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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

723 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

723

Décisions totales

383 581

Ordonnances

256 668

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MEAEffacer tout
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403482

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Après que le préfet lui a accordé un titre de séjour valable dix ans, Mme B s’est désistée de ses conclusions principales, ne maintenant que sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple et, sur le fondement de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle, a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : GOMMEAUX

21 août 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506895

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’association Equalis qui demandait l’expulsion d’un occupant sans droit ni titre d’un logement passerelle. Le juge a estimé que le litige, portant sur l’occupation d’un bien appartenant à une personne privée, était manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative. Il a relevé que l’association ne justifiait pas d’un agrément d’État en cours ni de l’appartenance du logement à une personne publique. La demande a donc été rejetée comme irrecevable.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET FIDAL MEAUX

19 août 2025
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2505084

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de la Gironde refusant un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une situation particulière nécessitant une suspension immédiate, et qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, menace à l'ordre public, méconnaissance de l'accord franco-algérien et de la convention internationale des droits de l'enfant) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MEAUDE

18 août 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322459

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme A pour contester un arrêté du préfet de police du 28 août 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. En cours d'instance, le préfet a délivré à Mme A une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2025, rendant les conclusions principales de la requête sans objet. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes d'annulation et d'injonction. En application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 100 euros à l'avocate de Mme A.

Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA

8 août 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512843

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour au titre de l'asile opposée à une famille afghane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les requérants ne démontrant pas un risque suffisamment immédiat d'expulsion de l'Iran vers l'Afghanistan. Il a également jugé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'absence de motivation, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : GOMMEAUX

8 août 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504548

Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de Mme A, ressortissante sierra-léonaise, visant à obtenir la remise de sa carte de résident ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal rejette l'exception de non-lieu soulevée par le préfet de la Gironde, constatant que la requérante ne dispose toujours pas de son titre de séjour ni d'un récépissé en cours de validité. Considérant l'urgence résultant de sa situation précaire et de l'absence de rendez-vous effectif malgré la fabrication du titre, le juge enjoint au préfet de fixer un rendez-vous à Mme A dans un délai de trois jours pour lui remettre sa carte de résident. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'État est condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais d'instance.

Avocat : MEAUDE

7 août 2025
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-25BX01735

Avocat : MEAUDE

6 août 2025• Juge des référés
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403221

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait un arrêté du préfet du Doubs l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation pour deux ans. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur le 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace réelle et actuelle que son comportement représentait pour l'ordre public. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.

Avocat : GOMMEAUX

31 juillet 2025• 5ème Chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504866

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'établir avoir effectivement déposé une demande de titre de séjour auprès du préfet de Seine-et-Marne. En l'absence de preuve de l'existence de la décision contestée, la demande a été jugée dépourvue d'objet. L'ordonnance a été rendue en application des articles L. 522-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA

30 juillet 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2405663

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante pakistanaise, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 mars 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni aux stipulations de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.

Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA

29 juillet 2025• 7ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2502822

Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 2 juin 2025 refusant à la société Canyther une dérogation au repos dominical. Le juge estime que le mémoire en défense du préfet, bien que tardif, n'a pas violé le principe du contradictoire, la société ayant pu y répondre. Il considère que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la société n'établit pas de manière suffisante que l'arrêté compromettrait gravement son équilibre économique ou la pérennité de l'emploi d'un salarié. En l'absence d'urgence caractérisée, la demande de suspension est rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens relatifs à la légalité de l'arrêté.

Avocat : SCP HAMEAU - GUERARD - BONTE

28 juillet 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506350

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, ressortissant malgache, qui sollicitait la suspension des décisions implicites du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale" et l'enregistrement de sa demande de titre "étudiant". Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que le préfet a établi avoir pris une décision favorable le 8 janvier 2025 et que le titre de séjour de l'intéressé était en cours de fabrication, avec un rendez-vous fixé pour son retrait. En conséquence, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, de même que les demandes au titre des frais de justice.

Avocat : GOMMEAUX

24 juillet 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207059

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme D... contestant le refus du préfet du Pas-de-Calais d'enregistrer sa demande de titre de séjour. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté sa demande, estimant que le préfet avait légalement fondé son refus sur l'absence de production d'un passeport ou d'un justificatif d'identité, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision administrative.

Avocat : GOMMEAUX

23 juillet 2025• 5ème Chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512151

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... demandant la suspension du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La requérante sollicitait un changement de statut vers une carte « talent salarié qualifié », et non un simple renouvellement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car l’attestation de prolongation d’instruction dont elle disposait lui permettait de séjourner en France et ne démontrait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA

22 juillet 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505575

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités belges (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen sérieux de la situation personnelle et l'irrégularité de la procédure liée à l'entretien individuel prévu par l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a jugé que la décision de transfert était légale et que l'assignation à résidence était justifiée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : GOMMEAUX

18 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2504400

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté du préfet de la Gironde du 27 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et professionnelle (métier en tension), et une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.

Avocat : MEAUDE

18 juillet 2025• Eloignement 72 heures
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410691

Le Tribunal Administratif de Lille a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions principales tendant à l’annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et à des injonctions. Le requérant, admis à l’aide juridictionnelle totale, maintenait uniquement sa demande de frais irrépétibles. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.

Avocat : GOMMEAUX

17 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432133

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de M. A B contestant les refus d'attribution de logements sociaux par Paris Habitat OPH. Le tribunal a jugé que les courriels du service "LOC'Annonces" ne constituaient pas des décisions expresses de rejet, mais de simples informations, et que la décision implicite de rejet de Paris Habitat était légale. Il a estimé que le bailleur pouvait légalement fonder son refus sur le système de cotation, sans avoir à justifier qu'au moins cinq candidats avaient une meilleure cotation. Les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées, et la requête a été qualifiée de dilatoire, conduisant au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET LHUMEAU, GIORGETTI, HENNEQUIN & ASSOCIES - LGH & ASSOCIES (SELAS)

17 juillet 2025• 6e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416990

Le Tribunal administratif de Paris a examiné la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, contestant l'arrêté du préfet de police du 5 août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a admis la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. Il a ensuite annulé l'arrêté préfectoral au motif que la décision de refus de séjour méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de Mme A et à l'intérêt supérieur de ses enfants. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de police de délivrer à Mme A un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.

Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA

17 juillet 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501462

Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l’arrêté préfectoral du 10 mars 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le Maroc comme pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation. Il a également jugé que le refus de titre de séjour n’était entaché ni d’erreur de fait ni d’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que les autres moyens (violation de l’article 8 de la CEDH, erreur manifeste d’appréciation, illégalité par voie d’exception) étaient infondés.

Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA

16 juillet 2025• 3ème Chambre