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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

261 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

261

Décisions totales

383 581

Ordonnances

246 121

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MESSAOUDEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402695

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par deux ressortissants algériens, Mme F... épouse B... et M. B..., contestant le refus de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de leur délivrer des visas de long séjour en qualité de visiteur. Le tribunal a relevé d'office que la commission avait fondé son refus sur les dispositions générales du code de l'entrée et du séjour des étrangers, alors que seules les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 sont applicables à leur situation. Après avoir substitué cette base légale, le tribunal a examiné les motifs du refus et les a jugés suffisants, rejetant ainsi la requête. La solution retenue confirme la légalité de la décision de refus de visa.

Avocat : MESSAOUD

23 septembre 2025• 11ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2402343

Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté la demande de visa de long séjour pour deux mineures au titre de la réunification familiale. Le tribunal retient que le motif de refus, fondé sur l'absence de preuve du décès ou de la déchéance des droits parentaux de l'autre parent, est entaché d'une erreur de fait. En effet, la requérante a produit un certificat de décès de l'OFPRA établissant que le père des enfants est décédé en 2014, ce qui satisfait aux conditions de l'article L. 434-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision est donc annulée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MESSAOUD

22 septembre 2025• 9ème chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501548

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’une demande d’exécution, sous astreinte, d’un jugement du 2 juillet 2024 enjoignant à la préfète du Rhône de réexaminer sa demande de titre de séjour. La préfète a justifié avoir délivré une carte de séjour temporaire à l’intéressé le 21 février 2025, exécutant ainsi la décision. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.

Avocat : MESSAOUD

18 septembre 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501410

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre au ministre de l'intérieur de réexaminer son affectation pour des raisons familiales et médicales. Le juge estime que la mesure sollicitée se heurte à une décision administrative implicite de rejet et qu'il n'a pas compétence pour ordonner une affectation, qui est une décision définitive et non une mesure provisoire. Les conditions d'urgence et d'utilité prévues par l'article L. 521-3 ne sont donc pas remplies.

Avocat : MESSAOUDI

18 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402461

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 15 000 euros en réparation des préjudices subis en raison de l'absence de relogement, malgré sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 20 avril 2022. La requérante invoquait la responsabilité pour faute de l'État, mais le tribunal a estimé qu'elle n'apportait pas la preuve d'un préjudice, notamment en ne démontrant pas le caractère indécent de son logement ou la disproportion du loyer par rapport à ses ressources. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article R. 441-16-1 du même code.

Avocat : MESSAOUDI

17 septembre 2025• 8ème chambre (J.U)
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408976

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A pour contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Rhône a délivré à l'intéressée une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2026. Le juge constate que les conclusions en annulation et injonction sont devenues sans objet, car la requérante n'a pas démontré avoir sollicité une carte de résident de dix ans sur le fondement de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur ces demandes. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.

Avocat : MESSAOUD

16 septembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512004

Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 7 août 2025 du directeur territorial de l’OFII de Créteil lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté la requête en se fondant sur les articles L. 551-9, L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a considéré que la décision de refus était légale dès lors que la requérante n’avait pas sollicité l’asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime, et que l’OFII avait pris en compte sa situation de vulnérabilité. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation.

Avocat : MESSAOUDI

8 septembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512009

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal estime que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légale car la requérante n'a pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée irrégulière en France, sans motif légitime. Il juge également que l'OFII a suffisamment motivé sa décision et a pris en compte la vulnérabilité de l'intéressée, notamment en tant que parent isolé.

Avocat : MESSAOUDI

4 septembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509032

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de Mme A, inspectrice du permis de conduire, qui demandait au juge des référés d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réexaminer son affectation en Guyane pour des raisons familiales. Le juge a estimé que le litige relevait de la compétence du tribunal administratif de Cayenne, en application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, car la décision contestée concernait son lieu d’affectation en Guyane. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans examen au fond.

Avocat : MESSAOUDI

3 septembre 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505737

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B contestant l’annulation de son visa de court séjour par les autorités consulaires françaises à Tunis. Le requérant n’avait pas joint la décision attaquée à sa requête, et n’a pas régularisé cette omission malgré une demande de régularisation notifiée par voie électronique via l’application Télérecours. L’ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour constater l’irrecevabilité.

