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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

793 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

793

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 217

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LUEffacer tout
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404709

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en matière de plein contentieux, a examiné la requête de la société Sophia Business Center contestant des mises en demeure de payer la taxe foncière pour les années 2016 à 2020. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation des mises en demeure, jugeant que la régularité en la forme des actes de poursuite relève de la compétence du juge judiciaire. Il a également constaté un non-lieu à statuer sur certaines mises en demeure retirées ou devenues sans objet, et a rejeté la demande de décharge de l’obligation de payer, les créances étant considérées comme liquides et exigibles. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : AARPI ARKHE ACOCATS - DZRLU TLA

15 janvier 2026• Magistrat M. TAORMINA
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522458

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme A..., qui demandaient leur relogement urgent suite à une décision de la commission de médiation de Paris du 18 juillet 2024. La requête, enregistrée le 31 juillet 2025, a été jugée tardive car introduite après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, le tribunal a constaté une irrecevabilité manifeste non régularisable.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUBAKI

14 janvier 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210122

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de la SASU MYB Conseil visant à obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de prélèvements forfaitaires libératoires pour 2019 et 2020. S'agissant de la TVA, le tribunal a rejeté la demande, estimant que l'administration avait apporté la preuve d'une minoration du chiffre d'affaires, la société requérante ne fournissant aucune pièce justificative pour contredire les éléments du service. Concernant le prélèvement forfaitaire libératoire, le tribunal a soulevé d'office un moyen tiré de l'article 117 quater du code général des impôts, rappelant que ce prélèvement ne peut être mis à la charge de la société distributrice mais uniquement des bénéficiaires des distributions, ce qui rend la procédure irrégulière envers la SASU MYB Conseil.

Avocat : SELARLU TG AVOCAT

14 janvier 2026• 3ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403625

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société des Etablissements A. Salvi, qui demandait la décharge de la taxe sur les véhicules de société (TVS) pour la période 2017-2019. La société invoquait l'exonération prévue à l'article 1010 du code général des impôts pour les véhicules destinés exclusivement à la location de courte durée. Le tribunal a jugé que la société n'avait pas démontré avoir exercé une activité normale de location de courte durée, faute de revenus et de preuves suffisantes de tentatives de location, et qu'elle avait utilisé les véhicules pour ses propres besoins. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge fiscale.

Avocat : CABINET MOSSER LAGARDE (SELUS)

14 janvier 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401959

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SA Axa France et de la commune de Wittelsheim, qui demandaient la condamnation de l'État à les indemniser pour des dégradations survenues le 30 juin 2023 lors d'émeutes urbaines. Les requérantes invoquaient la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a rejeté leurs conclusions indemnitaires, estimant que les conditions d'engagement de cette responsabilité n'étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : SELURL CABINET PHELIP

6 janvier 2026• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402082

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la SA Axa France et de la SARL Baraban Démolition, qui demandaient réparation pour des dégradations commises sur un engin de chantier lors des émeutes urbaines de juin 2023. Les requérantes invoquaient la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure. Le préfet de la Moselle a rejeté cette demande, estimant que les dégradations avaient été commises par un groupe organisé et prémédité, sans lien avec un attroupement ou rassemblement identifié au sens de cet article. Le tribunal a suivi cette argumentation et a rejeté les conclusions indemnitaires, considérant que les conditions d'engagement de la responsabilité de l'État n'étaient pas réunies.

Avocat : SELURL CABINET PHELIP

6 janvier 2026• 5e chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306658

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par les consorts D... d’une demande d’indemnisation suite au décès de M. F... G..., survenu le 25 juillet 2020 au CHU de Bordeaux. Les requérants invoquaient plusieurs fautes dans la prise en charge du patient, notamment l’absence de pose d’une sonde gastrique et un transfert prématuré. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes, estimant que les fautes alléguées n’étaient pas établies et que la prise en charge était conforme aux règles de l’art, en application de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

6 janvier 2026• 5ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419370

Cette décision du Tribunal Administratif de Paris concerne des requêtes en plein contentieux introduites par les consorts I... et Mme J..., agissant en leur nom et comme représentante légale de ses enfants mineurs, contre l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP). Ils demandent la condamnation de l’AP-HP à réparer les préjudices résultant de fautes médicales dans la prise en charge de M. A... I..., décédé de la Covid-19, incluant une perte de chance de survie, des souffrances et un préjudice d’impréparation. L’AP-HP conteste toute faute et soutient, à titre subsidiaire, l’absence de chance sérieuse de survie compte tenu de l’âge et du statut vaccinal du patient. Le tribunal a joint les requêtes et, après expertise, a statué en application du code de la santé publique et du code de justice administrative, rejetant les demandes indemnitaires.

