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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 519 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 519

Décisions totales

383 581

Ordonnances

313 855

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LUEffacer tout
CAA13Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00446

Avocat : PIERRE LOPEZ & LUCIE FARACI AVOCATS ASSOCIES

26 septembre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303184

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 8 novembre 2017, pour son absence de relogement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de la carence fautive à exécuter la décision de la commission dans le délai imparti. Le tribunal a limité la période d'indemnisation du 8 mai 2018 au 7 juin 2023, date d'expiration du titre de séjour de l'épouse, dont la régularité de séjour n'était plus justifiée, condition nécessaire pour l'accès au logement social. Il a alloué à M. A... une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, rejetant le surplus de ses demandes.

Avocat : ULUCAN

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508193

Le Tribunal administratif de Lille annule la décision du 12 août 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de M. D..., un ressortissant soudanais demandeur d'asile. Le tribunal estime que l'OFII a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur une seule absence à un entretien, alors que l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile exige un manquement répété. De plus, l'OFII n'a pas tenu compte de la vulnérabilité du requérant, notamment de sa situation d'absence d'hébergement signalée dans ses observations préalables. La décision est annulée et il est enjoint à l'OFII de rétablir M. D... dans ses droits et de procéder au versement rétroactif de l'allocation pour demandeur d'asile dans un délai de sept jours.

Avocat : LUTRAN

26 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201162

Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme C. Les requérants demandaient l'annulation de l'arrêté du 22 juillet 2022 du président du conseil exécutif de Corse fixant l'alignement individuel de leur parcelle. Le tribunal a jugé que cet arrêté, se bornant à constater les limites de la voie publique, n'a pas à être motivé, rendant le moyen d'insuffisance de motivation inopérant. Il a également estimé que l'arrêté, conforme aux articles L. 112-1 et L. 112-3 du code de la voirie routière, ne fait que constater les limites actuelles de la voie publique sans erreur d'appréciation.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

26 septembre 2025• 2ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508056

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 18 août 2025 par laquelle le préfet du Nord a assigné à résidence M. A..., ressortissant camerounais. Le tribunal retient que cette assignation est dépourvue de base légale, car elle se fonde sur une obligation de quitter le territoire français qui ne pouvait légalement être prise à l'encontre de M. A.... En effet, en application de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en tant que parent d'un enfant mineur réfugié, M. A... bénéficie d'un droit au séjour de plein droit, ce qui fait obstacle à toute mesure d'éloignement. La solution est fondée sur les articles L. 731-1 et L. 424-3 du CESEDA.

Avocat : LUTRAN

26 septembre 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2211547

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 juillet 2022 par lequel le maire d'Ecouen s'était opposé à la déclaration préalable de M. A pour le rehaussement d'un mur de clôture. Le tribunal a jugé que le motif initial de refus, fondé sur l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme (atteinte au caractère des lieux), n'était pas fondé, le projet s'insérant dans un environnement hétérogène sans porter atteinte au paysage. La demande de substitution de motif par la commune, invoquant l'article UG 2.10 du PLU, a été rejetée. En conséquence, l'arrêté municipal a été annulé.

Avocat : BLUTEAU

26 septembre 2025• 6ème Chambre
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02642

Avocat : MASILU LOKUBIKE

25 septembre 2025• 7ème chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501238

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante tunisienne, qui contestait l’arrêté du préfet de l’Oise lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa situation et une méconnaissance de l’article L. 233-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen personnalisé de sa situation. Il a également estimé que les conditions pour bénéficier d’un droit au séjour en tant que membre de famille d’un citoyen européen n’étaient pas remplies, en application des articles L. 233-1 et L. 233-2 du CESEDA.

Avocat : SELARLU HAGEGE

25 septembre 2025• 4ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505848

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 31 mars 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé M. A, ressortissant roumain, à quitter le territoire français sans délai et lui avait interdit la circulation sur le territoire pour trois ans. Le tribunal juge que le préfet a méconnu l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car les faits de violences conjugales reprochés, isolés et non suivis de poursuites pénales, ne caractérisaient pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. En conséquence, l'arrêté est annulé dans son intégralité et l'État est condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.

