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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 135 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 135

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 167

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MAIEffacer tout
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2303048

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a été saisi par M. et Mme B d'une demande de décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2018, consécutive à la remise en cause par l'administration fiscale du report d'imposition d'une plus-value lors de la cession de parts sociales de la SCEA B. L'administration estimait que l'utilisation de la méthode du coût unitaire moyen pondéré pour évaluer les parts cédées empêchait leur individualisation, entraînant la fin du report d'imposition prévu à l'article 151 octies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait déduire de cette seule méthode d'évaluation que les parts issues d'une donation antérieure étaient cédées, alors que l'acte de cession désignait précisément les parts cédées par leur numérotation. La solution retenue est donc favorable aux requérants, annulant la position de l'administration sur ce point.

Avocat : FRANCK DEMAILLY

3 juillet 2025• 2ème Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500002

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule l'arrêté du préfet de la Marne du 2 décembre 2024 refusant un titre de séjour à Mme B épouse C, ressortissante marocaine. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas les motifs exceptionnels justifiant l'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il relève notamment les liens familiaux forts de la requérante en France (parents naturalisés, fratrie, fille malade nécessitant son assistance) et son mariage forcé passé. En conséquence, la décision d'obligation de quitter le territoire français est également annulée pour défaut de base légale.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

3 juillet 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505453

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension présentée par Mme et M. A, qui contestaient un permis de construire modificatif délivré par le maire de Wattignies à leur voisin. Le juge des référés a estimé qu'aucun des moyens invoqués, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou la recevabilité de la demande.

Avocat : JAMAIS

3 juillet 2025
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503627

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant soudanais, qui demandait à être hébergé avec sa famille. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu du caractère récent de l'arrivée en France du requérant et de l'absence d'éléments suffisants caractérisant une vulnérabilité particulière, malgré la présence de cinq enfants mineurs. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile ou au droit à l'hébergement d'urgence n'a été retenue, ni à l'encontre de l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII), ni à l'encontre du préfet des Alpes-Maritimes. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : ALMAIRAC

3 juillet 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501174

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de Mme A, fondée sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

3 juillet 2025• 1ère chambre
TA54Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402854

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Meuse de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé à l’intéressée une carte de résident valable dix ans, ce qui a conduit Mme A à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par Mme A, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.

Avocat : COCHE-MAINENTE

3 juillet 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2409673

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut d'examen et d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé que le requérant ne justifiait pas que son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'il ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié au Pakistan, en application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MAIRE

3 juillet 2025• 11ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507577

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C, demandeur d'asile bangladais, contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil pour refus d'une proposition d'hébergement. Le tribunal a relevé d'office que ce refus relevait du 2° de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit un refus, et non une cessation, des conditions matérielles d'accueil. En conséquence, la décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-16, est entachée d'une erreur de droit et est annulée.

Avocat : MAILLY

2 juillet 2025• ELOIGNEMENT
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404322

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les recours de M. A, ressortissant kosovare, contre le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de l'admettre au séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requête dirigée contre l'arrêté du 28 février 2024 a été jugée irrecevable car tardive, le délai de recours d'un mois ayant commencé à courir dès la notification de l'acte. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision implicite de rejet, estimant que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ALMAIRAC

2 juillet 2025• 4ème Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501859

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme D, ressortissants moldaves, contestant les arrêtés préfectoraux ordonnant leur transfert aux autorités néerlandaises (responsables de leur demande d'asile selon le règlement Dublin III) et leur assignation à résidence. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, un défaut d'examen de leur vulnérabilité, et une erreur d'appréciation au regard de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a validé les décisions de transfert et d'assignation à résidence prises par le préfet du Bas-Rhin.

Avocat : COCHE-MAINENTE

2 juillet 2025• Reconduites à la frontière
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501568

Le Tribunal Administratif de Nice a annulé l'arrêté du 26 février 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes faisait obligation de quitter le territoire français à M. C..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas prendre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un étranger titulaire d'une carte de résident (ou certificat de résidence de 10 ans) dont le renouvellement a été refusé pour menace grave à l'ordre public. En application des articles L. 432-3 et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le seul régime applicable dans ce cas est celui de l'expulsion, qui offre des garanties procédurales spécifiques. Par conséquent, l'arrêté attaqué a été annulé.

Avocat : VALLIER ROMAIN

2 juillet 2025• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500499

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les requêtes de M. A, ressortissant kosovare, contestant le refus implicite puis explicite du préfet des Alpes-Maritimes de l’admettre au séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité des conclusions dirigées contre l’arrêté du 28 février 2024, en raison de leur tardiveté, le requérant n’ayant pas contesté cet acte dans le délai d’un mois suivant sa notification. Concernant la décision implicite de rejet, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision n’était pas entachée d’un défaut de motivation et ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. A.

Avocat : ALMAIRAC

2 juillet 2025• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500234

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 septembre 2024 refusant son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens soulevés, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'erreur de plume sur la date de l'avis médical de l'OFII était sans incidence. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 425-9, pour juger que la décision préfectorale n'était entachée d'aucune illégalité.

Avocat : ALMAIRAC

2 juillet 2025• 4ème Chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2407167

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. B, ressortissant moldave, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation de l'intéressé. Il a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.

Avocat : ALMAIRAC

2 juillet 2025• 4ème Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501860

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir par M. et Mme D, ressortissants moldaves, contestant les arrêtés du préfet du Bas-Rhin ordonnant leur transfert aux autorités néerlandaises (responsables de leur demande d'asile en application du règlement "Dublin III") et leur assignation à résidence. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, un défaut d'examen de leur vulnérabilité, et une erreur d'appréciation au regard de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions de transfert et d'assignation à résidence étaient légales.

Avocat : COCHE-MAINENTE

2 juillet 2025• Reconduites à la frontière
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501226

Avocat : SARL GURY & MAITRE

1 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501226.20250701• 6ème chambre
CEOrdonnance• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 498430

Avocat : SARL GURY & MAITRE

1 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:498430.20250701• 6ème chambre
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01206

Avocat : MAILLOT

1 juillet 2025• 2ème chambre (formation à 3)
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510906

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite de rejet de la demande de visa de long séjour pour sa fille, en tant que membre de famille de réfugié. Le juge estime que la condition d'urgence, caractérisée par la nécessité d'une intervention à très bref délai (48 heures), n'est pas remplie en l'espèce, le refus de visa ne constituant pas, sauf circonstances particulières, une telle urgence. Par conséquent, la requête est rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : LEMAIRE

1 juillet 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504604

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante arménienne, qui contestait les décisions du 2 avril 2025 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, une erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière, et a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le refus définitif de sa demande d'asile par l'OFPRA, en application des articles L.611-1 et L.542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : HMAIDA

1 juillet 2025• 4ème chambre