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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 808

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 867

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUEffacer tout
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503338

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 10 novembre 2025 ordonnant sa reconduite à la frontière et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de reconduite était suffisamment motivée et non entachée d'erreur de fait, le requérant ayant lui-même déclaré lors de son audition que ses documents d'identité se trouvaient en Tunisie. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 615-1, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Avocat : CHERAMY LUCRÈCE

2 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508456

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à verser 6 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 17 mai 2023, en raison de l’absence de relogement dans le délai de six mois. La carence fautive de l’État a été établie sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le préjudice de M. B..., lié à des troubles dans ses conditions d’existence, a été évalué en tenant compte de sa situation de handicap et de la durée de la carence, mais la demande de son épouse et de son enfant a été rejetée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUBAKI

1 décembre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520414

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de fixer un rendez-vous à un ressortissant éthiopien pour lui permettre de retirer son titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en raison des dysfonctionnements de la préfecture ayant empêché l'intéressé de retirer son titre malgré une convocation, et de son besoin de voyager pour des motifs familiaux. Aucune astreinte n'a été prononcée.

Avocat : PLUCHET

1 décembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534755

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) à lui verser une provision de plus de 24 millions d'euros. La juridiction a constaté que la requête était irrecevable car prématurée, en application de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En effet, aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'était intervenue sur la demande préalable du requérant à la date du jugement. Le tribunal a donc rejeté l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : CABINET BIBAL (SELARLU)

1 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515285

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de délivrer un rendez-vous à M. A... C..., ressortissant angolais, afin qu’il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que l’intéressé, père de cinq enfants français, se trouvait dans une impasse administrative, renvoyé entre deux préfectures, et que cette situation constituait une urgence justifiant une mesure utile. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : BISALU

1 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429290

Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet de police concernant la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal retient que l'administration n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite, malgré la demande de l'intéressé, ce qui constitue une illégalité au regard des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de trois mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : LUCIANO

1 décembre 2025• 2e Section - 2e Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2501711

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne ordonnant son expulsion. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a estimé que la mesure d'expulsion ne méconnaissait ni l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la menace grave pour l'ordre public que constituait le comportement du requérant.

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

1 décembre 2025• 1ère Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502441

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. D..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 28 mars 2025 ordonnant son expulsion et refusant le renouvellement de son titre de séjour, ainsi que la décision d'assignation à résidence du 31 mars 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision d'expulsion était suffisamment motivée et que le comportement de l'intéressé constituait une menace actuelle et grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la mesure d'assignation à résidence était légale et proportionnée. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. D....

Avocat : SELARL LUDOVIC RIVIERE

1 décembre 2025• 1ère Chambre
CAA54Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-25NC02119

Avocat : LUDOT

28 novembre 2025• Juge des référés
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501684

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, est saisi par M. A... d'une opposition à une contrainte émise par la CAF des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d'un indu d'APL et d'allocation aux adultes handicapés (AAH). S'agissant des conclusions relatives à l'AAH, le juge constate que le litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, en application des articles L. 821-5 du code de la sécurité sociale et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. En conséquence, il rejette ces conclusions comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Avocat : CHARLUET-MARAIS FLORENCE

28 novembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534379

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par une famille avec deux jeunes enfants, dont un nourrisson souffrant de problèmes de santé, afin d'obtenir une solution d'hébergement d'urgence. En cours d'instance, la famille a été prise en charge par l'administration, ce qui a conduit les requérants à se désister de leurs conclusions principales. Le juge a donné acte de ce désistement et a rejeté la demande de frais d'instance, tout en admettant les requérants au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer sur l'injonction sollicitée, l'urgence ayant été résorbée par l'action de l'administration.

Avocat : PLUCHET

28 novembre 2025
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506067

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les arrêtés du 8 novembre 2025 par lesquels le préfet d'Eure-et-Loir avait obligé M. C..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination, prononcé une interdiction de retour de deux ans et l'avait assigné à résidence. La solution retenue se fonde sur un moyen relevé d'office tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, en lien avec l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne du 1er août 2025 (C-636/23 et C-637/23) et la directive 2008/115/CE. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen.