Avocat : NZASHI LUHUSU

25 septembre 2025• 9ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2516187

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de renouvellement de carte de résident de Mme A. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la requérante se trouvant en situation de précarité et son contrat de travail suspendu. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l'article L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail dans un délai de quinze jours.

Avocat : LUJIEN

25 septembre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2301228

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire dirigée contre le Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Rouen, en raison d’une infection nosocomiale et de fautes dans sa prise en charge suite à une blessure à la main. Le requérant invoque un retard fautif dans l’intervention chirurgicale et l’absence d’antibiothérapie adaptée. Le tribunal a rejeté l’intégralité des conclusions indemnitaires de M. B, estimant que l’origine nosocomiale de l’infection n’était pas établie et qu’aucune faute de nature à engager la responsabilité du CHU n’était caractérisée. Cette solution a été retenue sur le fondement des principes généraux de la responsabilité administrative pour faute et des dispositions du code de la santé publique relatives aux infections nosocomiales.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

25 septembre 2025• 3 ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502944

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 24 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B... A..., ressortissante vénézuélienne entrée en France à 14 ans en 2017. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée de présence, des efforts d'intégration scolaire et professionnelle (baccalauréat, BTS, CDI) de l'intéressée. La décision est annulée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, dont la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LUJIEN

25 septembre 2025• 5ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500611

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de police du 18 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour pour vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, et a admis la substitution de base légale demandée par le préfet, fondant la décision sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (entrée irrégulière). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans faire droit aux demandes d’annulation ou d’injonction.

Avocat : LUCIANO

25 septembre 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515889

Le Tribunal Administratif de Paris annule l'arrêté du 5 juin 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a obligé Mme B, ressortissante congolaise, à quitter le territoire français. La juridiction retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation personnelle de la requérante, notamment de sa présence en France depuis 2008, de ses titres de séjour antérieurs et de la scolarisation de ses trois enfants mineurs. En conséquence, les décisions fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sur le fondement des articles L. 911-2 du code de justice administrative et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BISALU

25 septembre 2025• 5e Section - 4e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526724

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police de Paris interdisant les représentations de M. B... D... du 1er au 30 septembre 2025. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation des libertés d'expression et de réunion, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

Avocat : LUDOT

25 septembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501951

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, le signataire de l'acte bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision de refus de séjour suffisamment motivée en droit et en fait. Le tribunal a ainsi validé la solution retenue par le préfet des Bouches-du-Rhône, en application de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BALLU

25 septembre 2025• 6ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212581

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme D... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Côte-d’Or du 4 avril 2022 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation, ainsi que contre le rejet implicite de son recours ministériel. Le tribunal a constaté que la décision du ministre de l’intérieur du 13 octobre 2022, confirmant l’ajournement, s’était substituée à la décision préfectorale, rendant les conclusions contre cette dernière irrecevables. Sur le fond, il a rejeté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, en application des articles 1er du décret n° 2005-850 du 27 juillet 2005 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : LUKEC

25 septembre 2025• 6ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308848

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de Mme B, attachée d'administration du ministère de la culture. Celle-ci contestait le refus de la ministre de la culture de l'intégrer dans le grade d'attaché principal après sa réussite à un examen professionnel organisé par le ministère de l'intérieur. Le tribunal juge que la ministre de la culture était en situation de compétence liée, car elle s'est bornée à tirer les conséquences de la décision antérieure et définitive du ministre de l'intérieur annulant la réussite de Mme B pour défaut de conditions d'éligibilité. Par suite, les moyens soulevés par la requérante sont inopérants.

Avocat : VOLUT

25 septembre 2025• 5e Section - 4e Chambre
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA02125

Avocat : LUTRAN

24 septembre 2025• 2e chambre - formation à 3
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500930

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 19 février 2025 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation de la décision d'éloignement. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'arrivée récente de l'intéressé en France et de ses liens persistants avec le Maroc. Enfin, le tribunal a estimé que le moyen tiré de la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était inopérant à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

24 septembre 2025• 3ème chambre