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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

274 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

274

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 545

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LOREffacer tout
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304220

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par la société Masma d’une demande d’indemnisation de 69 963,97 euros, en réparation du préjudice subi suite au refus d’accès à la plateforme d’aide financière pour les entreprises impactées par l’épidémie de Covid-19. La société n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée. Par ordonnance du 3 octobre 2025, la présidente de la 4ème chambre donne acte de ce désistement pur et simple.

Avocat : CABINET TAYLOR WESSING

3 octobre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402859

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 800 euros à Mme B... pour la carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 25 janvier 2023, n'avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction judiciaire. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, retenant la responsabilité de l'État à compter du 25 juillet 2023. L'indemnisation de 800 euros a été fixée en fonction des troubles dans les conditions d'existence subis.

Avocat : CLORIS

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
3 octobre 2025• 5ème Chambre (JU)
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503651

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par l’association Vigie Liberté d’une demande de suspension d’un arrêté préfectoral autorisant l’usage de drones pour la surveillance d’une journée d’action syndicale dans l’Yonne. En cours d’instance, le préfet a retiré l’arrêté contesté, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 500 euros à l’association au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : VERDIER FLORENT

2 octobre 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517776

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association Vigie Liberté. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 1er octobre 2025 autorisant l'usage de drones équipés de caméras pour la surveillance de manifestations le 2 octobre 2025. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, l'arrêté ayant cessé de produire ses effets à l'issue de la journée du 2 octobre. Par conséquent, il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.

Avocat : FLORENT VERDIER

2 octobre 2025
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202662

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de la société Allianz Iard et de la société Flourdis, qui demandaient la condamnation de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure pour des préjudices subis lors des blocages du mouvement des "gilets jaunes" les 17 et 24 novembre 2018. Le tribunal a estimé que les conditions de cet article n'étaient pas réunies, faute pour les requérantes de démontrer que les blocages constituaient des crimes ou délits commis "à force ouverte ou par violence" par un attroupement. La solution retenue est le rejet des conclusions indemnitaires, ainsi que des demandes subsidiaires fondées sur la rupture d'égalité devant les charges publiques.

Avocat : SCP SOULIE & COSTE-FLORET

30 septembre 2025• Chambre 3
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415945

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation du Pôle Social, a été saisi par M. C... et Mme D... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL) et de deux indus d'allocations familiales. Le tribunal a d'abord relevé d'office son incompétence pour connaître des indus d'allocations familiales, ces litiges relevant de la compétence exclusive du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. Sur le surplus, concernant l'indu d'APL, le tribunal a examiné le moyen des requérants selon lequel ils n'avaient pas quitté leur résidence principale en France pendant la période en cause. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision se fonde sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives à l'APL.

Avocat : CHARLUET-MARAIS FLORENCE

29 septembre 2025• Pole Social (JU)
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200578

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SASU La Marine, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse (article 244 quater E du code général des impôts) pour la construction d’une maison individuelle à vocation touristique. La société invoquait un engagement de réalisation pris avant le 31 décembre 2018, conformément à l’article 57 de la loi de finances pour 2020, afin d’échapper à l’exclusion des meublés de tourisme. Le tribunal a jugé que les documents produits (déclaration d’ouverture de chantier et acte d’engagement) ne constituaient pas un engagement valable, faute de droit sur le terrain avant la conclusion d’un bail à construction en 2021. En conséquence, la requête a été rejetée, l’investissement n’étant pas éligible au crédit d’impôt.

Avocat : RAIDY LORMANT

26 septembre 2025• 2ème chambre
TA102Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400503

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. et Mme C qui demandaient la condamnation solidaire de la régie Odyssi et de la société SMDS à leur verser 49 743,20 euros pour des désordres liés à la rupture d’une canalisation et à des travaux de réparation. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la régie Odyssi, estimant que la requête, introduite plus d’un an après la réponse explicite du 22 janvier 2024 à leur demande indemnitaire, était tardive au regard du délai raisonnable d’un an fixé par la jurisprudence Czabaj. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable sans qu’il soit besoin d’examiner le fond.

Avocat : LABEJOF-LORDINOT

25 septembre 2025• 1ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504188

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Eure du 4 août 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A... pour raisons de santé. Le juge a considéré que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de l'erreur de droit, le préfet s'étant estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'OFII, était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de l'arrêté a été ordonnée, avec injonction au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CLORIS SOLAL

23 septembre 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505399

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la Sc Croisette d’une demande de décharge de la taxe sur la valeur vénale des immeubles détenus en France. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a estimé que cette taxe, régie par les articles 990 D et 990 F du code général des impôts, est recouvrée selon les règles applicables aux droits d’enregistrement. En vertu de l’article L. 199 du livre des procédures fiscales, le contentieux relève de la compétence exclusive du tribunal judiciaire.