Avocat : MESSAOUDI

29 août 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508514

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de M. A, ressortissant turc, visant les décisions implicites de refus de renouvellement de son titre de séjour et de délivrance d'un récépissé. Le juge a reconnu l'urgence, car l'absence de document l'empêche de justifier de la régularité de son séjour auprès de son employeur et de la caisse d'allocations familiales. Cependant, il a rejeté la demande de suspension concernant le refus de renouvellement du titre de séjour, estimant que M. A n'avait soulevé aucun moyen propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. La solution retenue est donc un rejet partiel de la requête, sans application des textes spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile invoqués.

Avocat : MESSAOUDI

27 août 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511055

Le tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B D C, ressortissante camerounaise, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était motivée par le non-respect du délai de quatre-vingt-dix jours pour solliciter l'asile. Le tribunal a écarté les moyens de la requérante, estimant que la décision était suffisamment motivée, qu'elle avait fait l'objet d'un examen particulier de sa situation et qu'aucune erreur d'appréciation n'avait été commise, faute de motif légitime justifiant le retard.

Avocat : MESSAOUDI

18 août 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511217

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ressortissant haïtien, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de motivation, estimant que la décision attaquée énonçait les considérations de droit et de fait nécessaires, et a écarté l'argument d'un défaut d'examen particulier de la situation. Sur le fond, il a jugé que l'OFII avait légalement refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil en application des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que M. A n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France sans motif légitime, et ce nonobstant sa situation de vulnérabilité alléguée. La requête a donc été rejetée.

Avocat : MESSAOUDI

18 août 2025• 12ème chambre, éloignement
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2512985

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour avec changement de statut. Le juge a estimé que la condition d’utilité de la mesure n’était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un dysfonctionnement imputable à l’administration l’empêchant d’accéder au service de prise de rendez-vous en ligne. La demande a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : MESSAOUDI

11 août 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509897

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, adjointe d'animation stagiaire à la commune d'Ecully. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au maire de faire cesser une situation de harcèlement moral qu'elle dénonçait et de réexaminer ses conditions de travail. Le juge a estimé que les éléments produits, s'ils révélaient des situations conflictuelles, ne caractérisaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La condition d'urgence n'étant pas non plus établie, la requête a été rejetée sans audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : MESSAOUDI

6 août 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509048

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par une fonctionnaire des Hospices civils de Lyon contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle. La requérante invoquait l'urgence financière et psychologique, ainsi que plusieurs moyens créant un doute sérieux, notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire et l'absence de matérialité des faits. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie au regard de l'intérêt public lié à la sécurité des patients. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : MESSAOUDI

6 août 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507547

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a jugé que la décision était fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'accord franco-algérien de 1968, compte tenu de la situation irrégulière de M. A et de ses condamnations pénales.

Avocat : MESSAOUDI

25 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411189

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait les décisions du préfet de la Savoie du 11 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour un an. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient signées par une autorité compétente, suffisamment motivées et fondées sur un examen particulier de la situation. Elle a notamment jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu du caractère récent du concubinage invoqué et de la persistance d'attaches familiales en Tunisie.

Avocat : MESSAOUD

18 juillet 2025• 2ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308314

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, salarié protégé, qui contestait les décisions du 2 août 2023 par lesquelles le ministre du travail avait autorisé son licenciement pour motif disciplinaire par l'association Habitat et Humanisme Soin. Le tribunal a jugé que l'enquête contradictoire menée par l'inspectrice du travail n'était pas insuffisante, que la matérialité des faits reprochés (notamment des manquements dans la prise en charge de résidents) était établie, et que ces faits présentaient un caractère de gravité suffisant pour justifier le licenciement. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à la procédure de licenciement des salariés protégés et au principe du contradictoire.

Avocat : MESSAOUDI

8 juillet 2025• 5ème chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507724

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de la préfète du Rhône refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante sénégalaise. La requérante sollicitait un changement de statut d’étudiante vers « vie privée et familiale », mais n’a pas justifié d’une situation d’urgence suffisamment grave et immédiate, condition requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la présomption d’urgence ne s’appliquait pas en l’absence de renouvellement d’un titre identique, et que les éléments fournis (mariage, autorisations de travail) ne démontraient pas une précarité exceptionnelle. L’ordonnance rejette l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : MESSAOUD

8 juillet 2025