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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 808

Décisions totales

383 581

Ordonnances

281 344

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUEffacer tout
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2205122

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande indemnitaire des époux A, propriétaires riverains d’un arrêt de bus scolaire, qui invoquaient des troubles de jouissance et une perte de valeur vénale de leur bien. La juridiction a jugé que les nuisances alléguées, liées à la fréquentation de l’arrêt par un faible nombre d’élèves, n’excèdent pas les inconvénients normaux supportés par les riverains d’un ouvrage public en milieu rural. S’agissant de la demande d’injonction visant à faire cesser l’empiètement irrégulier de l’ouvrage sur leur propriété, le tribunal a constaté l’emprise irrégulière et son caractère non régularisable. Il a toutefois estimé que la démolition entraînerait une atteinte excessive à l’intérêt général, en raison de l’utilité de l’ouvrage pour la desserte scolaire, et a donc rejeté cette demande. La décision s’appuie notamment sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public et sur le code de l’expropriation.

Avocat : MATRAND LUCILE

5 juin 2025• 3 ème Chambre
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC01703

Avocat : SELARLU GRANDHAYE

5 juin 2025• 2ème chambre - formation à 3
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401170

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B D. Cette mesure vise à déterminer s'il a bénéficié d'une prise en charge médicale adaptée lors de son hospitalisation au centre hospitalier de Chartres (E) à partir du 3 juillet 2015, et à évaluer les responsabilités et préjudices éventuels en lien avec ses séquelles. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour un litige à venir. Le tribunal a rejeté les demandes des parties défenderesses visant à leur donner acte de leurs protestations et réserves, et a également refusé d'imposer un pré-rapport, ces demandes ne relevant pas de la compétence du juge des référés.

Avocat : SELUR CORPORALIS

5 juin 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2504625

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le préfet du Nord pour ordonner l’expulsion de Mme B, M. C et de leur enfant, occupants sans titre d’un hébergement pour demandeurs d’asile depuis le 1er février 2025. Le juge a rejeté la requête préfectorale, estimant que la condition d’urgence n’était pas établie en l’espèce, et a admis les défendeurs au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LUTRAN

5 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2103431

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B D veuve C et M. A C, qui demandaient l'annulation de la délibération du 27 mars 2021 par laquelle la commune de Monestier-du-Percy a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient le classement de leurs parcelles E 40 et E 1036 en zone agricole "As", invoquant une erreur manifeste d'appréciation et une erreur de droit au regard des articles R. 151-22 et L. 151-19 du code de l'urbanisme. Le tribunal a jugé que ce classement n'était pas entaché d'erreur manifeste, les auteurs du PLU disposant d'une large marge d'appréciation pour définir le zonage en cohérence avec le projet d'aménagement et de développement durables. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit fait application de l'article L. 600-9 du code de l'urbanisme.

Avocat : LE GULLUDEC

5 juin 2025• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2300810

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de la société Gardel contestant la pénalité de retard de 5% appliquée sur l'aide POSEI pour la campagne sucrière 2022. La société invoquait des circonstances exceptionnelles (tempête Fiona et réception tardive d’un courrier) pour justifier son dépôt tardif, mais le tribunal a estimé que ces éléments ne constituaient pas des circonstances exceptionnelles au sens du règlement d’exécution (UE) n° 180/2014. La décision a également écarté les moyens tirés de l’insuffisance de motivation et du vice de forme, confirmant ainsi la légalité de la pénalité.

Avocat : LUSSIANA

5 juin 2025• 2ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209590

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'établissement public départemental Alizé de modifier le motif de rupture de son contrat de travail sur l'attestation Pôle emploi. La requérante soutenait que le motif aurait dû être "fin de contrat" et non "rupture anticipée à l'initiative du salarié". Le tribunal a jugé que, pour bénéficier de l’allocation chômage, la privation d’emploi doit être involontaire, et que le refus de renouvellement du contrat par l’agent ne peut être assimilé à une perte involontaire d’emploi que s’il est fondé sur un motif légitime. En l’espèce, Mme A ayant elle-même informé son employeur de son refus de renouvellement, sans invoquer de motif légitime, le refus de modifier l’attestation était légal. La décision s’appuie sur les articles L. 5421-1 et L. 5424-1 du code du travail et l’article 3 du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020.

Avocat : DBCJ AVOCATS - CABINET DE MELUN

5 juin 2025• 9ème chambre
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-24DA00413

Avocat : SELURL GILBERT MATHIEU AVOCAT

4 juin 2025• 3e chambre - formation à 3
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA01309

Avocat : SELARLU HAGEGE

4 juin 2025• 2ème chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2429418

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi du litige opposant M. B au Centre national de gestion des praticiens hospitaliers (CNG) concernant le refus d’autorisation d’exercice de la médecine en France. Par un mémoire enregistré le 15 mai 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 4 juin 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.

