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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

793 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

793

Décisions totales

383 581

Ordonnances

263 217

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LUEffacer tout
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2402880

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de M. B... contestant la décision « 48 SI » du ministre de l’intérieur constatant l’invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a constaté que, suite à un stage de récupération de points effectué par le requérant, son permis présentait un solde positif de quatre points, rendant la décision attaquée sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande d’annulation. L’Etat a été condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LUSTEAU

6 novembre 2025• 3ème chambre - JU
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505090

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi par M. A... d'une demande en décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2021 et 2022. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence territoriale du Tribunal Administratif de Paris, car les impositions contestées ont été mises en recouvrement par le service des impôts des particuliers de Paris 17ème, situé dans ce ressort. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le dossier a été transmis au Tribunal Administratif de Paris.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARLU CABINET GWENAEL COUHAULT

6 novembre 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2301296

Le tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation du centre hospitalier intercommunal Mont-de-Marsan – Pays des Sources pour la prise en charge fautive de son fils par le SAMU des Landes les 21 et 22 avril 2021, à la suite de deux chutes. La requérante soutenait que le SAMU avait commis une faute en n’hospitalisant pas son fils après la première chute et en ne dépêchant pas les pompiers après la seconde, ce qui lui aurait fait perdre une chance d’éviter son décès. Le tribunal a estimé que la faute du SAMU n’était pas établie et que le lien de causalité entre les décisions contestées et le décès faisait défaut. La décision se fonde sur les articles L. 1142-1, L. 6311-1, L. 6311-2 et R. 6311-1 du code de la santé publique.

Avocat : SELARLU KARINE LHOMY

6 novembre 2025• CHAMBRE 1
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2308347

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la société Carrefour Hypermarchés d’un recours en plein contentieux contre une injonction de mise en conformité assortie d’une astreinte de 140 000 euros par jour, prise par la directrice régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités d’Île-de-France le 12 avril 2023. Par un acte enregistré le 30 septembre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le magistrat désigné a donné acte de ce désistement par ordonnance du 6 novembre 2025. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater l’extinction de l’instance.

Avocat : SELARLU FRANCOIS SUREAU

6 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430702

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 740 euros à Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 23 mars 2023, en raison de sa carence fautive à exécuter cette décision dans le délai de six mois. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, du fait du maintien de la requérante et de sa fille dans un hôtel social inadapté à son état de santé. Le tribunal a évalué le préjudice subi, incluant les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral, jusqu'à son relogement le 23 janvier 2025.

Avocat : LUBAKI

5 novembre 2025• 3e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311805

Le Tribunal Administratif de Montreuil a pris acte du désistement de l’association ARPAVIE, qui avait saisi le juge d’un recours en plein contentieux visant à engager la responsabilité de l’État pour carence de concours de la force publique sur le fondement de l’article L. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. La requérante réclamait une indemnité de 9 536,01 euros en réparation du préjudice subi du fait du refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de faire droit à sa demande indemnitaire préalable. En cours d’instance, l’association s’est désistée, ce désistement étant pur et simple. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement et clos l’affaire sans statuer au fond.

Avocat : BLUM COLOMBEL

4 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503250

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 950 euros à M. B... pour carence fautive dans son relogement. M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 31 mars 2022, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a évalué le préjudice résultant des troubles dans les conditions d'existence, incluant le préjudice moral, en raison du maintien de la situation précaire de l'intéressé, sans domicile fixe et hébergé temporairement.

Avocat : LUBAKI

4 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304336

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de la compagnie AM Trust (devenue Bothnia) contestant un titre exécutoire de 20 409 euros émis par l'ONIAM pour un remboursement lié à une infection nosocomiale. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable en raison de sa tardiveté, et a également relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions reconventionnelles de l'ONIAM et des demandes de la CPAM, celles-ci étant greffées sur des conclusions principales irrecevables. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes, sans application des textes sur le fond du litige.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

4 novembre 2025• 5ème Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502480

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave à son droit à une vie privée et familiale normale et à l'intérêt supérieur de son enfant français, né en novembre 2024. Le juge a estimé que Mme A. ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien ou à l'éducation de son enfant, et que l'arrêté ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BISALU

31 octobre 2025
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501280

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A... concernant sa prise en charge par le CHU de Rouen à compter de décembre 2010 pour un pneumothorax. Le tribunal a jugé la mesure utile, car les pièces du dossier, dont un certificat médical de 2023, établissent l'existence de séquelles potentiellement liées à cette prise en charge. La mission de l'expert, un chirurgien vasculaire, consiste à examiner les soins prodigués, déterminer s'ils étaient conformes aux règles de l'art, et évaluer l'ensemble des préjudices subis par le requérant.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

31 octobre 2025
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2301024

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête du département de l’Oise (n° 2301024) qui demandait la condamnation de Voies navigables de France (VNF) à lui rembourser 198 404,17 euros pour des travaux d’entretien du pont d’Appilly. Le tribunal a également annulé les titres de perception émis par le département à l’encontre de VNF (n° 2403780). La solution retenue est que VNF, n’étant pas propriétaire du pont, ne peut être tenu pour responsable de son entretien sur le fondement de la convention de 1947, laquelle n’est pas opposable à l’établissement public. Le tribunal s’est fondé sur les règles de la responsabilité contractuelle et quasi-contractuelle, ainsi que sur les dispositions du code des transports.

