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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 013 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 013

Décisions totales

383 581

Ordonnances

265 217

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : MAINEffacer tout
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500527

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé l'arrêté du 17 février 2025 par lequel le préfet de la Marne obligeait M. C A, ressortissant portugais, à quitter le territoire français sans délai et prononçait une interdiction de circulation. Le tribunal a relevé d'office que le requérant, résidant en France depuis 1972, bénéficiait d’un droit au séjour permanent en application de l’article L. 234-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, l’obligation de quitter le territoire français méconnaissait le champ d’application de l’article L. 251-2 du même code, qui exclut les citoyens de l’Union européenne titulaires de ce droit. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté pour erreur de droit, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

11 juin 2025• 3ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500251

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante nigériane. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration, faute pour l’administration d’avoir communiqué les motifs de son refus à la requérante. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé dans les sept jours, sans autorisation de travail. Les frais de justice sont mis à la charge de l’État.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

11 juin 2025• 3ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500296

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant bangladais. Le tribunal retient que cette décision est entachée d’un défaut de motivation, le préfet n’ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l’intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A par une décision explicite dans un délai d’un mois.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

11 juin 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2103097

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B, adjointe technique, qui contestait l'arrêté du 22 janvier 2021 du président du centre communal d'action sociale de Roubaix la plaçant en congé de maladie ordinaire à compter du 4 février 2020. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, de rétroactivité illégale et d’erreur d’appréciation, jugeant que l’arrêté visait à régulariser sa situation et ne remettait pas en cause l’imputabilité au service de son accident de 2015. Il a également estimé que l’agent ne justifiait pas d’une rechute au sens de la jurisprudence. La décision s’appuie notamment sur l’article 57 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987.

Avocat : GUILMAIN

10 juin 2025• 1ère Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501490

Refus de titre de séjour – Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne – Suspension rejetée. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Marne du 19 mars 2025 refusant un titre de séjour à M. B, au motif que la condition d’urgence n’était pas établie. Il a estimé que l’intéressé ne justifiait pas d’une situation d’urgence au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, et qu’aucun doute sérieux n’entachait la légalité de la décision fondée sur l’incompétence territoriale du préfet en application de l’article R. 431-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

10 juin 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2402422

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante comorienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne le 22 mars 2024. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation, notamment au regard des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la reconnaissance de paternité de son enfant par un ressortissant français présentait un caractère frauduleux, ce qui faisait obstacle à la délivrance d'un titre de séjour sur ce fondement, et que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, le tribunal a également rejeté les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français, privée de base légale du fait de la légalité du refus de titre.

Avocat : MAINIER-SCHALL

10 juin 2025• 6ème Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501609

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B et Mme C, un couple de ressortissants azerbaïdjanais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de leur accorder les conditions matérielles d'accueil lors du réexamen de leur demande d'asile. Le tribunal a estimé que la procédure d'information prévue à l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile avait été respectée, l'entretien de vulnérabilité s'étant déroulé dans une langue comprise par les requérants. Il a également jugé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, malgré la situation de vulnérabilité invoquée par les requérants (présence de trois enfants mineurs, précarité du logement et suivi psychologique). La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

6 juin 2025• Juge unique - Eloignement
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501603

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir par Mme A, ressortissante congolaise, contre une décision du 12 mai 2025 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante invoquait notamment sa vulnérabilité, celle de son jeune enfant, et une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le refus était légalement fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoit ce refus en cas de demande de réexamen d'asile, et que la situation de précarité invoquée ne caractérisait pas, en l'espèce, une méconnaissance des stipulations conventionnelles.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

6 juin 2025• Juge unique - Eloignement
CAA31Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-23TL00547

