5 135 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 135
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 917
Avec résumé IA
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Alpes-Maritimes. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, d'erreur de fait et d'erreur de droit, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que la mention d'une nationalité erronée était sans incidence. Il a également jugé que la requérante ne pouvait se prévaloir de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de l'avoir sollicité sur ce fondement. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ALMAIRAC
Avocat : JAMAIS
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 11 janvier 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant congolais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'insertion professionnelle continue de M. A depuis 2019, de son mariage avec une compatriote titulaire d'un titre de séjour, et de la présence de leur enfant commun ainsi que d'un enfant français. Cette décision a été fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 435-1, et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MAILLARD
Cette décision du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, suspend l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de M. et Mme B, ressortissants kosovars. La condition d'urgence est jugée satisfaite en raison de la situation de handicap de leurs enfants, notamment un enfant autiste, dont l'inscription en structure spécialisée est bloquée par l'absence de titre de séjour. Le tribunal retient également l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en l'absence de motivation communiquée par l'administration.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que la décision d'invalidation et certains retraits de points étaient devenus sans objet en raison de leur retrait ou restitution par l'administration. Pour les infractions restantes (21 mars 2017, 6 avril 2017, 8 avril 2019 et 20 août 2019), le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance de l'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. En conséquence, le tribunal a annulé ces décisions de retrait de points et enjoint au ministre de l'intérieur de reconstituer le capital de points de Mme B.
Avocat : MAIRESSE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la commune de Saint-Sauves-d'Auvergne d'un recours en plein contentieux contestant l'avis de l'architecte des bâtiments de France assorti de prescriptions, ainsi que le rejet de son recours administratif par la préfète de région. La commune s'est ultérieurement désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 20 mai 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par la commune de Saint-Sauves d'Auvergne d’un recours en plein contentieux contre l’avis favorable assorti de prescriptions émis par l’architecte des bâtiments de France concernant la réfection de menuiseries sur des bâtiments communaux, ainsi que contre le rejet de son recours administratif par la préfète de région. La commune s’est désistée de sa requête par un mémoire du 3 février 2025. Par ordonnance du 20 mai 2025, la présidente de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi en référé par Mme B pour obtenir, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction sous astreinte afin que la préfète du Rhône lui fixe un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante s'est désistée de ses conclusions principales après que la préfète a conclu au non-lieu. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple et, admettant Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, a condamné l'État à verser 500 euros à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HMAIDA
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A, infirmière cadre de santé, contestant la sanction de blâme qui lui a été infligée par le centre hospitalier d'Arras pour des propos jugés inappropriés envers des étudiants. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens de la requérante, tant sur la légalité externe (compétence du signataire et motivation de la décision) que sur la légalité interne. Il a estimé que les faits reprochés constituaient une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire et que le blâme n'était pas disproportionné. En conséquence, la demande d'annulation des décisions des 9 juin et 26 septembre 2022 a été rejetée, de même que les conclusions accessoires. La décision s'appuie notamment sur l'article 81 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 relative à la fonction publique hospitalière.