119 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
119
Décisions totales
383 581
Ordonnances
229 931
Avec résumé IA
Avocat : MENAGE
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation de son pays de destination. Le tribunal a jugé que le préfet de Seine-et-Marne avait régulièrement exercé son pouvoir de régularisation exceptionnelle et que la décision était suffisamment motivée, notamment au regard de l'absence de titre de séjour régulier et de la situation de l'emploi. La juridiction a appliqué les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 25 avril 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, en ne motivant pas suffisamment le refus de délivrance d'un certificat de résidence au titre de la vie privée et familiale. Elle a également jugé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi étaient entachées d'illégalité, car fondées sur ce refus irrégulier.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 4 décembre 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée, notamment en ce qui concerne l'obligation de remettre le passeport, et qu'elle ne démontrait pas un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressée au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de séjour dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension du refus de délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». Le juge a constaté un non-lieu à statuer sur la demande principale de suspension, car le préfet avait délivré une attestation de prolongation d'instruction après l'introduction du recours. L'État a été condamné à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'une ressortissante péruvienne demandant l'annulation du refus de lui délivrer une carte de résident longue durée-UE ou une carte de séjour pluriannuelle. Le tribunal a considéré que la décision expresse de refus intervenue en cours d'instance se substituait aux refus implicites initialement contestés. Il a jugé que le préfet de police, en délivrant une carte de séjour temporaire "salarié", n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conditions légales, notamment celles prévues à l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 18 février 2025 refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant malien. La juridiction a retenu une erreur manifeste d'appréciation de l'administration au regard de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment sa présence stable en France depuis 2016, son activité professionnelle et ses attaches familiales. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "salarié" dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de l'instance.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un certificat de résidence algérien. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 30 janvier 2024 lui refusant un certificat de résidence "salarié", l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que la demande d'autorisation de travail n'avait pas à être instruite selon les règles du code du travail. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. B..., sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète de l’Essonne de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction) par un mémoire du 30 décembre 2025. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’Etat a été condamné à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait le refus implicite de la préfète de l'Essonne de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'autorité, le défaut de motivation et de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que la décision implicite était réputée prise par l'autorité compétente et que l'intéressé n'avait pas demandé la communication des motifs. Il a également jugé que la préfète n'était pas tenue de saisir la commission, faute pour M. A... de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, et que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.