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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 939 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 939

Décisions totales

383 581

Ordonnances

299 607

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LUEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303800

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B... contre la décision du ministre du travail du 28 février 2023 autorisant son licenciement pour inaptitude. Le tribunal a jugé qu'il n'appartient pas à l'administration de rechercher la cause de l'inaptitude ni de contrôler la régularité de l'avis du médecin du travail, écartant ainsi le moyen tiré d'une erreur de droit sur ce point. Il a également estimé que le moyen relatif au non-respect de l'obligation de reclassement n'était pas fondé. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 1226-10 et suivants du code du travail relatifs à la protection des salariés et au licenciement pour inaptitude.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS SOLUCIAL

15 octobre 2025• 6ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2404343

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 28 octobre 2024 retirant sa carte de résident et lui délivrant un titre de séjour temporaire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le retrait était légalement fondé sur l'article L. 432-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette disposition permet le retrait de la carte de résident d'un employeur ayant embauché un travailleur étranger sans titre de travail, ce que M. D... a reconnu pour son frère en situation irrégulière. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

14 octobre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2323978

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté du 9 août 2023 par lequel la maire de Paris avait sursis à statuer pour deux ans sur sa déclaration préalable de changement de destination de bureaux en hébergement hôtelier. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signature ayant été régulièrement déléguée, et a jugé la décision suffisamment motivée au regard des articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme. Il a estimé que le sursis à statuer était légal, car le projet, situé dans un secteur d'encadrement des hébergements touristiques, était de nature à compromettre l'exécution du futur plan local d'urbanisme bioclimatique de Paris, dont le règlement projeté interdisait ce type de changement de destination.

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

14 octobre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510074

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d’une demande d’injonction visant à obtenir sa convocation pour le renouvellement de son titre de séjour et la délivrance d’un document provisoire. En cours d’instance, le préfet des Yvelines a convoqué le requérant à un rendez-vous le 12 septembre 2025 pour le recueil de ses empreintes. Le tribunal a constaté que cette convocation rendait sans objet les conclusions aux fins d’injonction et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions, rejetant le surplus des demandes.

Avocat : BALLU

14 octobre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503337

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme E..., ressortissante russe, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Haut-Rhin. La requérante invoquait notamment une erreur d'appréciation sur le caractère réel et sérieux de ses études et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la signataire de l'arrêté bénéficiant d'une délégation régulière. Sur le fond, il a considéré que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les études de Mme E... n'étaient pas réelles et sérieuses, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : MARTIN-KEUSCH - LUTTENAUER

14 octobre 2025• 5e chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401995

Le Tribunal Administratif de MELUN a annulé l'arrêté du 22 décembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne refusait de délivrer une carte de séjour « vie privée et familiale » à Mme C... épouse A... et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en se bornant à examiner l'absence d'intégration professionnelle et de contrat de travail, sans vérifier si d'autres éléments de la situation personnelle de la requérante, comme l'ancienneté de son séjour, pouvaient constituer un motif exceptionnel d'admission au séjour au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la décision de refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ont été annulées.

Avocat : SELARLU HAGEGE

14 octobre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512201

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Seine-et-Marne du 27 décembre 2024 retirant la carte de résident de M. B..., ressortissant malien. Le juge a estimé que le moyen unique tiré de l'erreur d'appréciation de la menace grave pour l'ordre public n'était pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la condamnation de l'intéressé pour agression sexuelle et de son absence de reconnaissance des faits. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : ANDRE-LUCAS

14 octobre 2025
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303432

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête du conseil central de la section H du Conseil national de l’ordre des pharmaciens. Celle-ci demandait l’annulation de la décision du 20 juillet 2023 par laquelle le directeur général de l’ARS Bourgogne Franche-Comté avait autorisé, par dérogation, le recrutement d’un pharmacien sans diplôme d’études spécialisées à la pharmacie à usage intérieur de la clinique « Le réconfort ». Le tribunal a examiné les moyens soulevés, tirés d’un vice d’incompétence et d’erreurs de droit ou d’appréciation, en application du code de la santé publique et du décret n° 2023-260 du 7 avril 2023. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la dérogation accordée par l’ARS.

Avocat : LUCAS-BALOUP

14 octobre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2321535

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de la société SAV, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 24 juillet 2023 par lequel la maire de Paris avait sursis à statuer sur sa déclaration préalable pour le changement d'un bureau en hébergement hôtelier. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur d'appréciation, en se fondant sur les articles L. 424-1 et L. 153-11 du code de l'urbanisme. Il estime que le sursis à statuer était légal car le projet de règlement du futur plan local d'urbanisme bioclimatique, clairement défini, interdisait ce type de changement de destination, compromettant ainsi l'exécution du futur plan.

