4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 808
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 868
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. E... C... et Mme F..., ressortissants somaliens, contestant les arrêtés du préfet du Bas-Rhin du 21 janvier 2026 ordonnant leur transfert aux autorités italiennes. Les requérants invoquaient notamment un défaut d'information et d'entretien individuel prévus par les règlements (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions de transfert.
Avocat : LUDOT
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du 6 février 2026 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) avait refusé d’accorder à Mme B..., une ressortissante ivoirienne, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. La requérante, mère isolée de deux filles mineures, avait déposé une demande de réexamen d’asile et se trouvait dans une situation de grande vulnérabilité, vivant à la rue avec ses enfants. Le tribunal a jugé que l’OFII avait fait une inexacte application des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en ne prenant pas suffisamment en compte cette vulnérabilité. La solution retenue est l’annulation de la décision de refus.
Avocat : GORGULU
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant le renouvellement d'une carte de séjour. Le requérant s'étant désisté après avoir obtenu satisfaction (délivrance de la carte), le tribunal donne acte de ce désistement. Il condamne l'État à verser à l'avocate du requérant une somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
Avocat : LUTRAN
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 lui retirant son attestation de demandeur d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de retour et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en retirant l'attestation après le rejet définitif de la demande d'asile, conformément aux articles L. 542-3 et L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la décision d'obligation de quitter le territoire ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Par conséquent, les décisions subséquentes (délai de départ, pays de retour et interdiction de retour) ont été jugées légales.
Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a donné acte de son désistement concernant ses demandes d'annulation et d'injonction. Il a condamné l'État à verser à son avocate une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le litige principal portant sur le renouvellement du titre de séjour a ainsi été éteint par ce désistement.
Avocat : LUJIEN
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de carte de séjour "vie privée et familiale" présentée par une ressortissante comorienne, mère d'un enfant français. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. En effet, la décision contestée ne modifie pas la situation irrégulière préexistante de la requérante, et aucune circonstance particulière ne justifie une mesure provisoire dans l'attente d'un jugement au fond.
Avocat : BALLU
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a renvoyé l'affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour incompétence territoriale. La requête de Mme A..., magistrate, visait l'annulation du refus implicite de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie. La juridiction a appliqué les articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, considérant que le lieu de son affectation (le tribunal de grande instance de Pontoise, dans le Val-d'Oise) déterminait la compétence.
Avocat : CABINET LHERITIER AVOCAT (SELUR)
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par M. et Mme A... contre un permis de construire. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car les requérants n'ont pas justifié avoir notifié leur recours au maire et au bénéficiaire du permis dans le délai de quinze jours prévu par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant d'éliminer les requêtes manifestement irrecevables.
Avocat : SELURL E3A-AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge a donné acte de ce désistement. Il a admis le requérant à l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a mis à la charge de l'État une somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve des conditions prévues.
Avocat : LUJIEN
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas joint, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de sa requête en annulation à sa demande de suspension. La procédure de rejet sans débat contradictoire est appliquée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARLU HAGEGE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant étranger demandant à être convoqué pour déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge estime que si l'administration doit recevoir le demandeur dans un délai raisonnable, aucune disposition législative ou réglementaire ne lui impose un délai déterminé pour fixer un rendez-vous. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 431-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BISALU
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions du préfet de police refusant le renouvellement de son titre de séjour, lui enjoignant de quitter le territoire et fixant son pays de destination. La juridiction a estimé que les décisions étaient régulières, notamment quant à la compétence de leur signataire et à leur motivation, et qu'elles ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-5, L. 423-23) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VELUT-PERIES
Avocat : SELARLU HAGEGE
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E... B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Var du 28 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : BALLU
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par la société Entreprise A. Girard d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir la décharge d’une somme de 33 038,91 euros mise à sa charge par le département des Bouches-du-Rhône. La société s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 9 février 2026. Constatant que ce désistement était pur et simple, le président de la 3ème chambre a donné acte du désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BLUM-ENGELHARD-DE CAZALET
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction ordonnant l'affectation d'une aide humaine à une élève handicapée. Considérant la non-exécution de la première ordonnance comme un élément nouveau, le juge a modifié sa décision en vertu de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a ainsi prononcé une nouvelle injonction assortie d'une astreinte de 50 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 800 euros aux requérants sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : VELUT-PERIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande de réformation d'une ordonnance de taxation des frais d'expertise. Le sujet principal concerne la répartition des frais d'une expertise judiciaire ordonnée dans le cadre d'un litige relatif à un glissement de terrain. Le tribunal a rejeté la requête de la propriétaire lésée, Mme C..., et a confirmé que les frais restaient à sa charge exclusive, estimant que l'expertise lui avait été principalement utile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment l'article R. 621-13.
Avocat : LE GULLUDEC
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la SAS Potier visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Deshaies. La société requérante invoquait des vices de forme, une méconnaissance du code forestier, du code de l'urbanisme et du code de l'environnement. Le tribunal a constaté que la SAS Potier n'avait pas justifié, dans le délai imparti, avoir notifié son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement irrecevable.
Avocat : SELARL LACLUSE & CESAR
Le Tribunal administratif de Lille donne acte du désistement pur et simple de la SAS TotalEnergies marketing France de sa requête, qui visait à annuler l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour une station de recharge électrique. La procédure est ainsi éteinte, sans examen du fond du litige. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux désistements.
Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES
Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille concerne une demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour opposé à une ressortissante guinéenne, parent d’un enfant français. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, admet provisoirement la requérante à l’aide juridictionnelle. La solution retenue n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais le juge examine la condition d’urgence et le doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, en application des articles L. 423-3, L. 423-10 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : BALLU