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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 614 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 614

Décisions totales

383 581

Ordonnances

273 615

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : MEREffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2505352

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis du 28 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence du signataire, le défaut d'examen réel de sa situation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité des décisions fondées sur les articles L. 611-1 à L. 611-3 et L. 612-2 à L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HERMERION AVOCATS

16 décembre 2025• 4ème chambre
TA87Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502487

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Indre du 13 octobre 2025. Cet arrêté imposait aux requérants, propriétaires d'un logement, de réaliser des travaux de sécurisation pour remédier à un danger imminent. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré que le coût des travaux prescrits (sécurisation électrique, fenêtres, escalier, puits, gaz) les placerait dans une situation financière insoutenable, et ayant en outre saisi le juge deux mois après l'édiction de l'arrêté, ce qui est incompatible avec l'urgence alléguée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ROUET-HEMERY

15 décembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402427

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., demandeur d'asile afghan, qui contestait la décision du 1er février 2024 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision n'était pas entachée d'un défaut d'examen particulier, l'OFII ayant bien pris en compte les observations écrites du requérant. Il a également jugé que le non-respect par M. A... de son obligation de se présenter pour un transfert vers la Suède constituait un motif légitime de cessation des conditions matérielles d'accueil, conformément à l'article L. 551-16 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la vulnérabilité du requérant avait été prise en compte et que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation à cet égard.

Avocat : ZIMMERMANN

15 décembre 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503598

Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre) a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 19 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 33 de la Convention de Genève et de l'arrêt de la CJUE du 25 juin 2020 (C-36/20), relatifs à la protection des demandeurs d'asile. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne tenant pas compte de la manifestation de volonté de M. A... de demander l'asile, en violation des articles 6 et 8 de la directive 2013/32/UE et du règlement Dublin III. La solution retenue est l'annulation de l'obligation de quitter le territoire, ainsi que des décisions subséquentes (refus de délai, pays de renvoi, interdiction de retour), et la mise à la charge de l'État des frais de justice.

Avocat : SUMMERFIELD

15 décembre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535399

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 30 juillet 2025 par lequel le préfet de police de Paris a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme A..., ressortissante ivoirienne, pour raison médicale. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'une demande de renouvellement de titre et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.

Avocat : MERIAU

12 décembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2503405

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Aude du 20 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'autorité de la chose jugée, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un réexamen conforme à l'injonction de justice et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-algérien, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les conventions internationales précitées.

Avocat : SUMMERFIELD

11 décembre 2025• 4ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521166

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la procédure d'avis médical de l'OFII était régulière et que la décision ne méconnaissait pas les articles L. 425-9, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également écarté les moyens tirés de l'illégalité des décisions subséquentes et des violations de la convention européenne des droits de l'homme et de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : MERIAU

11 décembre 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501810

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour « étudiant » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de la préfète du Rhône était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, conformément à l'article 9 de l'accord franco-gabonais du 2 décembre 1992. Il a également écarté les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : KUMMER

11 décembre 2025• 2ème chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500369

Le Tribunal Administratif de la Martinique annule la décision implicite de rejet du préfet concernant la demande de regroupement familial de Mme B... pour son fils mineur. Le préfet, n'ayant pas produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante. Le tribunal estime que Mme B... remplit les conditions de ressources et de logement prévues par les articles L. 434-2, L. 434-4 et L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint au préfet de délivrer l'autorisation de regroupement familial dans un délai de deux mois.

Avocat : ROMER SYLVETTE

11 décembre 2025• 1ère Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2403662

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... contestant la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 15 mars 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle procédait d'un examen particulier de la situation du requérant. Il a également écarté le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation, estimant que M. B... n'avait pas apporté d'éléments concrets pour établir sa vulnérabilité alléguée. La solution retenue se fonde sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ZIMMERMANN

11 décembre 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511386

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant tunisien, d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour, avec autorisation de travail. En cours d'instance, la préfète de l'Isère a délivré à l'intéressé l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 11 février 2026. Le juge des référés a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : KUMMER

10 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510597

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A.... Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge retient que M. A... est domicilié dans le Rhône et ne conteste pas l'incompétence territoriale du préfet de la Seine-Saint-Denis soulevée en défense. Par conséquent, la mesure sollicitée est dépourvue d'utilité à l'égard de cette autorité, ce qui conduit au rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : HERMERION AVOCATS

10 décembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2521131

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension présentée par Mme B... concernant le refus de visa long séjour pour son enfant recueilli par kafala judiciaire en Algérie. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'a pas démontré que l'état de santé de l'enfant ne pourrait être pris en charge en Algérie et a elle-même contribué à la situation d'urgence en saisissant le juge tardivement. La requête est rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SUMMERFIELD

9 décembre 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503745

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par Mme A..., ressortissante algérienne, d’une requête en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Maritime de lui délivrer un certificat de résidence « salarié ». En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal que le titre demandé avait été mis en fabrication. Par ordonnance du 9 décembre 2025, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, la requérante ayant obtenu satisfaction. Il a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

9 décembre 2025
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303410

Le Tribunal Administratif de Mayotte, saisi d’une demande d’exécution d’un jugement du 24 juin 2021, constate que l’État n’a pas versé à Mme A... la somme de 800 euros due au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Malgré les relances de la requérante, ni l’ordonnateur ni le comptable public n’ont procédé au paiement, en méconnaissance de la loi du 16 juillet 1980. En application des articles L. 911-4 et R. 921-5 du code de justice administrative, le tribunal ordonne au directeur des finances publiques de Mayotte de verser cette somme.

Avocat : GONULTAS OMER

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517900

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté du préfet de police de Paris refusant son admission exceptionnelle au séjour et l’obligeant à quitter le territoire, constate que l’intéressé est retenu au centre de rétention administrative n°3 du Mesnil-Amelot. En application des articles R. 922-4 et R. 922-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le tribunal se déclare territorialement incompétent et transmet l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil.

Avocat : MERZAPOR

9 décembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506492

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir refusant un titre de séjour à M. A... et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : SCP MERY-RENDA-KARM-GENIQUE

8 décembre 2025
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502416

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 juin 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'incompétence de l'auteur de l'acte, et la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-tunisien et de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, le tribunal estimant que les décisions contestées étaient légalement justifiées. Les textes appliqués incluent l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : SELARL AMERHA AVOCAT

8 décembre 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2514511

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du 17 novembre 2025 par lequel le sous-préfet d’Aix-en-Provence mettait en demeure Mme A... et ses enfants de quitter leur logement. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie compte tenu du risque imminent d’expulsion d’une famille en situation précaire, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l’absence de preuve d’une occupation par voie de fait et du défaut d’enquête sociale préalable. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, l’article 38 de la loi du 5 mars 2007, ainsi que les articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Avocat : MERIENNE

8 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534369

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... demandant la suspension du refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une situation de détresse sociale et matérielle suffisamment caractérisée. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'irrégularité de la procédure médicale, de l'insuffisance de motivation ou de la méconnaissance des articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été jugé propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.

Avocat : MERIAU

8 décembre 2025