Avocat : CABINET APEX AVOCATS (SELARLU)

4 juin 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500540

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société SAS League Event. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du maire de Grand-Bourg du 21 mai 2025 lui refusant l'autorisation d'organiser la manifestation "BIG DREAM PARTY". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de la construction et de l'habitation, notamment en matière de sécurité des établissements recevant du public.

Avocat : PLUMASSEAU

4 juin 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401112

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. B d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir la prise en charge du déplacement d’un coffret électrique situé sur sa propriété. Par un mémoire enregistré le 10 mai 2025, M. B s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 4 juin 2025, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions de la commune de Sabadel Lauzes tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.

Avocat : MAZARS LUC

4 juin 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403007

Le Tribunal Administratif de Lille, saisi en référé-exécution par M. B, a examiné sa demande visant à obtenir l’exécution complète d’un jugement du 8 juin 2022, lequel ordonnait la liquidation d’une indemnité différentielle. Le ministre de la santé soutenait avoir versé l’intégralité des sommes dues, mais n’a fourni aucun détail de calcul malgré une demande d’instruction du tribunal. En l’absence de justificatifs suffisants et face à la contestation circonstanciée du requérant, le tribunal a estimé que l’exécution du jugement n’était pas établie et a ordonné à l’État de produire le détail des calculs ou de verser les sommes restantes sous astreinte, sur le fondement des articles L. 911-4 et L. 911-9 du code de justice administrative.

Avocat : DELESCLUSE

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2406814

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 28 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la directrice adjointe bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que le métier d'employé polyvalent de restauration invoqué par le requérant ne figurait pas sur la liste des métiers en tension, rendant inapplicables les dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Avocat : LUCAUD-OHIN

4 juin 2025• 3ème Chambre
TA78Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2408639

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles, rendue le 3 juin 2025, concerne une requête de la SARL Franc Shopping contestant des rappels de TVA et pénalités pour l'année 2021. Le tribunal ne se prononce pas sur le fond du litige, mais se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, combinés à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales, il estime que la compétence revient au tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, dans le ressort duquel se trouve le service des impôts des Ardennes ayant mis en recouvrement l'imposition. En conséquence, l'affaire est transmise à cette juridiction.

Avocat : SELUS CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

3 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424427

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, contestant un arrêté du préfet des Alpes-Maritimes l'obligeant à quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour prendre cette décision, l'irrégularité du séjour ayant été constatée dans son département. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et le défaut de motivation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet.

Avocat : VELUT-PERIES

3 juin 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500593

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l’obligation de quitter le territoire français et l’interdiction de retour d’un an prononcées par le préfet de l’Aude. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de défaut de motivation, d’erreur de droit et d’erreur manifeste d’appréciation, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour le requérant de justifier de liens personnels ou familiaux stables en France. Enfin, l’interdiction de retour a été validée, le tribunal relevant qu’elle n’était pas fondée sur une menace à l’ordre public.

Avocat : LUKEC ANNE-LISE

3 juin 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2300621

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A contestant le certificat d'urbanisme négatif délivré par le maire de Beynac-et-Cazenac pour un projet de construction. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la caducité du plan d'occupation des sols n'avait pas remis en cause le transfert de compétence à la commune. Il a également rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure d'instruction. Enfin, le tribunal a validé le motif de refus fondé sur l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, estimant que le terrain se situait en dehors des parties urbanisées de la commune.

Avocat : ANGELUS AVOCATS

3 juin 2025• 6ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404202

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme C épouse B contre le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Toutefois, le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète lui avait délivré une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale". En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sont devenues sans objet, et il n'y a pas lieu d'y statuer. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : LULÉ

3 juin 2025• 1ère chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501766

Cette décision du Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l’expulsion de Mme A, occupante sans droit ni titre d’un logement géré par le CROUS d’Amiens-Picardie. La juridiction retient que le titre d’occupation de l’étudiante a été abrogé le 28 octobre 2024 en raison du non-paiement des loyers et de l’absence de renouvellement de son admission, et qu’elle se maintient dans les lieux sans justifier de sa situation personnelle. L’urgence et l’utilité de la mesure sont caractérisées par la nécessité d’assurer la continuité du service public et de libérer le logement pour d’autres étudiants. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative, en conciliant les exigences du service public avec la situation de l’occupant.

Avocat : SCP LUSSON & CATILLION

3 juin 2025