Avocat : BLUTEAU

31 octobre 2025• 3ème Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531394

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... qui demandait, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, le versement d'une provision de 100 000 euros à l'encontre de l'AP-HP et de l'ONIAM. Le juge des référés constate que la requête est irrecevable car prématurée : aucune décision administrative préalable, expresse ou implicite, n'était intervenue à la date du jugement, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du même code. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET CHAPEAU AVOCAT (SELUR)

28 octobre 2025
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200655

Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a statué sur la demande de la SAS Bernardini nutrition sportive, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 48 296 euros au titre de l’exercice 2020. Le tribunal a d’abord réduit le litige à 47 597 euros, l’administration ayant déjà accordé 669 euros, et a écarté la fin de non-recevoir tirée du recours parallèle en requalifiant les conclusions en recours de plein contentieux. Sur le fond, il a examiné l’éligibilité des investissements au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a entendu les conclusions du rapporteur public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

24 octobre 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300940

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour des dommages causés à sa maison par des remontées d'eaux usées provenant du réseau public communal. Le tribunal a jugé que la commune de Sisco, en tant que maître d'ouvrage, est responsable des dommages causés aux tiers par l'ouvrage public, même en l'absence de faute, sauf à démontrer une faute de la victime ou un cas de force majeure. En l'espèce, la commune n'a pas établi que l'absence de dispositif de déconnexion sur le réseau privatif du requérant constituait une faute de sa part, ni que les désordres étaient imputables à une autre cause. Par conséquent, la responsabilité de la commune a été engagée sur le fondement du principe de responsabilité du maître d'ouvrage public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

24 octobre 2025• 1ère chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504135

Le Tribunal administratif de Rouen, saisi en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., agent territorial victime d'un accident de service reconnu imputable au service le 1er juin 2021. La commune de Mesnil-en-Ouche s'opposait à cette mesure en contestant l'imputabilité de l'accident et en invoquant une indemnisation déjà réalisée. Le juge a estimé que l'expertise était utile pour préparer une éventuelle action en indemnisation complémentaire, indépendamment des indemnisations déjà versées. La mission de l'expert, un médecin, consiste à évaluer l'ensemble des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux de l'agent en lien avec l'accident.

Avocat : CARLUIS

23 octobre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2301212

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi de trois requêtes connexes relatives à l’exécution d’un marché public de travaux. La société 3S Satellite recherchait la responsabilité de son co-traitant, la société EITP, pour un préjudice financier, et demandait également le paiement de travaux supplémentaires à l’État. La société EITP, mandataire du groupement, contestait les pénalités de retard appliquées par l’État et réclamait le paiement de travaux complémentaires. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la société EITP, a jugé irrecevables les demandes de la société 3S Satellite faute de réclamation préalable et de respect des délais contractuels, et a partiellement fait droit à la demande de la société EITP en condamnant l’État à lui verser 6 068,40 euros pour des travaux supplémentaires, tout en rejetant ses conclusions relatives aux pénalités de retard. Les décisions s’appuient sur les principes du droit des marchés publics et les stipulations du contrat.

Avocat : SELARLU CREZE

23 octobre 2025• 2ème chambre
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2406829

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Agenium Group, qui demandait l’annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation solidaire du syndicat mixte Tisseo Collectivités SMTCAT et de la Société de la Mobilité de l’Agglomération Toulousaine au versement de sommes pour surloyers et frais de déménagement. Le tribunal a constaté que la décision de rejet, notifiée le 6 septembre 2024 avec mention des voies et délais de recours, n’avait été contestée que le 8 novembre 2024, soit après l’expiration du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application des articles R. 222-1 (4°), R. 421-1 et R. 421-5 du même code, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire de statuer sur le fond. Les conclusions des parties au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.

Avocat : ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES

22 octobre 2025
TA20Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501597

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Haute-Corse refusant à M. B... une habilitation pour accéder aux zones de sûreté de l'aéroport de Bastia-Poretta. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

17 octobre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301442

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la commune de Leyr d’un litige l’opposant à son assureur, Groupama Grand-Est, concernant l’indemnisation des désordres affectant le bâtiment communal (mairie et logement) suite à un mouvement de terrain différentiel lié à la sécheresse de 2018, reconnu comme catastrophe naturelle. La commune demandait la condamnation de l’assureur à lui verser une indemnité totale de près de 900 000 euros, incluant la valeur à neuf des travaux de reprise, des frais annexes et des préjudices locatifs. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes de la commune, considérant que les désordres ne relevaient pas de la garantie catastrophe naturelle, car ils trouvaient leur cause déterminante dans la vétusté et la fragilité structurelle du bâtiment, et non dans le seul phénomène de sécheresse. La solution retenue s’appuie sur l’interprétation des conditions générales du contrat d’assurance et des dispositions relatives à la garantie des catastrophes naturelles.

Avocat : SELARL THIREL SOLUTIONS

16 octobre 2025• Chambre 3
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528354

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’une requête en plein contentieux par M. A... B... demandant la condamnation du ministre de l’intérieur à lui verser un million d’euros pour le préjudice subi suite au retrait de son permis de conduire, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne, sur le fondement de l’article R. 351-3 du même code, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Lille, seul compétent.

Avocat : LUDOT

14 octobre 2025