57 639 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
57 639
Décisions totales
383 581
Ordonnances
308 706
Avec résumé IA
Avocat : ALMAIRAC
Avocat : PARTHEMA 3
Avocat : SMATI
Avocat : MAONY
Avocat : MARCHAND
Avocat : MANLA AHMAD
Avocat : SELARL THOMAS TINOT
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, se prononce sur une question de compétence territoriale dans le cadre de deux recours pour excès de pouvoir contre des décisions préfectorales de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Rennes (Ille-et-Vilaine) après l'introduction de ses requêtes. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, elle ordonne la transmission des dossiers au Tribunal administratif de Rennes, juridiction dans le ressort de laquelle se trouve le lieu de rétention.
Avocat : KOSO OMAMBODI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. A... visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la requête ne relève pas manifestement de sa compétence, car la demande initiale a été déposée via une plateforme en ligne non prévue par la réglementation pour ce type de titre, ce qui la rend irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 431-1, R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MALIK
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui sollicitait un changement de statut vers un titre "vie privée et familiale" alors qu'il est étudiant, n'a pas justifié du caractère d'urgence exigé par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : HMAD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant algérien contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour de quatre ans et une assignation à résidence. Le tribunal a estimé que les arrêtés préfectoraux étaient suffisamment motivés et fondés sur un examen approfondi de la situation de l'intéressé, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et le caractère disproportionné de la mesure, n'étaient pas suffisamment étayés.
Avocat : MARCEL
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté une demande de suspension en urgence (référé-suspension) visant le refus d'enregistrement d'une demande de carte de séjour pour une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que le refus, fondé sur le caractère incomplet du dossier (absence d'un justificatif requis), ne constituait pas une décision faisant grief susceptible d'être suspendue. La juridiction a également considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, malgré la situation précaire de la requérante.
Avocat : DUMAZ ZAMORA
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris par la préfète du Rhône. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, suffisamment motivé et ne révélait pas d'erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle du requérant, ressortissant congolais faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1, L. 732-3 et R. 733-1). Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire en raison de l'urgence procédurale.
Avocat : GOMA MACKOUNDI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de sa nomination comme greffier stagiaire. Le tribunal a jugé que le ministre de la justice, en situation de compétence liée, était fondé à refuser la nomination car le requérant ne justifiait pas de la nationalité française, condition exigée par les articles L. 321-1 et L. 325-25 du code général de la fonction publique. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la violation des droits fondamentaux, ont été écartés.
Avocat : MALABRE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans le cadre d'une procédure d'exécution d'un jugement antérieur. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close.
Avocat : HMAIDA
Le Tribunal administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 300 euros au requérant pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence et son préjudice moral, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Les autres conclusions, notamment celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais, ont été rejetées.
Avocat : CHAMAS
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre dans le délai légal. Le tribunal a retenu la faute de l'État et l'a condamné à indemniser le préjudice résultant des troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à indemniser un requérant pour carence fautive dans son relogement. Le juge a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de logement malgré une décision de priorité de la commission de médiation. Il a alloué au requérant 1 000 euros en réparation de ses préjudices et a mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais exposés.