Avocat : SCP D'AVOCATS DUMAINE-RODRIGUEZ

5 juin 2025• 1ère chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500725

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné les recours de M. B et Mme E, ressortissants arméniens, contre les arrêtés préfectoraux du 12 février 2025 leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois, et contre les arrêtés du 7 mai 2025 prolongeant leur assignation à résidence. Le tribunal a annulé les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, au motif que le préfet n'avait pas justifié de la compétence de leur signataire. En conséquence, les arrêtés de prolongation d'assignation à résidence ont également été annulés pour défaut de base légale. La solution retenue s'appuie sur les règles de compétence en matière de police des étrangers, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

4 juin 2025• Juge unique - Eloignement
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500686

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet du préfet de la Marne concernant la demande de titre de séjour de M. B, au motif que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de M. B au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

3 juin 2025• 2ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500780

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Marne concernant la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante camerounaise. La requérante avait sollicité la communication des motifs de cette décision, conformément aux articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, sans obtenir de réponse. Le tribunal a jugé que ce défaut de motivation rendait la décision illégale, sans examiner l'autre moyen tiré de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A sous deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l’attente.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

3 juin 2025• 2ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501452

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné la requête de Mme B, ressortissante russe, contestant son transfert aux autorités croates et son assignation à résidence. Le tribunal a constaté que le préfet du Bas-Rhin avait, par une décision postérieure à la requête, fait application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 pour enregistrer sa demande d'asile en France. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'arrêté de transfert et l'assignation à résidence sont devenues sans objet, le tribunal prononçant un non-lieu à statuer sur ces points. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été accordée.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

2 juin 2025• Juge unique - Eloignement
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401113

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant le refus implicite puis explicite de la préfète de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de Mme A, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : COCHE-MAINENTE

27 mai 2025• Chambre 3
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC01417

Avocat : COCHE-MAINENTE

27 mai 2025• 4ème chambre - formation à 3
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501262

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, compte tenu des demandes répétées et non abouties de l'intéressé, de l'existence de deux obligations de quitter le territoire français non exécutées, et de l'absence de circonstances justifiant un traitement prioritaire. Il relève également que l'obligation de quitter le territoire français constitue une décision administrative faisant obstacle à la mesure sollicitée. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-12, et l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

27 mai 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209381

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité privée. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte sollicitée le 30 avril 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Il a en outre condamné le CNAPS à verser 1 500 euros à M. A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

27 mai 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2209497

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, professeur des écoles, qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie de Nantes de recalculer sa rémunération après reprise d'ancienneté et de lui verser des primes pour les années 2017-2018 et 2018-2019. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs. Il a ensuite jugé que M. A ne pouvait se prévaloir des dispositions de l'article 10 du décret du 1er août 1990, celles-ci ne s'appliquant qu'aux professeurs stagiaires titularisés, ce qui n'était pas son cas puisqu'il était agent contractuel. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

27 mai 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112264

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C, victime d'un accident de moto le 13 juillet 2019 sur une route départementale de la Sarthe, afin d'engager la responsabilité du département pour défaut d'entretien normal en raison de la présence de gravillons. Le requérant sollicitait, à titre principal, un complément d'expertise et une provision, et à titre subsidiaire, une indemnisation totale de ses préjudices. Le département a contesté sa responsabilité, arguant de l'absence de défaut d'entretien normal et de l'imprudence fautive de la victime. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C et de la caisse primaire d'assurance maladie, considérant que la présence de gravillons ne constituait pas un défaut d'entretien normal de la voie publique. La décision est fondée sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien de l'ouvrage public, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Avocat : SCP HAUTEMAINE AVOCATS

27 mai 2025• 1ère Chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500908

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté les requêtes de M. B, ressortissant bangladais, dirigées contre un arrêté préfectoral du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire, et lui interdisant le retour pour 24 mois, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 3 mai 2025. Le tribunal a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), que l'obligation de quitter le territoire ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et que l'interdiction de retour était légale et proportionnée. En conséquence, l'assignation à résidence, fondée sur une perspective d'éloignement, a également été jugée légale.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

26 mai 2025• Juge unique - Eloignement