10 142 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 142
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 868
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a admis provisoirement la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Il a ensuite ordonné la suspension de l'exécution du refus de renouvellement de sa carte de séjour, considérant que l'urgence était caractérisée par la situation de grave précarité de la famille et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale. Le juge a notamment relevé que cette dernière pouvait méconnaître les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien. Le juge a admis le requérant provisoirement à l'aide juridictionnelle mais a rejeté la suspension de la décision préfectorale, considérant que le délai de cinq mois écoulé depuis l'expiration de son récépissé ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande de provision sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé du rejet du renouvellement d'un titre de séjour pour soins. La requérante n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment en ce qui concerne la disponibilité de son traitement médical au Nigéria. Le juge a appliqué les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour associée. La juridiction estime que les décisions du préfet de police sont régulières, notamment en ce qui concerne la compétence de l'auteur, la motivation et l'examen individuel de la situation. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a jugé que ce classement, fondé sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 en raison du dossier incomplet du requérant, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La solution retenue est le rejet de la requête en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : KUHN-MASSOT
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant le moyen d'incompétence et en estimant que la motivation était suffisante au regard des articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée comme étant sans objet.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en examinant la demande au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA, qui n'est pas applicable aux ressortissants marocains régis par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Le tribunal a renvoyé l'affaire au préfet pour qu'il réexamine la situation du requérant en utilisant son pouvoir discrétionnaire général de régularisation, en tenant compte de l'ensemble des éléments de sa situation personnelle.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris a statué sur une demande de référé-liberté concernant le refus implicite d'enregistrement d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un étranger. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire en raison de l'urgence. Il a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension, l'administration ayant ultérieurement convoqué l'intéressé pour déposer son dossier, et a donné acte de son désistement concernant l'injonction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant son recours contre le refus implicite de titre de séjour, celui-ci ayant finalement obtenu une carte de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., ressortissant irakien, contestant un arrêté préfectoral du 7 février 2026 l'assignent à résidence dans les Bouches-du-Rhône pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment une irrégularité de notification, une erreur de fait sur sa nationalité et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, jugeant que l'assignation était fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), dès lors que l'obligation de quitter le territoire français dont M. B. faisait l'objet datait de moins de trois ans et que son éloignement restait une perspective raisonnable. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : KUHN-MASSOT
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante étrangère demandant l'injonction au préfet d'examiner sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que, le silence de l'administration ayant fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA, les mesures sollicitées n'étaient plus utiles et auraient fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La demande, présentée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ne remplissait donc pas les conditions légales du référé "mesures utiles".
Avocat : MASILU LOKUBIKE
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté municipal de préemption urbain. La société requérante s'étant désistée de sa demande d'annulation, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a condamné la commune à verser à la société la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code, tout en rejetant la demande similaire de la commune.
Avocat : SCP MASSON ET DUTAT
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., une fonctionnaire territoriale, qui contestait le refus du maire d'Annœullin de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie (Covid-19 contracté en 2020). La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un lien direct et essentiel entre sa contamination et l'exercice de ses fonctions, comme l'exige l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Les conclusions nouvelles, déposées hors délai, ont par ailleurs été jugées irrecevables.
Avocat : SCP MASSON ET DUTAT
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus de renouvellement d'une carte de résident. La juridiction a constaté que la convocation du requérant par la préfecture pour déposer une nouvelle demande rendait la demande de suspension sans objet. Elle a en conséquence rejeté l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, faute de preuve de frais exposés.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas de manière probante de l'impossibilité pour son épouse de se rendre dans un pays tiers. La requête est donc rejetée sans examen du sérieux du moyen de légalité.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une requête visant à suspendre la décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour et à obtenir la délivrance d'un titre provisoire. La juridiction constate le désistement pur et simple de la requérante sur le fond de sa demande en suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative). Elle admet néanmoins la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser à son avocate une somme au titre des frais exposés (article L. 761-1 du CJA et article 37 de la loi du 10 juillet 1991).
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement de la carte de résident de M. B... Le juge a considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment car le préfet avait convoqué l'intéressé pour la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision expresse de rejet n'était établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 28 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. En cours d’instance, le préfet du Tarn a abrogé cet arrêté par une décision du 10 février 2026. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l’État à verser 1 000 euros au conseil de M. A... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MASAROTTO ANOUCHKA
Le Tribunal administratif de Versailles statue sur une demande de suspension et d'injonction relative à un refus implicite de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le juge des référés donne acte de ce désistement. Il condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 500 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Avocat : MASILU LOKUBIKE