Avocat : LUCAS

28 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511092

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A..., ressortissante guinéenne bénéficiaire de la protection subsidiaire, d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Elle demandait qu’il soit enjoint au préfet du Nord d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé l’autorisant à travailler, en raison de l’urgence liée à sa précarité financière et à la perte imminente de son logement. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions principales après avoir obtenu gain de cause lors d’un rendez-vous en préfecture le 25 novembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LUTRAN

28 novembre 2025
TA93Ordonnance• Autorisation

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520992

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne ayant sursis à statuer sur le renouvellement du passeport de M. A.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, compte tenu de l’intérêt public lié à une demande de sursis du procureur de la République pour usurpation d’identité et de l’absence d’éléments probants fournis par le requérant pour établir la réalité de son identité. La requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : BISALU

27 novembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401779

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Area Impianti d’un recours en excès de pouvoir contestant la résiliation d’un marché public par le SIBRECSA et demandant la reprise des relations contractuelles. La société requérante s’est ultérieurement désistée de sa requête, désistement jugé pur et simple. Par ordonnance du 27 novembre 2025, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R.222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Avocat : GUIEN LUGNANI & ASSOCIES

27 novembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303385

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. et Mme C... contestant l'arrêté du 12 mai 2023 par lequel le maire de Saint-Ondras leur a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. Les requérants contestaient notamment le classement de leur parcelle en zone agricole par le PLUi, arguant d'une incohérence avec le PADD et d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le classement en zone A n'était pas entaché d'illégalité et que le motif tiré de l'absence de desserte électrique suffisait à justifier le refus. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 410-1, L. 151-5, L. 151-9 et R. 151-22 du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502060

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme H..., ressortissante colombienne, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or le 30 avril 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé inopérants les moyens tirés de l'article L. 721-4 du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH, ces dispositions ne s'appliquant pas aux décisions attaquées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400658

Le Tribunal Administratif de la Martinique était saisi par Mme B..., médecin oncologue, d'un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du centre hospitalier universitaire de la Martinique de lui verser une indemnité de fin de contrat. La requérante soutenait que son droit à cette indemnité, prévue à l'article L. 1243-8 du code du travail et rendu applicable par l'article R. 6152-712 du code de la santé publique, devait être apprécié au regard de son premier contrat, conclu avant l'entrée en vigueur du décret n° 2022-135 du 5 février 2022. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que le moyen n'était pas fondé, sans préciser la solution retenue dans l'extrait fourni.

Avocat : PIGEANNE & LAPALUS-DIGNAC

27 novembre 2025• 1ère Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502059

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... G..., ressortissant colombien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Côte-d'Or le 30 avril 2025. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a également considéré comme inopérants les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ces dispositions ne s'appliquant pas à la décision de refus de séjour. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

27 novembre 2025• 1ère chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2408005

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes (n° 2408005 et n° 2408030) de la société A... Enterprises Inc et Mme B... A... visant à annuler, respectivement, l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 autorisant une boucle multimodale et le permis d'aménager délivré le 6 novembre 2024 par le maire de Vézac pour ce même projet. Les requérantes invoquaient notamment un défaut d'impartialité de la commission d'enquête, l'absence de raison impérative d'intérêt public majeur (RIIPM) au sens de l'article L. 411-2 du code de l'environnement, et une méconnaissance de l'autorité de la chose jugée par un arrêt de la cour administrative d'appel de Bordeaux du 10 décembre 2019. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que la commission d'enquête n'avait pas manqué d'impartialité, que le projet répondait à une RIIPM, et que l'autorité de la chose jugée n'était pas méconnue. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des deux arrêtés et les conclusions accessoires des requérantes

Avocat : ANGELUS AVOCATS

27 novembre 2025• 4ème chambre