Avocat : LUDOT

24 décembre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301542

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de la collectivité de Corse. Celle-ci demandait l'annulation d'une délibération du bureau syndical du SYVADEC approuvant le plan de financement prévisionnel d'un centre de tri. Le tribunal a jugé que cette délibération constituait une mesure préparatoire ne faisant pas grief, et non un acte susceptible de recours contentieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

23 décembre 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301541

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme irrecevable la requête de la collectivité de Corse contestant une délibération du SYVADEC approuvant un plan de financement prévisionnel pour un centre de tri. La juridiction a jugé que cette délibération constituait une mesure préparatoire ne faisant pas grief, car elle se limitait à autoriser la constitution d’un dossier de demande de subventions. En application de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans examen au fond.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

23 décembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416015

Le Tribunal administratif de Paris, par une ordonnance du 22 décembre 2025, a statué sur la liquidation d'une astreinte prononcée le 2 décembre 2021 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet de la région Île-de-France, préfet de Paris, avait justifié avoir relogé Mme A... dès le 13 décembre 2021, le tribunal a fait application de l'article R. 778-8 du code de justice administrative. Il a estimé qu'il n'y avait pas lieu de procéder à la liquidation de l'astreinte, en raison de l'exécution de l'injonction avant l'expiration du délai imparti.

Avocat : LUBAKI

22 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423086

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. et Mme B..., en tant qu’ayants droit de Mme D... épouse B... et de M. A... B..., d’une demande d’indemnisation pour un défaut de prise en charge par l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) entre mars et juin 2020. Les requérants soutenaient que l’absence de soins de kinésithérapie adaptés à l’état neurologique de Mme D... constituait une faute de service, ayant entraîné une perte de chance d’éviter l’aggravation de son état. Le tribunal a examiné la responsabilité de l’AP-HP au regard des conclusions de l’expertise, qui évaluait cette perte de chance à 8 %, et a appliqué les principes du droit administratif de la responsabilité hospitalière. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans le texte fourni, mais la procédure s’inscrit dans le cadre du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Avocat : CABINET ALICE DUGUET AVOCAT (SARLU)

19 décembre 2025• 6e Section - 1re Chambre
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512394

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A... concernant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire guinéen contre un permis français, motif pris de l'inauthenticité du document. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une nécessité impérieuse de conduire pour son activité professionnelle, son contrat de travail ne l'exigeant pas et d'autres moyens de transport n'étant pas exclus. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : LUTRAN

19 décembre 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301332

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme B..., directrice des soins, qui contestait son changement d'affectation et demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions en annulation de la décision de refus de réaffectation, la décision implicite de rejet ayant seulement lié le contentieux indemnitaire. Sur le fond, les éléments présentés n'ont pas permis d'établir l'existence d'agissements répétés constitutifs de harcèlement moral au sens des articles L. 133-1 et L. 133-2 du code général de la fonction publique, le changement d'affectation étant justifié par l'intérêt du service. La demande indemnitaire a donc été rejetée.

Avocat : PLUMASSEAU

18 décembre 2025• 2ème Chambre
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315385

Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de M. A..., qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette la demande de frais de justice.

Avocat : PLUCHET

17 décembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304731

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société OBM construction, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice de 144 392,99 euros. La société invoquait l'illégalité de la délibération n° 2022-25 de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) du 20 janvier 2022 comme fait générateur de responsabilité. Le tribunal a jugé que le lien de causalité direct entre cette illégalité et le préjudice allégué était rompu par plusieurs décisions intermédiaires, notamment la résiliation de l'accord de participation entre RTE et E-Pango et le comportement de la société E-Pango. En conséquence, la responsabilité de l'État n'a pas été engagée.

Avocat : SELARLU JEROME LEPEE AVOCAT

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304754

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société Atemco, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice de 89 040,75 euros. La société invoquait l'illégalité d'une délibération de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) du 20 janvier 2022, qui aurait conduit à la résiliation de son contrat de fourniture d'électricité et à un surcoût lié au basculement sur l'offre de secours d'EDF. Le tribunal a estimé que le lien de causalité entre l'illégalité alléguée et le préjudice était rompu, notamment par la résiliation de l'accord de participation entre RTE et E-Pango et par le comportement de cette dernière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'énergie et les principes de la responsabilité pour faute de l'administration.

Avocat : SELARLU JEROME LEPEE AVOCAT

16 décembre 2025• 1ère chambre
TA35Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2405314

Le Tribunal Administratif de Rennes a pris acte du désistement de la commune de Chatelaudren-Plouagat, qui contestait un avis de sommes à payer émis par LEFF Armor Communauté pour un reversement de taxe foncière sur les propriétés bâties industrielles (2019-2023) d’un montant de 86 911 euros. La commune, qui avait sollicité une médiation acceptée par la défense, n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée par le tribunal en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai d’un mois, elle est réputée s’être désistée. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l’instance.

Avocat : LUSTEAU

11 décembre 2025
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500136

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi d’une demande d’extension des opérations d’expertise, initialement ordonnées le 30 juin 2025 pour des désordres affectant un digesteur de station d’épuration, à l’assureur Allianz Iard. La demande de la société Bouygues Bâtiment Grand Ouest, visant à mettre en cause cet assureur, a été rejetée car présentée avant la première réunion d’expertise, en dehors du délai de deux mois prévu par l’article R. 532-3 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a fait droit à la demande de l’expert, formulée à tout moment, en ordonnant la mise en cause de la société Allianz Iard en qualité d’assureur de la société Sotraib Eau. La solution retenue applique strictement les dispositions de l’article R. 532-3 du code de justice administrative.

Avocat : JALLU BACLET ASSOCIES

11 décembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2522628

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine concernant la demande de renouvellement de la carte de résident de Mme B..., ressortissante bangladaise réfugiée. La condition d’urgence a été reconnue comme présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 424-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : LUJIEN

10 décembre 2025