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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 808 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 808

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 407

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUEffacer tout
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500614

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B, occupant sans droit ni titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Amiens-Picardie. La juridiction a constaté que l'intéressé, dont l'admission avait été abrogée le 17 octobre 2024, se maintenait dans les lieux malgré une dette locative croissante et l'absence de justification de sa situation personnelle. L'urgence et l'utilité de la mesure ont été retenues en raison de la nécessité d'assurer la continuité du service public et de libérer le logement pour d'autres étudiants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et du code de justice administrative.

Avocat : SCP LUSSON & CATILLION

14 mars 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101126

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SARL Via Corsa d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi suite à la résiliation pour motif d’intérêt général d’un marché public d’aménagement d’un carrefour, notifiée par la collectivité de Corse. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions subsidiaires de la société tendant à la reprise des relations contractuelles, au motif qu’elles n’avaient pas été introduites dans le délai de deux mois suivant la notification de la résiliation, conformément à la jurisprudence relative au recours de plein contentieux. Sur le fond, la décision ne précise pas la solution retenue concernant la demande principale d’indemnisation, mais elle applique les principes généraux du droit de la commande publique et du contentieux contractuel.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

14 mars 2025• 1ère chambre
CAA78Ordonnance

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE02928

Avocat : LUJIEN

13 mars 2025• Juge des référés
TA44Décision

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2204617

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, ressortissant camerounais, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur confirmant l'ajournement de deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre avait pu légalement se fonder sur l'insertion professionnelle insuffisante du requérant, caractérisée par une absence de ressources stables et suffisantes à la date de la décision attaquée. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de circulaires, celles-ci étant abrogées ou inopposables. La solution retenue s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui confèrent au ministre un large pouvoir d'appréciation en matière de naturalisation.

Avocat : JANVIER-LUPART

13 mars 2025• 7ème Chambre
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300384

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les requêtes de M. C, agent départemental, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts maladie postérieurs à un accident de service survenu en février 2021. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de l'agent, estimant que les décisions de la présidente du conseil départemental de Vaucluse n'étaient pas entachées d'incompétence et que le lien direct entre la pathologie et l'accident de service n'était pas établi pour la période litigieuse. La solution retenue s'appuie notamment sur la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n° 85-1054 du 30 septembre 1985, sans faire droit à la demande d'expertise complémentaire.

Avocat : LUCCHINI

13 mars 2025• 2ème chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408081

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 800 euros à M. A B pour carence fautive dans son relogement, sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 28 avril 2022, n’a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, malgré une injonction judiciaire. Le tribunal a évalué le préjudice subi du 28 octobre 2022 au 12 mars 2025, en tenant compte de ses conditions d’hébergement précaires et de la composition de son foyer (deux personnes). La demande de Mme F a été rejetée, la responsabilité de l’État n’étant engagée qu’envers le seul demandeur reconnu prioritaire.

Avocat : LUBAKI

12 mars 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408098

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 4 500 euros à M. B, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 3 mars 2022, en raison de la carence fautive du préfet à lui proposer un logement dans le délai de six mois. Cette somme répare les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral subis par M. B, son épouse et leurs deux enfants, hébergés dans un garage aménagé. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Les conclusions indemnitaires de l'épouse de M. B ont été rejetées.

Avocat : LUBAKI

12 mars 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1813155

Le Tribunal administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte de 300 euros par mois prononcée le 24 avril 2018 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le relogement de M. B. a été effectué le 14 mai 2023, le tribunal a liquidé l'astreinte pour la période du 1er juillet 2018 au 30 avril 2023, soit un montant total de 17 400 euros. Cette somme est versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : LUBAKI

12 mars 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306425

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné le recours en excès de pouvoir de M. A contre le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le refus était motivé par une condamnation pour outrage à personne dépositaire de l'autorité publique. Le tribunal a jugé que ces faits, isolés et de faible gravité, commis trois ans avant la décision, ne suffisaient pas à démontrer une incompatibilité avec l'exercice de la profession au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il a donc annulé la décision du 29 septembre 2023 et enjoint au CNAPS de délivrer la carte dans un délai de deux mois.

