250 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
250
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 421
Avec résumé IA
Avocat : MENAGE
Sujet principal : Demande en référé-suspension d'une sanction d'exclusion temporaire de fonction d'un an prononcée contre une agent public. Juridiction : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante perçoit une allocation et n'apporte pas d'éléments suffisants sur sa situation financière. De plus, aucun des moyens soulevés (irrégularité de procédure, erreur de fait, disproportion de la sanction) ne crée un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article L. 533-1 du code général de la fonction publique (sanctions disciplinaires).
Avocat : MENARD
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance de la requérante. Le sujet principal était le recours contre la décision de mettre fin à son stage d'infirmier et de la réintégrer comme aide-soignante. La juridiction a constaté un désistement implicite, car la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de reconnaissance de sa maladie anxiodépressive comme imputable au service. Le tribunal a jugé que la décision de la communauté d'agglomération n'était entachée ni d'incompétence, ni d'insuffisance de motivation, ni d'erreur d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 relatives aux conditions d'imputabilité au service d'une invalidité temporaire.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la requête d'un ressortissant guinéen demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal estime que l'intéressé ne justifie pas, à la date de la décision, de liens personnels et familiaux en France suffisamment stables et anciens, ni d'une insertion sociale ou professionnelle effective. Il conclut que le refus de titre de séjour ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet de Seine-et-Marne avait régulièrement exercé son pouvoir de régularisation exceptionnelle et que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard de l'absence de titre de séjour régulier et de la situation de l'emploi. La juridiction a appliqué les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) du 7 juin 2023. Le tribunal estime la requête manifestement irrecevable car elle a été introduite le 6 janvier 2026, bien au-delà du délai de recours de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur le fait que la notification de l'OQTF était régulière et que le requérant n'avait pas signalé de changement d'adresse.
Avocat : RAMENAH
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, donne acte du désistement de la requérante concernant sa demande d'injonction envers le préfet des Hauts-de-Seine. Il condamne néanmoins l'État à lui verser 800 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin à la procédure sans ordonner la mesure initialement sollicitée.
Avocat : MENAHEM-PAROLA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 25 avril 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en ne motivant pas suffisamment le refus de délivrance d'un certificat de résidence au titre de la vie privée et familiale. Elle a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi étaient entachées d'illégalité, car fondées sur ce refus irrégulier.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée, notamment en ce qui concerne l'obligation de remettre le passeport, et qu'elle ne démontrait pas un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressée au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de séjour dans un délai de deux mois.
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation de l'État pour préjudice résultant de la poursuite de l'exécution d'un arrêté préfectoral illégal annulé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (6e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal reconnaît la responsabilité de l'État pour faute, en raison de la carence du préfet à procéder aux mesures d'exécution du jugement annulant l'arrêté, malgré les demandes de la requérante. Il rejette cependant la demande de déréférencement de l'arrêté sur les moteurs de recherche, estimant que cette compétence relève de l'exploitant du moteur de recherche et non de l'autorité préfectorale. **Textes appliqués** : Article L. 1331-22 du code de la santé publique (pour l'annulation initiale de l'arrêté) et article 106 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés (concernant le droit au déréférencement).
Avocat : CABINET MENANT ET ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension du refus de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale de suspension, car le préfet avait délivré une attestation de prolongation d'instruction après l'introduction du recours. L'État a été condamné à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Le Tribunal administratif de Nantes statue par ordonnance sur une requête en excès de pouvoir visant le refus de reconnaissance d'une maladie professionnelle imputable au service. Il donne acte du désistement de la requérante concernant ses conclusions principales, après une nouvelle décision de rejet de l'administration, et rejette sa demande d'allocation pour frais. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative relatives aux ordonnances, notamment l'article R. 222-1.
Avocat : SELARL MENARD-JULIENNE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'une ressortissante péruvienne demandant l'annulation du refus de lui délivrer une carte de résident longue durée-UE ou une carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a considéré que la décision expresse de refus intervenue en cours d'instance se substituait aux refus implicites initialement contestés. Il a jugé que le préfet de police, en délivrant une carte de séjour temporaire "salarié", n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conditions légales, notamment celles prévues à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 18 février 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant malien. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation de l'administration au regard de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment sa présence stable en France depuis 2016, son activité professionnelle et ses attaches familiales. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "salarié" dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de l'instance.