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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 441 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 441

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 718

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MANNEffacer tout
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505183

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A. La condition d’urgence a été présumée remplie en raison du refus de renouvellement et de la précarité administrative et financière du requérant. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, en raison d’un défaut de motivation en méconnaissance de l’article L. 232-4 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande sous un mois et de délivrer un récépissé avec autorisation de travail sous 48 heures, sous astreinte.

Avocat : SCHURMANN

17 juin 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402575

Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de M. B C contestant le refus de permis de construire opposé par le maire de Hyères pour un projet de surélévation et de changement de destination, fondé sur l'avis défavorable de l'architecte des bâtiments de France (ABF). Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision du préfet de région rejetant le recours hiérarchique contre l'avis de l'ABF, rappelant que cette décision ne peut être contestée qu'à l'appui d'un recours contre le refus de permis. Sur le fond, le tribunal a rejeté les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur d'appréciation concernant l'atteinte au site patrimonial remarquable (SPR), en application des articles L. 632-1 et L. 632-2 du code du patrimoine et de l'article L. 151-33 du code de l'urbanisme. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : HOFFMANN

16 juin 2025• 2ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503988

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B C contestant l'arrêté du préfet du Bas-Rhin lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et son assignation à résidence. Le juge a écarté les moyens d’incompétence, de défaut d’examen et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en se fondant sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, le requérant ne justifiant pas d’une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : ZIMMERMANN

16 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504859

Le Tribunal Administratif de Grenoble, par une ordonnance du 16 juin 2025, a procédé à la liquidation définitive de l'astreinte prononcée par un jugement du 16 décembre 2021. Ce jugement avait enjoint à la préfète de l'Isère d'assurer l'hébergement de M. A avant le 15 février 2022, sous astreinte de 200 euros par mois de retard. La préfète a demandé la liquidation de l'astreinte en faisant valoir que M. A était logé depuis le 16 mai 2023. Le tribunal a constaté que l'injonction n'avait été exécutée qu'à cette date et a condamné l'État à verser la somme de 3 200 euros au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : SCHURMANN

16 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505630

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. B visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour et la délivrance d'un récépissé. La juridiction a constaté que la préfète de l'Isère avait déjà accordé le rendez-vous sollicité, rendant sans objet cette partie de la requête. En revanche, la demande de délivrance d'un récépissé a été rejetée, faute d'information sur le dépôt d'un dossier complet par le requérant. L'ordonnance admet provisoirement M. B à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 800 euros à son avocat sous réserve de l'admission définitive à cette aide.

Avocat : SCHURMANN

16 juin 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503980

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté du 13 mai 2025 par lequel le préfet du Haut-Rhin avait assigné à résidence M. E, un ressortissant géorgien, dans le département du Haut-Rhin. Le tribunal a jugé que l'obligation faite à l'intéressé, résidant à Colmar, de se présenter chaque semaine à Mulhouse, située à une distance excessive, constituait une erreur d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : ZIMMERMANN

16 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302765

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de Mme B, adjointe technique au centre de recherche en automatique de l'université de Lorraine, qui sollicitait 5 000 euros en réparation d'un préjudice moral résultant de faits de harcèlement moral. La requérante invoquait un manquement de l'université à son obligation de sécurité. Le tribunal a estimé que les allégations de Mme B, présentées en termes généraux et non circonstanciés, ne permettaient pas de faire présumer l'existence d'un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. En l'absence d'éléments suffisamment précis et étayés, la requête a été rejetée.

Avocat : SELARL RICHARD & LEHMANN

16 juin 2025• Chambre 2
TA80Ordonnance

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502436

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C. Le juge a estimé que l'arrêté du maire de Senlis interdisant une manifestation du Réseau Pythagore, prévue le 14 juin 2025, ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de manifester. Il a considéré que cette mesure était nécessaire, adaptée et proportionnée pour prévenir des troubles à l'ordre public, en raison du risque avéré de heurts avec des participants à une commémoration du musée de la Vénerie et de la configuration des lieux. La décision s'appuie sur les articles L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales et L. 211-1 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : WEIMANN AMÉLIE

13 juin 2025
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501613

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. E, ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du préfet de la Vienne du 23 mai 2025 ordonnant sa remise aux autorités espagnoles, son interdiction de circulation sur le territoire français pour deux ans et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, la directrice de cabinet disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés du vice de procédure, du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles L. 621-1 à L. 621-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : HEILMANN

13 juin 2025• étrangers JU
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505550

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen père d'un enfant français. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressé sous un mois et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction sous trois jours ouvrables, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : SCHURMANN

12 juin 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2404884

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A contestant la décision du Département de la Moselle confirmant un trop-perçu de revenu de solidarité active (RSA) de 6 499,74 euros. Le juge unique a estimé que l'indu était justifié car M. A n'avait pas déclaré l'intégralité de ses ressources, sans apporter de preuve convaincante de leur origine (prêt ou vente d'objets). La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-2, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui imposent la déclaration de toutes les ressources du foyer.

