A. Le ministre s'était fondé sur l'absence d'attaches familiales stables en France, les enfants de M. A résidant en Suisse. Le tribunal a jugé que cette appréciation était entachée d'une erreur manifeste, car une convention de garde amiable, ultérieurement entérinée par un jugement suisse, démontrait que le centre des intérêts familiaux de M. A était déjà fixé en France à la date de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15, 21-16 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de trois mois.

Avocat : LELOUP

23 mai 2025• 12eme chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2501264

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 2 avril 2025 par laquelle la section disciplinaire de l'université Clermont Auvergne lui avait infligé un blâme et annulé son épreuve de biochimie pour fraude. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la sanction n'entraînant pas automatiquement l'ajournement de l'étudiante, qui pouvait notamment se présenter aux examens de rattrapage. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit de garder le silence, Mme A ayant été informée de ce droit par écrit avant l'audition.

Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE

23 mai 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511007

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du Préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour 36 mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le préfet avait légalement fondé sa décision sur les articles L. 611-1 1° et 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de son comportement constituant une menace pour l'ordre public (violence avec arme). La mesure a été considérée comme proportionnée et non contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France.

Avocat : DELOST

23 mai 2025• 8e Section - MESD
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2401237

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné les requêtes de M. B et de son épouse, contestant les arrêtés du 24 août 2023 du préfet du Pas-de-Calais leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant leur pays de destination. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de la directive 2004/38/CE relative à la libre circulation des citoyens de l'Union, une erreur de droit dans l'application des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et que les conditions de délivrance du titre de séjour n'étaient pas remplies. En conséquence, il a rejeté les requêtes de M. et Mme B.

Avocat : CALONNE

23 mai 2025• 5ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511003

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et lui interdisant un retour pour 24 mois. Le tribunal a estimé que la décision était légalement fondée sur les articles L. 611-1 (2° et 5°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du maintien irrégulier de l'intéressé et de sa condamnation pour trafic de stupéfiants constituant une menace pour l'ordre public. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, malgré l'ancienneté alléguée du séjour en France.

Avocat : DELOST

23 mai 2025• 8e Section - MESD
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2207693

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, qui contestait l'arrêté du maire de Corbeil-Essonnes mettant fin à son autorisation d'occupation d'un emplacement sur le marché des Tarterêts. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que les manquements réitérés de M. B aux obligations du règlement intérieur (métrage, propreté) étaient établis, justifiant la mesure de police prise sur le fondement des articles L. 2212-1 et L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme irrecevables faute de production d'une décision préalable de l'administration sur la demande de M. B.

Avocat : BELLO

23 mai 2025• 3ème chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503934

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant togolais, contestant un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour un an. Saisi en excès de pouvoir, le juge a estimé que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 422-1 et L. 423-1 du CESEDA était insuffisamment précis et non assorti de faits susceptibles de le soutenir. De même, le moyen fondé sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté, les éléments fournis (contrat de travail et bulletins de salaire) étant insuffisants pour démontrer une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Avocat : BALONGA

23 mai 2025