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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 011 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 011

Décisions totales

383 581

Ordonnances

248 521

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LUCEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407053

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de carte de séjour « salarié ». Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, en application des articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative. En effet, une décision expresse de refus avait été notifiée le 12 mars 2024, et la requête, enregistrée le 10 juin 2024, était hors délai.

Avocat : LUCIANO

26 décembre 2025• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410246

Le tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante turque, qui contestait l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 juillet 2024 l’obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l’incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen particulier de la situation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l’homme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ANDRE-LUCAS

26 décembre 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2400182

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. B..., professeur d'enseignement agricole, d'un recours en excès de pouvoir contre le refus du ministre de l'agriculture de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 29 juin 2023. Le tribunal a jugé que la décision initiale de refus du 17 août 2023 était insuffisamment motivée en fait, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Cependant, il a estimé que la décision de rejet du recours gracieux du 2 janvier 2024, qui précisait les motifs de fait, avait régularisé ce défaut de motivation. Sur le fond, le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B... ne bénéficiait pas de la présomption d'imputabilité au service prévue à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, l'accident n'étant pas survenu pendant le service ou à l'occasion de celui-ci.

Avocat : LUCCHINI

24 décembre 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521803

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 16 novembre 2025 assignant à résidence M. A... C..., ressortissant tunisien faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en assignant l'intéressé à résidence dans le Val-d'Oise alors qu'il résidait dans les Yvelines, sans identifier de lieu de résidence dans le département désigné. L'État est condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : LUCIANO

22 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415845

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 18 mars 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait retiré la carte professionnelle de M. A..., agent de sécurité privée. La juridiction a jugé que cette décision était entachée d’un défaut de motivation en fait, car elle se bornait à évoquer un comportement de nature à porter atteinte à la sécurité publique sans fournir d’éléments précis et personnalisés, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a ainsi accueilli le moyen tiré de l’insuffisance de motivation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête.

Avocat : LUCHEZ

19 décembre 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426502

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 20 août 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait refusé de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. En cours d'instance, le CNAPS a finalement délivré la carte professionnelle à l'intéressé le 14 octobre 2024. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, celles-ci ayant perdu leur objet. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le CNAPS a été condamné à verser 1 000 euros à M. A... au titre des frais d'instance.

Avocat : LUCHEZ

19 décembre 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536776

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris rejette la requête en référé liberté de Mme B..., ressortissante égyptienne, qui demandait au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Elle relève que la requérante, dont le titre a expiré le 20 novembre 2025, n'établit pas de risque immédiat d'éloignement ni de privation de ses ressources, continuant notamment à percevoir des prestations sociales. La solution retenue est donc le rejet de la requête pour défaut d'urgence caractérisée.

Avocat : PLUCHET

19 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312647

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 28 septembre 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite la demande de titre de séjour de M. A..., un ressortissant algérien. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur l’absence d’exécution d’une précédente mesure d’éloignement constitue une erreur de droit, car aucune disposition du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne subordonne l’examen d’une demande à cette condition. Il estime également que la demande n’était pas abusive ou dilatoire, compte tenu des éléments nouveaux présentés par le requérant, notamment la scolarité de son enfant et son insertion professionnelle. La décision est annulée sur le fondement des articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LUCIANO

18 décembre 2025• 11ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503448

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné le recours en excès de pouvoir de M. B..., ressortissant afghan, contre un arrêté de la préfète du Rhône ordonnant son transfert aux autorités suédoises, responsables de sa demande d'asile. Le requérant invoquait notamment l'absence d'habilitation de l'agent ayant mené l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, la présence de deux agents lors de cet entretien, et des défaillances systémiques en Suède. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de transfert était légale. La solution retenue confirme l'application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHERAMY LUCRÈCE

18 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315385

Le Tribunal Administratif de Montreuil a constaté le désistement d'office de M. A..., qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle en tant que bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et rejette la demande de frais de justice.

Avocat : PLUCHET

17 décembre 2025
TA77Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515000

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution du jugement n° 2310899 du 4 juillet 2024, a constaté que le préfet de Seine-et-Marne n’avait pris aucune mesure pour exécuter cette décision. Le jugement initial annulait le rejet implicite d’une demande de titre de séjour et enjoignait au préfet de procéder à un réexamen sous trois mois, avec délivrance d’une autorisation provisoire de séjour. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une nouvelle injonction assortie d’une astreinte de 50 euros par jour de retard, à défaut d’exécution dans un délai d’un mois.

Avocat : LUCIANO

17 décembre 2025• 3ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2201155

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A..., assistante médico-administrative au CHU de Clermont-Ferrand, qui contestait le refus de reconnaissance de son malaise survenu le 5 août 2021 comme accident de service. Le tribunal a jugé que l'absence de visa du principe de présomption d'imputabilité dans la décision attaquée était sans incidence sur sa légalité. Il a également estimé que la requérante n'apportait pas la preuve que son malaise était lié à une activité constitutive d'un prolongement normal du service, et que la décision de l'administration n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les conclusions indemnitaires et les autres demandes de Mme A... ont donc été rejetées.

Avocat : MEUNIER LUC

16 décembre 2025• Chambre 3
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513109

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Seine-et-Marne de convoquer M. A..., ressortissant centrafricain, afin de lui remettre sa carte de séjour pluriannuelle ou, à défaut, un récépissé. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, l'intéressé étant dépourvu de titre de séjour malgré une attestation de décision favorable délivrée le 14 avril 2025. L'ordonnance applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'Etat a été condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : ANDRE-LUCAS

16 décembre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500920

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Haute-Garonne du 31 janvier 2025 refusant son admission exceptionnelle au séjour en tant que salarié. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation administrative et personnelle du requérant.

Avocat : SAMMARTANO LUCAS

10 décembre 2025• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500146

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 21 décembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé M. A..., ressortissant sénégalais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La juridiction retient que le préfet a entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, en mentionnant à tort une entrée irrégulière et l'absence de démarches de régularisation, alors que M. A... était entré régulièrement avec un visa et avait sollicité un titre de séjour. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, et d'effacer son signalement au système d'information Schengen. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LUCIANO

10 décembre 2025• 11ème Chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01442

Avocat : BARBIER LUCIE

9 décembre 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2406248

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malgache, qui contestait le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour « salarié », assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir du préfet, estimant que la notification de la décision n'était pas régulièrement établie. Sur le fond, il a jugé que le refus de titre de séjour était légal, en application de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination) étaient également légales. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. A....

Avocat : PLUCHET

8 décembre 2025• 7ème chambre
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506345

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 22 octobre 2025 par laquelle la préfecture du Loiret avait notifié à Mme A... B... la perte de validité de son permis de conduire. Le juge a estimé que le courriel litigieux ne constituait pas une décision administrative susceptible de faire l'objet d'un recours, rendant la requête manifestement irrecevable. En conséquence, la requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence ou le doute sérieux sur la légalité.

Avocat : LUCAS

5 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534325

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police du 19 novembre 2025 mettant en demeure M. B... de quitter son logement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation de M. B... avait été signalée aux services sociaux et qu'un hébergement d'urgence allait lui être proposé. La décision s'appuie sur l'article 38 de la loi du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable.

Avocat : PLUCHET

5 décembre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502884

Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la retenue de son passeport. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé. Elle a également estimé que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour et que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 435-1 du CESEDA, ni l'accord franco-sénégalais. Enfin, le tribunal a rejeté les autres moyens, dont ceux tirés de la violation de l'article 3 de la CEDH et de l'article L. 612-7 du CESEDA.

Avocat : MATRAND LUCILE

4 décembre 2025• 2 ème Chambre