Avocat : CHRISTMANN

12 juin 2025• Juge Unique
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2408658

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la SAS AFG, qui demandait l’annulation de la décision du 27 février 2024 par laquelle l’Établissement public foncier de Provence-Alpes-Côte d’Azur avait exercé son droit de préemption urbain sur deux parcelles à Gignac-la-Nerthe. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, jugeant que la délégation du droit de préemption à l’établissement public et sa subdélégation à sa directrice générale étaient régulières au regard des articles L. 321-4 et R. 321-10 du code de l’urbanisme, ainsi que du décret n° 2001-1234 du 20 décembre 2001. La solution retenue confirme la légalité de la décision de préemption.

Avocat : THOME HEITZMANN SOCIETE D'AVOCATS

11 juin 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505088

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A qui sollicitait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'absence de contestation sérieuse n'était pas remplie, la préfète de l'Isère soutenant que le dépôt tardif de la demande de renouvellement faisait obstacle à la délivrance de plein droit de ce document en application de l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a précisé qu'il ne lui appartenait pas de trancher cette contestation sérieuse, même en présence d'atteintes alléguées aux libertés fondamentales. Mme A a toutefois été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Avocat : SCHURMANN

11 juin 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503737

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B D, ressortissant géorgien, contestant un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 5 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et a jugé que la décision d'éloignement était fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé ne justifiant pas d'une entrée régulière ni d'un titre de séjour valide. La solution retenue confirme la légalité des mesures contestées, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ZIMMERMANN

11 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508205

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant mauritanien entré en France à l'âge de trois mois. La juridiction a jugé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. B résidait en France depuis son enfance, que sa mère était réfugiée et que ses attaches familiales étaient exclusivement en France, tandis que les faits de trouble à l'ordre public reprochés n'avaient pas donné lieu à condamnation judiciaire. En conséquence, l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence ont également été annulés.

Avocat : SELARL LEHMANN & ALAIMO

11 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2507956

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 6 mai 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. A, ressortissant polonais, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge estimant que le comportement reproché (violences isolées sans condamnation) ne justifiait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de sa résidence stable en France depuis 2002, de son emploi de longue durée et de la présence de son épouse et de ses trois enfants scolarisés.

Avocat : SELARL LEHMANN & ALAIMO

11 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2401314

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l’annulation du refus du maire de La Seyne-sur-Mer de retirer un permis de construire accordé à la société Prométhée Promotion pour un programme de 9 logements. Le juge a d’abord reconnu l’intérêt à agir de M. B, en tant que propriétaire voisin immédiat du projet. Cependant, après avoir examiné les moyens soulevés (insuffisance du dossier de demande, notamment sur la gestion des eaux pluviales, la stabilité des sols, les déchets et la circulation), le tribunal a estimé que la réalité d’une fraude n’était pas établie et que la décision de refus de retrait n’était pas entachée d’une erreur manifeste d’appréciation. La requête a donc été rejetée, de même que les conclusions à fin d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : HOFFMANN

10 juin 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505312

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme B d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète de l'Isère ayant délivré le rendez-vous sollicité en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie de la requête. En revanche, la demande d'injonction de délivrance d'un récépissé a été rejetée, car elle se heurtait à une contestation sérieuse, la délivrance d'un tel document étant subordonnée au dépôt préalable d'un dossier complet. Le tribunal a également accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle à Mme B.

Avocat : SCHURMANN

10 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505313

**Résumé de la décision** Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l'Isère de délivrer à M. B..., ressortissant sri-lankais, une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La solution retenue est fondée sur l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose à l'administration de délivrer ce document lorsque l'instruction d'une demande complète se prolonge au-delà de la validité du titre. Le tribunal a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, le requérant se trouvant privé de tout document justifiant de son droit au séjour et au travail.

Avocat : SCHURMANN

10 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504775

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé une carte de résident valable jusqu'en 2035. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête.

Avocat : SCHURMANN

6 juin 2025