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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 142

Décisions totales

383 581

Ordonnances

310 556

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MASEffacer tout
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2410686

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A épouse B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 15 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que la durée de vie commune avec son époux (dix-neuf mois) et la brièveté de son séjour en France (moins de deux ans) ne caractérisaient pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. En conséquence, le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et a rejeté l'ensemble des demandes de la requérante.

Avocat : KUHN-MASSOT

17 mars 2025• 1ère Chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503522

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de carte de résident, née du silence du préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, car M. B n'a pas justifié de la réalité de l'interruption de ses prestations sociales ni de sa situation de précarité alléguée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

17 mars 2025
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2410684

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A C, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale", l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une présence continue en France depuis 2010 et que les liens personnels et familiaux allégués n'étaient pas suffisamment établis pour caractériser une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. La solution retenue est fondée sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : KUHN-MASSOT

17 mars 2025• 1ère Chambre
TA13Décision

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2410691

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B épouse C, ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas de sa présence habituelle en France depuis 2014, faute de pièces suffisantes, et que son mariage récent (2023) ne démontrait pas l'intensité et la stabilité de ses liens familiaux. En conséquence, le tribunal a jugé que l'arrêté ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : KUHN-MASSOT

17 mars 2025• 1ère Chambre
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411262

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A, qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive à compter du 10 juin 2011, mais Mme A avait déjà été indemnisée pour la période allant jusqu'au 26 janvier 2023 par un précédent jugement. Pour la période postérieure, elle n'a pas justifié du renouvellement de sa demande de logement social ni démontré la persistance de sa situation, ne remplissant donc pas les conditions d'une nouvelle indemnisation. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : TOMAS

17 mars 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA30Décision

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500763

Le Tribunal administratif de Nîmes a été saisi par Mme C d’une demande de suspension du refus implicite du préfet du Gard d’enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En cours d’instance, le préfet a délivré un récépissé à la requérante, prolongeant ses droits jusqu’au 27 août 2025, ce qui a conduit Mme C à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement et a admis la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 500 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : CHABBERT-MASSON

17 mars 2025
TA35Décision

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2501197

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, titulaire d'un titre de séjour pluriannuel arrivé à expiration, demandait qu'il soit enjoint au préfet du Morbihan de le convoquer pour déposer sa demande de renouvellement, en raison de difficultés persistantes avec la plateforme de téléservice ANEF. Le juge a estimé que la mesure sollicitée n'était pas utile, car le dysfonctionnement invoqué ne résultait pas d'une carence humaine de l'administration, mais d'un problème technique pour lequel le requérant devait recourir au dispositif d'accompagnement et à la fonction support mis en place par le ministère de l'intérieur. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-2, et les arrêtés d'application relatifs au téléservice "ANEF".

Avocat : MASCRIER

17 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503509

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme D épouse C A de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction, après que le préfet de la Seine-Saint-Denis a indiqué avoir fait droit à sa demande de titre de séjour. La requérante s'est désistée de ses demandes principales, ne maintenant que sa demande de frais de justice. Le juge a donné acte de ce désistement pur et simple. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'Etat a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais du litige.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

15 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503637

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté que la requête de Mme C épouse A, visant à suspendre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour, avait perdu son objet. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a en effet démontré avoir accordé à la requérante une carte de séjour valable jusqu'en 2029, rendant la suspension demandée sans effet. En conséquence, le tribunal a rejeté les conclusions à fin de suspension et d'injonction, tout en admettant provisoirement l'intéressée à l'aide juridictionnelle. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

15 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503208

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 20 janvier 2025 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A, ressortissant malien, et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une situation de précarité suffisamment immédiate malgré son licenciement, et qu'aucun doute sérieux n'existait sur la légalité de la décision, le préfet ayant valablement retenu que le titre de séjour présenté par M. A était un document falsifié. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

15 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503523

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de Mme B. Celle-ci contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "passeport talent". Le tribunal a relevé que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait fait droit à sa demande en lui attribuant une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2028. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction sont devenues sans objet. L'Etat a été condamné à verser 800 euros à Mme B au titre des frais de justice.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

