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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 142

Décisions totales

383 581

Ordonnances

269 761

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MASEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508090

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B, ressortissant ivoirien, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Essonne refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d’enfant français. Le juge des référés a d’abord reconnu l’existence de cette décision implicite, née du silence gardé pendant plus de quatre mois sur la demande de l’intéressé. Il a ensuite estimé que la condition d’urgence était remplie, le refus de renouvellement d’un titre de séjour créant par lui-même une situation d’urgence. Enfin, le juge a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de refus et enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : TOMASI

31 juillet 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508155

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par la préfète de l'Essonne sur la demande de changement de statut de Mme B, ressortissante russe. Le juge a écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté, la préfète n'ayant pas informé la requérante des voies et délais de recours. Il a estimé que la condition d'urgence était satisfaite, Mme B risquant de perdre son emploi, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard de l'article L. 421-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOMASI

31 juillet 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508889

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien conjoint de Français, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise pour ce type de référé n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas de situation de précarité financière ou d'autres circonstances justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision a été prise par ordonnance motivée, sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : TOMASI

31 juillet 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2305003

Le Tribunal administratif de Lille annule la décision du 2 avril 2022 par laquelle la caisse d'allocations familiales du Nord a notifié à M. A un indu de prime exceptionnelle de fin d'année de 442,10 euros. Le juge unique retient que cette décision, qui impose une sujétion, est insuffisamment motivée en droit en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. L'annulation n'implique pas nécessairement la décharge de l'obligation de payer, la caisse pouvant régulariser la situation. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocate de M. A au titre des frais de justice.

Avocat : SCP MASSON ET DUTAT

31 juillet 2025• juge unique (3)
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302748

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné deux requêtes de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 620,29 euros et un courrier de la CAF du Nord l’informant d’une manœuvre frauduleuse. Sur la première requête, le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l’irrégularité de la notification, au défaut de saisine de la commission de recours amiable, à l’exercice du droit de communication et à la méconnaissance des articles 6 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Sur la seconde requête, le tribunal a jugé que le courrier du 21 novembre 2022 constituait un acte préparatoire insusceptible de recours, et l’a donc rejetée comme irrecevable. La solution retenue est le rejet des deux requêtes, fondé sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.

Avocat : SCP MASSON ET DUTAT

31 juillet 2025• juge unique (3)
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509331

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 20 janvier 2025 l'obligeant à quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a soulevé d'office la tardiveté de la requête, constatant que M. B, qui était détenu lors de la notification de l'arrêté, disposait d'un délai de recours de sept jours en application des articles L. 614-3 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, enregistrée le 24 juillet 2025, soit plusieurs mois après l'expiration de ce délai, a été jugée irrecevable. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle et aux frais de justice.

Avocat : TOMASI

31 juillet 2025• ELOIGNEMENT
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512654

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution des décisions implicites de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France rejetant les recours de trois familles afghanes. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, les requérants étant en situation irrégulière au Pakistan et exposés à un risque de renvoi forcé vers l'Afghanistan où ils craignent des traitements inhumains et dégradants. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des refus, en raison d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des risques encourus par les intéressés, eu égard à leurs profils (minorité tadjike chiite, anciens militaires, militants associatifs). La solution a été fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les stipulations de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MASSIN-TRACHEZ

30 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2511955

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour Mme A et son enfant, au titre du regroupement familial. En cours d'instance, les visas sollicités ont été délivrés par l'administration. Par conséquent, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction, celles-ci étant devenues sans objet. Il a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : THOMAS

30 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512390

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction permettait à l'intéressé de justifier de la régularité de son séjour. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

30 juillet 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507940

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du 8 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de vice de procédure, estimant que l'entretien individuel a été mené par une personne qualifiée. Il juge également que la préfète n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'utilisant pas la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement, la présence du frère du requérant en France ne constituant pas un motif suffisant. La décision est donc confirmée.

Avocat : TOMASI

30 juillet 2025• Reconduites à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519354

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. H, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 7 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en se basant sur les pièces produites par le préfet établissant la régularité de la procédure de transfert.

Avocat : TOMASI

30 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520613

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de police du 5 juin 2025 refusant à M. A le changement de statut vers un titre de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligeant à quitter le territoire. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressé n'ayant pas présenté sa demande dans l'année suivant l'obtention de son diplôme, ce qui relevait de son propre fait. En conséquence, la suspension de l'exécution de la décision attaquée n'a pas été ordonnée.

Avocat : TOMASI

30 juillet 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2507949

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la société publique des écoles marseillaises. Cette demande visait à obtenir une expertise préventive avant la construction d'un groupe scolaire boulevard Bara à Marseille. Le juge a désigné un expert pour constater l'état des immeubles voisins susceptibles d'être affectés par les travaux et, le cas échéant, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages futurs. La mission de l'expert pourra se poursuivre pendant toute la durée du chantier.

Avocat : MAS

30 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512260

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A..., ressortissant libanais. Le juge a écarté l’exception de non-lieu soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction ne privait pas d’objet la demande de suspension. La solution retenue est le rejet de la requête, sans que le texte précise si ce rejet est fondé sur l’absence d’urgence ou de doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

29 juillet 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2513022

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la présidente de l'Université Sorbonne Paris Nord annulant l'élection de la direction de l'UFR des sciences économiques et gestion. La requérante, Mme A, ne justifiait pas d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, car elle n'établissait pas que l'annulation portait une atteinte grave et immédiate à sa situation ou à l'intérêt du service. Le juge a notamment relevé qu'elle pouvait continuer à exercer ses fonctions jusqu'à la désignation de son successeur et que la seule crainte de ne pas être réélue ne suffisait pas à caractériser l'urgence. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions au titre des frais de justice.

Avocat : THOMAS & THOMAS AARPI

29 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517010

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, un ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 16 juin 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de son séjour récent en France et de sa situation personnelle. Il a également jugé que M. B n'apportait pas la preuve de défaillances systémiques en Espagne justifiant l'application des clauses de sauvegarde prévues par le règlement (UE) n° 604/2013 et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : TOMASI

29 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2203601

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SCI Saint-Jory Faïnantchial contestant des titres de perception émis pour la taxe d'aménagement et la redevance d'archéologie préventive. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société. Il a notamment jugé que le moyen tiré de l'illégalité de la délibération fixant le taux de la taxe était infondé et que les autres moyens, relatifs à un vice de forme ou à une erreur de calcul, n'étaient pas établis. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir soulevées en défense.

Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

29 juillet 2025• 5ème Chambre
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2502054

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités bulgares pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Bulgarie, État responsable de la demande d'asile.

Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON

29 juillet 2025• étrangers JU
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508715

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant comorien, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que, faute de décision explicite de l'administration dans un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande d'injonction tendant à obtenir une attestation de prolongation ou une décision sur le renouvellement était sans objet. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : TOMASI

29 juillet 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2508691

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui proposer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour ou de lui délivrer un récépissé, invoquant une atteinte grave à ses libertés fondamentales. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, Mme A étant encore titulaire d'un titre de séjour valable jusqu'au 11 août 2025. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : TOMASI

29 juillet 2025