Avocat : DA LUZ SOUSA

11 mars 2025• 5ème Chambre
TA38Ordonnance

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301127

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte, par ordonnance du 11 mars 2025, du désistement pur et simple de M. et Mme C, qui contestaient le déplacement d’un carrefour prévu par un arrêté de déclaration d’utilité publique de la préfète de la Drôme. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a constaté que ce désistement était sans opposition et a clos l’instance. Les conclusions du département de la Drôme tendant à la condamnation des requérants aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

11 mars 2025
TA38Décision

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501370

Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête en référé suspension de la SCI Alpperig contre l'arrêté interruptif de travaux du 16 décembre 2024 pris par le maire de Fillière. Le juge estime qu'aucun moyen n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, notamment en ce qui concerne le respect de la procédure contradictoire et l'absence d'autorisation de démolition totale. La condition d'urgence n'est pas examinée. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les articles L. 480-2 et L. 480-4 du code de l'urbanisme.

Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT

11 mars 2025
TA33Décision

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205231

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B C, qui demandait la condamnation du centre hospitalier d'Agen-Nérac pour la perte des prothèses dentaires et auditives de son père, M. A C, décédé en février 2020. Le tribunal a estimé que la responsabilité de plein droit de l’hôpital, prévue à l’article L. 1113-1 du code de la santé publique, ne pouvait être engagée en l’absence de dépôt formalisé des objets, et qu’aucune faute n’était établie au sens de l’article L. 1113-4 du même code. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET SELURL CHIFFERT

11 mars 2025• 5ème Chambre
TA21Décision

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500672

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. A D. Il a refusé d'annuler les arrêtés du préfet de Saône-et-Loire du 18 février 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans application de textes spécifiques autres que ceux invoqués.

Avocat : LULÉ

11 mars 2025• JU REFERE ETR 15 JOURS
TA76Décision

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404955

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, contestant l'arrêté préfectoral du 18 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de vice de procédure et d'insuffisance de motivation. Il a jugé que le refus de séjour était fondé, faute pour le requérant d'établir la réalité des risques de persécution liés à son orientation sexuelle au Mali ou une insertion professionnelle suffisante en France. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MATRAND LUCILE

11 mars 2025• 1 ère Chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320592

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A pour contester une décision du préfet de police la plaçant en fuite et demander l'enregistrement de sa demande d'asile en procédure normale. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales (annulation et injonction), ce dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le juge a rejeté les conclusions accessoires présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce. La décision applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LUJIEN

10 mars 2025
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500577

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion de M. A B du logement universitaire qu’il occupait sans droit ni titre dans la résidence du Castillon à Amiens. Le juge a constaté que le CROUS d’Amiens-Picardie avait abrogé le titre d’occupation de l’étudiant en raison du non-paiement des loyers et que son maintien dans les lieux faisait obstacle au bon fonctionnement du service public. L’urgence et l’utilité de la mesure ont été retenues, aucun élément relatif à la situation personnelle de l’occupant n’ayant été présenté. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’éducation et du code de justice administrative.

Avocat : SCP LUSSON & CATILLION

10 mars 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502022

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. D, ressortissant arménien, contre un arrêté du 5 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre un arrêté du 6 février 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a rejeté l'ensemble des demandes de M. D, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la violation des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans application des textes relatifs à l'aide juridictionnelle ou aux frais de justice.

Avocat : LULÉ

10 mars 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407532

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A pour carence fautive dans son relogement. M. A, reconnu prioritaire par la commission de médiation le 30 juin 2022, n'a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, malgré une injonction du tribunal. Cette carence engage la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice, incluant les troubles dans les conditions d'existence et le préjudice moral, a été évalué à 1 500 euros.

Avocat : BLUYSEN

10 mars 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA51Décision

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500150

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. B, qui s'estime victime de soins non conformes aux règles de l'art lors de la pose d'une stomie au centre hospitalier de Châlons-en-Champagne. La mesure est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge considérant qu'elle est utile dans la perspective d'un éventuel litige en responsabilité médicale. L'expert, un chirurgien urologue, devra notamment déterminer si les soins étaient conformes, évaluer les préjudices, et se prononcer sur le défaut d'information et la perte de chance allégués.

Avocat : LUDOT

10 mars 2025
TA78Ordonnance

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2502141

Le Tribunal administratif de Versailles, saisi par M. B d’une demande d’annulation d’un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate que l’intéressé réside à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Melun.

Avocat : SELARLU HAGEGE

7 mars 2025