Avocat : VALORIS AVOCATS

22 septembre 2025
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412524

Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en plein contentieux. Le requérant contestait la décision du 23 juillet 2024 par laquelle le département de la Seine-Saint-Denis avait refusé sa demande de contrat de jeune majeur. La solution retenue est un désistement d'instance, sans examen au fond. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CLORIS

22 septembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400794

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de la SCI Girlax, qui contestait ses cotisations de taxe foncière pour 2021 et 2022. La société soutenait que des travaux de curage et désamiantage avaient modifié l'affectation de son immeuble, le faisant passer de la catégorie "bureaux" à celle de "lieu de dépôt", ce qui aurait dû modifier sa valeur locative. Le tribunal a jugé que ces travaux, qui n'avaient pas achevé la transformation en hôtel au 1er janvier 2021, ne constituaient pas un changement d'affectation au sens des articles 1406 et 1517 du code général des impôts. Par conséquent, la valeur locative initiale et les mécanismes de lissage sont restés applicables, et les demandes de réduction ont été rejetées.

Avocat : SELARL FILOR

18 septembre 2025• Juge unique (Chambre 2)
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2303086

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les demandes de la SCI Girlax, qui contestait les cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société soutenait que les travaux de curage et de désamiantage réalisés dans un immeuble acquis pour le transformer en hôtel constituaient un changement d'affectation, justifiant un reclassement en "lieux de dépôt couvert". Le tribunal a jugé que ces travaux, qui avaient laissé l'intérieur à l'état brut, n'avaient pas modifié la catégorie d'origine de l'immeuble (bureaux et locaux divers) au 1er janvier 2021, et que les mécanismes de planchonnement et de lissage étaient applicables. La solution retenue est fondée sur les articles 1406, 1517, 1518 A quinquies et 1518 E du code général des impôts.

Avocat : SELARL FILOR

18 septembre 2025• Juge unique (Chambre 2)
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2300131

Le Tribunal Administratif de Nancy a statué sur la demande de l’association polyvalente Japiot, qui contestait le calcul des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. L’association soutenait que certaines surfaces (dégagements, atelier, halls, paliers) devaient être classées en parties secondaires couvertes avec un coefficient de pondération de 0,5, et que les surfaces de stationnement non couvertes devaient être pondérées à 0,2. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens invoqués n’étaient pas fondés au regard des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de l’annexe III à ce code.

Avocat : SELARL FILOR

18 septembre 2025• Juge unique (Chambre 2)
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503260

Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi d’une requête en responsabilité de la société Helvetia Assurances SA et de M. A B contre Voies Navigables de France (VNF) pour des dommages survenus lors du franchissement de l’écluse de Barbey, se déclare territorialement incompétent. Il estime que le fait générateur du dommage, situé en Seine-et-Marne, relève de la compétence du tribunal administratif de Melun en application des articles R. 312-14 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance, il transmet donc le dossier à cette juridiction.

Avocat : LE BRIS-MUNCH FLORENCE

16 septembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2204175

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la société de distribution de Menneval, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les pertes d'exploitation subies lors des manifestations des "gilets jaunes" en novembre et décembre 2018. Le tribunal a écarté la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les actes des manifestants (entraves à la circulation) ne constituaient pas des crimes ou délits commis "à force ouverte ou par violence" au sens de ce texte. Il a également rejeté le moyen tiré de la rupture d'égalité devant les charges publiques, faute pour les requérantes de démontrer un préjudice anormal et spécial.

Avocat : SOULIE COSTE-FLORET & ASSOCIES

11 septembre 2025• 3 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2204183

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SA Allianz IARD et de la société Saint Valéry Distribution, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour les pertes d'exploitation subies lors des manifestations des "gilets jaunes" entre novembre et décembre 2018 à Saint-Valéry-en-Caux. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, faute de preuve de notification de la décision de rejet préfectorale. Sur le fond, il a jugé que la responsabilité de l'État ne pouvait être engagée sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, les manifestants s'étant rendus coupables du délit d'entrave à la circulation, ni sur celui de la rupture d'égalité devant les charges publiques, les préjudices invoqués ne présentant pas un caractère anormal et spécial.

Avocat : SOULIE COSTE-FLORET & ASSOCIES

11 septembre 2025• 3 ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503841

Cette décision du Tribunal Administratif de Nice concerne un recours en référé (article L.521-3 du code de justice administrative) formé par une famille de demandeurs d'asile contre l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Les requérants demandaient l'ouverture de leurs droits et le versement de l'allocation de demandeur d'asile (ADA). Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer pour les conclusions relatives à l'enfant, l'ADA ayant été versée entre-temps. Pour les parents, le juge a rejeté la requête, estimant que la somme versée incluait bien leur part et qu'aucune mesure utile ne restait à ordonner.

Avocat : DE SOUSA MALLORY

18 août 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2416909

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, qui contestait une contrainte de la CAF des Hauts-de-Seine pour un indu de prime d'activité et de prestations familiales. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas signée par son auteur, en méconnaissance de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée par courrier recommandé, la requérante n'a pas signé sa requête dans le délai imparti. L'ordonnance se fonde sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans invitation à régulariser supplémentaire.

Avocat : CHARLUET-MARAIS FLORENCE

11 août 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317663

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de Mme D, éducatrice à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, qui sollicitait l'attribution rétroactive de la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal a rappelé que la NBI n'est pas un avantage statutaire mais dépend de l'exercice effectif de fonctions spécifiques, et que l'administration doit respecter le principe d'égalité entre agents occupant des fonctions similaires. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitement énoncée dans le texte fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions de la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001.

Avocat : CABINET AUDE EVIN & FLORIAN BORG, AVOCATS ASSOCIÉS

7 août 2025• 5e Section - 2e Chambre