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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 808

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 917

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207890

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 14 juin 2022 par laquelle le ministre de l’intérieur avait ajourné à un an la demande de naturalisation de Mme C..., ressortissante congolaise. Le tribunal a jugé que le motif retenu par le ministre, à savoir la résidence à l’étranger de l’époux de la requérante, ne suffisait pas à établir que l’intéressée n’avait pas le centre de ses intérêts personnels, matériels et familiaux en France, compte tenu de son emploi stable, de la scolarisation de ses enfants et de la déclaration commune de revenus. Cette décision a été prise en application des articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : BISALU

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502215

Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé la décision du 15 octobre 2025 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A..., un ressortissant guinéen demandeur d'asile. La juridiction a jugé que la décision attaquée était insuffisamment motivée, car elle se bornait à citer les textes applicables sans exposer les motifs de fait propres à la situation du requérant. En conséquence, le tribunal a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de M. A... dans un délai de quinze jours. Cette solution a été retenue sur le fondement des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GORGULU

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502202

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait le refus de l’OFII de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également estimé que le refus de rétablissement était justifié, car M. A... n’avait pas respecté ses obligations en ne se présentant pas aux autorités et en ne justifiant pas les raisons de ce manquement, conformément à l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : GORGULU

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502169

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Côte-d'Or le 2 juin 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'erreur de droit, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'irrégularité du séjour de l'intéressée et de ses attaches familiales en Albanie. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les demandes de frais de justice.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

5 novembre 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511279

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... C..., ressortissant espagnol, contestant un arrêté préfectoral du 12 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation d'un an. La juridiction a relevé d'office l'autorité de la chose jugée attachée à un précédent jugement du tribunal de Lyon du 20 janvier 2025, qui avait déjà statué sur la situation de l'intéressé. En conséquence, le tribunal a considéré que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 233-1 et L. 251-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient irrecevables ou infondés. La décision confirme la légalité de la mesure d'éloignement et des décisions subséquentes.

Avocat : LULÉ

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430702

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 740 euros à Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 23 mars 2023, en raison de sa carence fautive à exécuter cette décision dans le délai de six mois. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, du fait du maintien de la requérante et de sa fille dans un hôtel social inadapté à son état de santé. Le tribunal a évalué le préjudice subi, incluant les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral, jusqu'à son relogement le 23 janvier 2025.

Avocat : LUBAKI

5 novembre 2025• 3e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311805

Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de l’association ARPAVIE, qui avait saisi le juge d’un recours en plein contentieux visant à engager la responsabilité de l’État pour carence de concours de la force publique sur le fondement de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. La requérante réclamait une indemnité de 9 536,01 euros en réparation du préjudice subi du fait du refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de faire droit à sa demande indemnitaire préalable. En cours d’instance, l’association s’est désistée, ce désistement étant pur et simple. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et clos l’affaire sans statuer au fond.

Avocat : BLUM COLOMBEL

4 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310798

Le Tribunal administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de M. C..., qui contestait l'abrogation de son visa par le ministre de l'intérieur. Saisi d'une requête en excès de pouvoir, le tribunal avait invité le requérant, sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois. En l'absence de réponse de M. C... dans ce délai, le président de la 11e chambre a donné acte de son désistement par ordonnance, en application de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : BISALU

4 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2501393

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E... D..., ressortissant congolais, qui contestait un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que l'arrêté était légal, car le requérant s'était maintenu irrégulièrement en France après l'expiration de son titre de séjour, sans en demander le renouvellement, ce qui justifiait la mesure d'éloignement. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUJIEN

4 novembre 2025• 2ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503250

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 950 euros à M. B... pour carence fautive dans son relogement. M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 31 mars 2022, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice résultant des troubles dans les conditions d'existence, incluant le préjudice moral, en raison du maintien de la situation précaire de l'intéressé, sans domicile fixe et hébergé temporairement.

