5 135 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 135
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 718
Avec résumé IA
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Avocat : MAILLET
Avocat : COCHE-MAINENTE
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Avocat : MAILLOT - AVOCATS ASSOCIES
Avocat : MAILLARD
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de M. et Mme C... et autres, qui demandaient l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Saint-Jean-de-Liversay pour la réhabilitation d’un chai en habitation. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d’un affichage tardif du permis était inopérant sur sa légalité et n’avait pas privé les requérants de leur délai de recours. Il a également estimé que le projet respectait les règles d’assainissement non collectif, dès lors que le pétitionnaire avait obtenu un avis favorable du service compétent sur la base d’une étude de sol. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 421-6 du code de l’urbanisme et le règlement du PLU intercommunal.
Avocat : SCPA BODIN-BOUTILLIER-DEMAISON-GIRET
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... B..., ressortissante arménienne, qui demandait d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une attestation provisoire de séjour et de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la demande est manifestement mal fondée, car une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l’administration pendant plus de quatre mois, en application des articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’il ne peut faire obstacle à cette décision. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de la requérante.
Avocat : MAILLET DELPHINE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension des décisions implicites de refus de titre de séjour et d'autorisation provisoire de séjour. En cours d'instance, le préfet de police a convoqué la requérante pour lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail, ce qui a fait disparaître l'urgence et l'objet du litige. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de sa demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Ce désistement fait suite à la délivrance par la préfète de l’Isère d’une carte pluriannuelle valable jusqu’en 2029, rendant le litige sans objet. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Avocat : BENSMAINE
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... qui demandait d'enjoindre au consulat de France à Dakar de lui délivrer un rendez-vous pour la remise de son visa de long séjour. Le juge constate que le ministre de l'intérieur a produit un refus de visa opposé à la requérante le 11 juillet 2025, ce qui constitue une décision administrative faisant obstacle à la mesure sollicitée. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête est manifestement mal fondée et rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite du préfet de la Marne rejetant la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante camerounaise. Le tribunal a retenu un défaut d’examen complet de la situation de la requérante, le préfet n’ayant pas examiné la possibilité d’une admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié, comme le prévoit l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Komansal, qui demandait la condamnation de la Régie Autonome Municipale pour l’exploitation du Marché d’Intérêt National de Cavaillon (REMINCA) à lui verser 1 681 236 euros pour manquements contractuels et résiliation anticipée d’une concession d’emplacement. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, car mal dirigée et ne respectant pas le formalisme de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Il a également considéré que la REMINCA n’avait commis aucune faute, que la résiliation était fondée, et que les préjudices invoqués étaient éventuels. La demande de la société Komansal a été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune de Cavaillon et 7 965 euros à la REMINCA au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAILLOT AVOCATS ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande d’indemnisation de M. A..., attaché territorial, qui contestait sa suspension, sa sanction disciplinaire et son changement d’affectation. Le tribunal a jugé que la suspension conservatoire était justifiée par la gravité des faits reprochés et l’intérêt du service, et que la sanction d’exclusion de trois jours n’était pas disproportionnée. Il a également estimé que les allégations de harcèlement moral et de « placardisation » n’étaient pas établies. La décision s’appuie sur l’article 30 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A..., ressortissant nigérian, contestant le refus implicite du préfet des Alpes-Maritimes de lui accorder une admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a considéré que la décision implicite initiale avait été remplacée par une décision expresse de refus en date du 26 avril 2024, contre laquelle les conclusions devaient être dirigées. Il a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, estimant que l'arrêté contesté comportait les considérations de droit et de fait suffisantes.
Avocat : ALMAIRAC
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme B., ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, l'avis du collège de médecins de l'OFII n'ayant pas à être communiqué au préalable, et que la motivation de l'arrêté était suffisante. Il a également estimé que le préfet ne s'était pas estimé lié par cet avis et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la protection de la santé.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait le refus de titre de séjour, l’obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Marne. Le tribunal a estimé que le refus de titre de séjour n’était pas entaché d’un vice de procédure et ne méconnaissait pas l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’état de santé du requérant ne justifiant pas une délivrance de titre. Les décisions d’éloignement et de fixation du pays de destination ont été jugées conformes aux articles 8 et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'astreinte visant à contraindre le préfet de la Marne à exécuter une précédente ordonnance lui enjoignant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le préfet avait finalement délivré le récépissé le 3 novembre 2025, rendant ainsi la demande d'astreinte sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur cette demande et a rejeté les conclusions accessoires de M. B... tendant au remboursement des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en plein contentieux. Celle-ci demandait la condamnation solidaire du syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération clermontoise et de Clermont Auvergne Métropole à lui verser 50 000 euros pour un préjudice anormal et spécial lié à des travaux publics. Aucune condamnation n’est prononcée, la procédure s’achevant par un simple constat de désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du préfet de police du 6 octobre 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé que la présence de l'intéressée constituait une menace pour l'ordre public en raison de sa condamnation pénale pour vol, justifiant le refus sur le fondement des articles L. 412-5 et L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ni à l'intérêt supérieur de ses enfants français.