96 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96
Décisions totales
383 581
Ordonnances
240 523
Avec résumé IA
Avocat : SCP BREILLAT DIEUMEGARD MASSON
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant son recours contre le refus implicite de titre de séjour, celui-ci ayant finalement obtenu une carte de séjour. La juridiction condamne néanmoins l'État à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Le Tribunal administratif de Poitiers, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, constate que le requérant a été placé en rétention administrative à Hendaye (Pyrénées-Atlantiques) en cours d’instance. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal administratif de Pau, dans le ressort duquel se situe le lieu de rétention.
Le Tribunal administratif de Poitiers a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en excès de pouvoir. Celle-ci visait l’annulation d’un arrêté préfectoral du 30 septembre 2025 refusant un titre de séjour et assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le désistement a été formalisé par le requérant après une demande de confirmation de maintien des conclusions adressée sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du même code pour donner acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 3 novembre 2025 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme C..., ressortissante géorgienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de l'absence de démonstration d'une nécessité impérieuse de travailler ou de subvenir aux besoins de ses enfants. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Vienne du 30 juillet 2025 refusant le regroupement familial de M. B... pour son épouse et son fils. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la séparation familiale invoquée n'était pas suffisamment grave et immédiate, le requérant n'ayant pas établi de circonstances particulières justifiant une urgence. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige à la fois l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de l'acte.