15 mars 2025
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2101126

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SARL Via Corsa d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi suite à la résiliation pour motif d’intérêt général d’un marché public d’aménagement d’un carrefour, notifiée par la collectivité de Corse. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions subsidiaires de la société tendant à la reprise des relations contractuelles, au motif qu’elles n’avaient pas été introduites dans le délai de deux mois suivant la notification de la résiliation, conformément à la jurisprudence relative au recours de plein contentieux. Sur le fond, la décision ne précise pas la solution retenue concernant la demande principale d’indemnisation, mais elle applique les principes généraux du droit de la commande publique et du contentieux contractuel.

Avocat : CABINET D'AVOCATS TOMASI-VACCAREZZA-BRONZINI DE CARAFFA-TABOUREAU-GENUINI-LUISI

14 mars 2025• 1ère chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501034

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. D C, ressortissant albanais, contestant l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 1er mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions en annulation et en injonction présentées par le requérant.

Avocat : MASSIERA

14 mars 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201217

Le Tribunal Administratif de Bastia annule le permis de construire délivré par le maire d'Oletta à la SCI L'Alivetu di a Conca d'Oru pour un bâtiment à usage de garage, atelier et bureau. La décision est fondée sur la méconnaissance de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, qui impose une urbanisation en continuité avec les bourgs, villages ou groupes de constructions existants en zone de montagne. Le tribunal constate que le terrain d'assiette, situé dans un vaste espace naturel avec des constructions éparses, ne peut être regardé comme en continuité avec un tel ensemble. Par ailleurs, l'application de l'article L. 122-7 du même code est écartée en raison de l'annulation du classement en zone AUe par le plan local d'urbanisme.

Avocat : TOMASI

14 mars 2025• 1ère chambre
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503508

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme C épouse A visant à suspendre la décision implicite de refus de renouvellement de sa carte de résident prise par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction n'abrogeait pas la décision implicite contestée. Il a également écarté la fin de non-recevoir tirée de l'absence de décision implicite. La solution retenue par le juge des référés n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

14 mars 2025
TA93Décision

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503525

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant indien, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant". Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 5 juin 2025. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : GROUPEMENT TOMASI-DUMOULIN

14 mars 2025
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427121

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de regroupement familial pour son épouse. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, en application des articles R. 222-1, R. 421-1, R. 421-2 et R. 421-5 du code de justice administrative. Le délai de recours de deux mois, courant à compter de la décision implicite de rejet de son recours gracieux, était expiré lors de l'enregistrement de la requête.

Avocat : TOMASI

14 mars 2025
TA69Décision

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503018

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant roumain, contestant les décisions du préfet de la Savoie du 11 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant de circuler en France pendant deux ans. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées, prises par une autorité compétente et fondées sur un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le comportement de M. B constituait une menace réelle et actuelle pour l'ordre public, justifiant la mesure d'éloignement sur le fondement de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue s'appuie également sur les articles L. 251-3 et L. 251-4 du même code pour le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de circulation.

Avocat : TOMASI

14 mars 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432229

Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 4 décembre 2024 prolongeant de douze à vingt-quatre mois son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal écarte les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, et juge que le préfet n’a pas commis d’erreur d’appréciation en se fondant sur le maintien irrégulier de l’intéressé et son signalement pour des faits de conduite sans permis et sans assurance, en application des articles L. 612-6, L. 612-7 et L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : TOMASI

14 mars 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400235

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2008, qui demandait réparation pour l'absence d'offre de relogement. Le tribunal a jugé que la carence de l'État à exécuter cette décision dans le délai de six mois engage sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Pour évaluer le préjudice, le tribunal a précisé que la situation de suroccupation doit être appréciée selon les critères des articles R. 441-14-1 et R. 822-25 du même code, en fonction de la surface du logement et de la composition du foyer. La solution retenue est que la responsabilité de l'État est engagée à compter du 5 février 2009, mais le préjudice sera déterminé en tenant compte de l'évolution de la situation familiale et des conditions de logement.

Avocat : CHAMAS

13 mars 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13