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

14 octobre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411431

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant la délivrance d’un titre de séjour à M. A..., ressortissant algérien. Le requérant avait sollicité la communication des motifs de cette décision implicite dans le délai légal, sans obtenir de réponse de l’administration. En application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, le tribunal a jugé que ce silence rendait la décision entachée d’un défaut de motivation. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. L’État a été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : LUCIANO

14 octobre 2025• 6ème chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517291

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante marocaine, afin d’obtenir une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’injonction après que le préfet des Hauts-de-Seine lui a délivré le document sollicité. Le juge a donné acte de ce désistement partiel et a condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : VELUT-PERIES CHARLOTTE

13 octobre 2025
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501980

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant sa remise aux autorités croates pour l'examen de sa demande d'asile, ainsi que son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure avait respecté les garanties prévues par le règlement (UE) n° 604/2013, notamment la remise des brochures d'information, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne faisant pas usage de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : LUTZ LOUIS-MARIE

13 octobre 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515418

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A..., ressortissant mauritanien, qui sollicitait une injonction pour obtenir le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de nouvelles démarches infructueuses après le classement sans suite de sa demande pour incomplétude. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUJIEN

13 octobre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510573

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... C... agissant pour son fils mineur B... C.... Le requérant demandait la suspension de la décision de la préfète de la Savoie refusant de délivrer une carte nationale d'identité à son fils, au motif que le certificat de nationalité française présenté aurait été obtenu frauduleusement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne démontrant pas que le refus de délivrance du titre d'identité portait une atteinte grave et immédiate à la liberté d'aller et venir de l'enfant, ce dernier conservant son passeport. En l'absence d'urgence caractérisée et d'atteinte manifestement grave à une liberté fondamentale, la requête a été rejetée.

Avocat : BISALU

10 octobre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500937

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du préfet du Var refusant le renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, les vices de procédure, l'erreur d'appréciation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que l'arrêté était légal, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a rejeté la demande d'annulation.

Avocat : MOTHERE LUCREZIA

10 octobre 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301018

Le Tribunal administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral du 10 février 2023 lui ordonnant de se dessaisir de ses armes et lui interdisant d’en acquérir ou détenir. Le tribunal a constaté que le délai de recours contentieux de deux mois, prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative, avait commencé à courir dès la première présentation du pli recommandé le 13 février 2023, et que la requête, enregistrée le 22 août 2023, était tardive. La solution retenue est fondée sur les règles de notification des décisions administratives et le caractère confirmatif d’une notification ultérieure.

Avocat : LUCCHESI

10 octobre 2025• 2ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529101

Le Tribunal administratif de Paris, saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D... contestant le refus de permis de visite délivré par la directrice de la maison centrale de Poissy. Le juge constate que la décision attaquée constitue une mesure de police relevant de la compétence territoriale du tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-1 et R. 312-8 du code de justice administrative. M. D... résidant aux États-Unis, la compétence est déterminée par le siège de l'autorité ayant pris la décision, situé à Poissy (Yvelines). La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : CABINET SELARLU DECHELETTE AVOCAT

10 octobre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505462

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre un permis de construire délivré par le maire de Blandin à la GAEC de la Richardière. En application de l’article R. 600-1 du code de l’urbanisme, le requérant devait notifier son recours à l’auteur de la décision et au titulaire de l’autorisation dans un délai de quinze jours. Malgré une demande de régularisation, M. B... n’a pas justifié avoir notifié son recours à la commune, entraînant le rejet de sa requête sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : LE GULLUDEC

10 octobre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528940

Le Tribunal administratif de Paris, saisi par transmission du Tribunal administratif de Versailles, examine une requête de M. E... contestant le refus de la directrice de la maison centrale de Poissy de lui délivrer un permis de visite pour interviewer un détenu. Le juge rappelle que, pour les décisions de police, la compétence territoriale est celle du tribunal du lieu de résidence du requérant, ou à défaut, celle du siège de l'autorité décisionnaire. Constatant que M. E... réside aux États-Unis, le tribunal estime que la compétence ne relève ni de Paris ni de Versailles, mais doit être tranchée par le Conseil d'État. En application des articles R. 312-8, R. 312-1 et R. 351-6 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État.

Avocat : CABINET SELARLU DECHELETTE AVOCAT

10 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515369

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 14 avril 2025 par laquelle le maire des Lilas s'est opposé à la déclaration préalable de la société Hivory pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de l'intérêt public à la couverture du territoire et de l'insuffisance de couverture 4G et 5G démontrée par l'opérateur. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'opposition, fondée sur le règlement du PLUi d'Est Ensemble et d'autres textes.

Avocat : LUCIE PERNET AVOCAT

10 octobre 2025