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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 808

Décisions totales

383 581

Ordonnances

264 167

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404183

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 11 janvier 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France avait rejeté le recours de Mme B... contre le refus de visa de long séjour pour études. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur d’appréciation en estimant que le projet d’études de la requérante ne s’inscrivait pas dans un projet professionnel abouti et réaliste, et en déduisant un risque de détournement de l’objet du visa. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de la directive 2016/801/UE et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET MBOMBO MULUMBA

24 octobre 2025• 8ème chambre
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411954

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre les décisions implicites de rejet du préfet du Nord sur sa demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». Par un mémoire, le requérant s’est désisté de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le juge a également constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire, M. A... ayant obtenu une aide partielle. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 200 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LUTRAN

24 octobre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503109

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme D... visant à obtenir une indemnité complémentaire de son employeur, l'établissement public autonome Helen Keller, pour les préjudices résultant d'une maladie reconnue imputable au service. La requérante sollicitait une provision de 129 259,09 euros, tandis que l'établissement public proposait de limiter cette somme à 17 617,05 euros. Le juge des référés a rappelé que l'employeur public est tenu de réparer les préjudices personnels et patrimoniaux de ses agents, même en l'absence de faute, lorsque la maladie est imputable au service. La décision finale sur le montant de la provision accordée n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les principes du code général de la fonction publique et du code civil pour déterminer le caractère non sérieusement contestable de l'obligation.

Avocat : CARLUIS

24 octobre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2505741

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que le silence gardé par l'administration sur une telle demande de rendez-vous ne fait pas naître une décision faisant grief, et est donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative, les conclusions ont été rejetées comme manifestement irrecevables, y compris les demandes d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : SELARLU HAGEGE

23 octobre 2025
CAA69Décision• excès de pouvoir

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY03126

Avocat : LULÉ

23 octobre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507860

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Haut-Rhin du 27 août 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire. En défense, le préfet a indiqué avoir abrogé cet arrêté par un nouvel arrêté du 13 octobre 2025, accordant à l’intéressée un titre de séjour « vie privée et familiale ». Constatant que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, un non-lieu à statuer.

Avocat : MARTIN-KEUSCH - LUTTENAUER

23 octobre 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2411801

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer un certificat de résidence « vie privée et familiale ». Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : LUTRAN

23 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515411

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il renvoie l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.

Avocat : RIZAOGLU

23 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2504873

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir visant à obtenir son logement urgent, après avoir été reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 26 juin 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adaptée n’avait été proposée dans le délai légal de six mois, le tribunal a fait application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-1 du code de justice administrative. Il a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d’assurer le logement de l’intéressé et de sa famille, sous astreinte de 600 euros par mois de retard à compter du 1er janvier 2026, payable au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : LUBAKI

23 octobre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518690

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. B..., ressortissant libanais, la délivrance d’un titre de séjour en qualité de parent d’enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas justifié de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, malgré l’absence de ressources et une promesse d’embauche. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : LUJIEN

23 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503092

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. E... contestant l'arrêté préfectoral du 11 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a opéré une substitution de base légale pour l'obligation de quitter le territoire (fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du CESEDA) et pour le refus de délai de départ volontaire (fondé sur le 2° de l'article L. 612-3 du CESEDA). Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.

Avocat : LUCIANO

23 octobre 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500210

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., ressortissant albanais, contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'un délai de départ volontaire de trente jours, d'une interdiction de retour de six mois, d'une obligation de présentation et du retrait de son passeport. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de son droit d'être entendu, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et l'illégalité des décisions subséquentes par voie de conséquence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la préfète n'avait pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la CEDH et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LULÉ

23 octobre 2025• 2ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504135

Le Tribunal administratif de Rouen, saisi en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., agent territorial victime d'un accident de service reconnu imputable au service le 1er juin 2021. La commune de Mesnil-en-Ouche s'opposait à cette mesure en contestant l'imputabilité de l'accident et en invoquant une indemnisation déjà réalisée. Le juge a estimé que l'expertise était utile pour préparer une éventuelle action en indemnisation complémentaire, indépendamment des indemnisations déjà versées. La mission de l'expert, un médecin, consiste à évaluer l'ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux de l'agent en lien avec l'accident.

Avocat : CARLUIS

23 octobre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301212

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi de trois requêtes connexes relatives à l’exécution d’un marché public de travaux. La société 3S Satellite recherchait la responsabilité de son co-traitant, la société EITP, pour un préjudice financier, et demandait également le paiement de travaux supplémentaires à l’État. La société EITP, mandataire du groupement, contestait les pénalités de retard appliquées par l’État et réclamait le paiement de travaux complémentaires. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la société EITP, a jugé irrecevables les demandes de la société 3S Satellite faute de réclamation préalable et de respect des délais contractuels, et a partiellement fait droit à la demande de la société EITP en condamnant l’État à lui verser 6 068,40 euros pour des travaux supplémentaires, tout en rejetant ses conclusions relatives aux pénalités de retard. Les décisions s’appuient sur les principes du droit des marchés publics et les stipulations du contrat.

Avocat : SELARLU CREZE

23 octobre 2025• 2ème chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512570

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par la jeune B... A..., mineure de deux ans, qui contestait le refus implicite de la préfète de l’Essonne de lui délivrer un passeport et une carte nationale d’identité. La requête a été jugée irrecevable pour deux motifs : d’une part, la mineure ne pouvait agir en justice sans être représentée par son représentant légal, conformément à l’article 388-1-1 du code civil ; d’autre part, l’existence même d’une décision administrative préalable n’était pas établie. La juge des référés a donc rejeté l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BISALU

23 octobre 2025
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406829

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Agenium Group, qui demandait l’annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation solidaire du syndicat mixte Tisseo Collectivités SMTCAT et de la Société de la Mobilité de l’Agglomération Toulousaine au versement de sommes pour surloyers et frais de déménagement. Le tribunal a constaté que la décision de rejet, notifiée le 6 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n’avait été contestée que le 8 novembre 2024, soit après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application des articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 421-5 du même code, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond. Les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

22 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2511217

Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de Mme A..., en raison d’un défaut de motivation. Le tribunal retient que la requérante avait demandé la communication des motifs de cette décision implicite, conformément à l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, sans obtenir de réponse. En application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente. La demande de frais de justice est rejetée.

Avocat : LUCIANO

22 octobre 2025• 12ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2508932

Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. B..., au motif que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de cette décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. La demande de frais de justice a été rejetée.

Avocat : LUCIANO

22 octobre 2025• 11ème chambre
CAA78Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE01325

Avocat : SELARLU LINHOLD

21 octobre 2025• Juge des référés
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308177

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du ministre de l’intérieur du 24 mai 2023 qui maintenait un ajournement de deux ans de la demande de naturalisation de Mme B..., ressortissante congolaise. Le tribunal juge que le motif retenu par l’administration, à savoir une condamnation pour fraude dans les transports en commun datant de 2015, constitue une erreur manifeste d’appréciation. Cette appréciation repose sur la gravité modérée des faits, leur ancienneté, l’absence de récidive et l’insertion professionnelle de la requérante. La décision est fondée sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal enjoint au ministre de réexaminer la demande dans un délai de six mois et condamne l’État à verser 1 200 euros à Mme B... au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET MBOMBO MULUMBA

21 octobre 2025• 1ère Chambre