Avocat : LUBAKI

4 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407488

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de Mme A..., qui contestait un permis de construire délivré par le maire d'Évian-les-Bains à la société HTI Invest. Le désistement de la société requérante de ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été constaté. En revanche, les conclusions de la commune tendant à la condamnation de Mme A... aux frais de procès ont été rejetées. Cette ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, clôt le litige sans examen au fond.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

4 novembre 2025
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304336

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la compagnie AM Trust (devenue Bothnia) contestant un titre exécutoire de 20 409 euros émis par l'ONIAM pour un remboursement lié à une infection nosocomiale. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, et a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles de l'ONIAM et des demandes de la CPAM, celles-ci étant greffées sur des conclusions principales irrecevables. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes, sans application des textes sur le fond du litige.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

4 novembre 2025• 5ème Chambre
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507056

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes concerne une requête en référé suspension visant l’arrêté du maire de l’Île d’Arz du 25 septembre 2025, qui soumet la circulation des véhicules sur l’île à une autorisation annuelle fondée sur des motifs limités (santé, handicap, activité professionnelle). Les requérants, résidents retraités, invoquent l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, arguant qu’il porte une atteinte grave et injustifiée à leur liberté de circulation et d’aller et venir, en l’absence de circonstances locales particulières ou de nécessité environnementale ou sécuritaire établie. Ils contestent également la régularité de la consultation préalable et le défaut de précision des critères d’autorisation. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais la requête est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une situation d’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

Avocat : LUSTEAU

4 novembre 2025
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510901

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C... et Mme D... tendant à l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Marseille à la SNC VINCI IMMOBILIER MEDITERRANEE. Le juge a constaté, sur le fondement des articles R. 421-1 et R. 600-2 du code de justice administrative, que le délai de recours contentieux de deux mois avait commencé à courir à compter de l'affichage régulier et continu du permis sur le terrain, réalisé du 24 juillet au 25 septembre 2024. La requête, enregistrée les 9 et 10 septembre 2025, était donc tardive.

Avocat : SELARL BLUM-ENGELHARD-DE CAZALET

4 novembre 2025
CAA78Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE02970

Avocat : ANNILUS

3 novembre 2025• Juge des référés
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513528

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... E..., ressortissant soudanais, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 29 octobre 2025 lui refusant l'admission sur le territoire au titre de l'asile et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur de droit et la méconnaissance des articles L.352-1 et L.352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la mesure de reconduite à la frontière. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention de Genève de 1951 et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BALLU

3 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518504

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale aux enfants de M. A... C..., réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas justifié de circonstances particulières établissant un préjudice grave et immédiat, la séparation de quatre années et les conditions de vie précaires étant inhérentes à la situation. La solution retenue est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : PLUCHET

3 novembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513161

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 30 septembre 2025 par lequel la préfète du Rhône mettait en demeure M. et Mme B... de quitter un logement occupé sans droit ni titre à Bron. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas le caractère indispensable de leur maintien dans les lieux, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article 38 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 relative au droit au logement opposable.

Avocat : LULÉ

3 novembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509194

Le Tribunal administratif de Versailles annule l'arrêté du 9 juillet 2025 par lequel la préfète de l’Essonne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant malien, et l’a obligé à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la préfète a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en ne tenant pas compte de l’intégration exemplaire du requérant, arrivé mineur en France en 2021, de sa scolarité assidue couronnée par l’obtention d’un CAP, et de son projet d’apprentissage. En conséquence, la décision de refus de séjour est illégale, entraînant par voie de conséquence l’annulation de l’obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de renvoi.

Avocat : LUCE

3 novembre 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518214

Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un référé suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, introduit par Mme A..., ressortissante ivoirienne réfugiée, contestant la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 juin 2025 classant sans suite sa demande de titre de séjour. Le juge des référés admet la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il estime que le refus d’enregistrer une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d’être déférée au juge de l’excès de pouvoir, et rejette donc la requête en suspension. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 432-1, R. 432-2, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LUJIEN

3 novembre 2025