1 547 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 547
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 668
Avec résumé IA
Avocat : CABINET D'AVOCATS CORMIER - BADIN
ROUMIER
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la décision implicite de rejet de la commune de Martigues refusant de communiquer son dossier médical à M. D, agent stagiaire. Le tribunal a jugé que l'existence de ce dossier était établie par les éléments fournis par le requérant, contredisant l'affirmation de la commune. Il a enjoint à la commune de communiquer l'intégralité du dossier médical dans un délai d'un mois, sans astreinte. La décision s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.
Avocat : CARMIER
Contentieux de la tarification sanitaire et sociale. Le Tribunal Administratif de Paris se déclare incompétent territorialement et transmet l’affaire au Tribunal Administratif de Versailles. La solution est fondée sur l’article R. 312-10-1 du code de justice administrative, qui désigne le tribunal du ressort de l’établissement concerné (clinique chirurgicale du Val d’Or, située dans les Hauts-de-Seine).
Avocat : CABINET CORMIER, BADIN (SELARL)
Le tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A, qui contestait le refus implicite de la commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent privé de sécurité. Il écarte l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le CNAPS, la délivrance ultérieure d’une carte en 2025 ne valant pas retrait de la décision attaquée. Sur le fond, le juge relève d’office que la CNAC était en situation de compétence liée pour refuser la carte, faute pour le requérant de justifier, à la date de la décision, d’un titre de séjour depuis au moins cinq ans, conformément à l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Les conclusions à fin d’annulation sont donc rejetées.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de M. B, qui contestait la décision du 20 novembre 2024 établissant la liste des candidats autorisés à participer à l'entretien individuel de promotion interne pour le cadre d'emplois des ingénieurs de catégorie A. Le tribunal a relevé d'office que cette décision, qui conditionne l'accès à l'épreuve d'admission, n'est pas détachable de la procédure de sélection dans son ensemble et ne constitue pas un acte préparatoire susceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable et rejetée. Cette solution s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs aux actes préparatoires et aux décisions faisant grief.
Avocat : EFTIMIE-SPITZ
Avocat : SCP AMIEL-SUSINI
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la Fondation Père A contestant l'arrêté du 26 décembre 2023 fixant le tarif 2024 de l'EHPAD "Les Pétales", relevant du département de La Réunion. La fondation demandait une réévaluation du tarif, notamment une augmentation des ressources et une révision de la participation des usagers, en invoquant une erreur sur le montant de cette participation, l'absence de prise en compte de l'inflation et un écart sur les frais de siège. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, considérant que le recours n'avait pas été formé dans le délai d'un mois suivant la notification de l'arrêté, conformément à l'article R. 351-15 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la Fondation Père A contestant l'arrêté du 28 mars 2024 du département de La Réunion fixant le tarif 2024 de l'EHPAD "Fabien Lanave". La fondation demandait une augmentation des ressources de l'établissement et la réévaluation de la participation des usagers, invoquant une erreur sur le montant de cette participation, une sous-estimation de l'inflation et une contestation des frais de siège. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable pour tardiveté, en application de l'article R. 351-15 du code de l'action sociale et des familles, le recours n'ayant pas été formé dans le délai d'un mois suivant la notification de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la Fondation Père A d'un recours contestant la décision du 28 mars 2024 du département de La Réunion fixant le tarif 2024 de l'accueil de jour "Bois d'Olives". La fondation demandait une réévaluation des ressources et de la section dépendance pour tenir compte de l'inflation et dénonçait l'absence de procédure contradictoire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, jugeant la requête recevable car introduite dans le délai d'un mois suivant la notification du rejet du recours gracieux. Sur le fond, il a considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire prévue aux articles R. 314-22 et suivants du code de l'action sociale et des familles était inopérant, cette procédure n'étant pas applicable en raison du contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM) liant les parties, conformément à l'article R. 314-40 du même code.
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la Fondation Père A contestant l'arrêté du département de La Réunion fixant le tarif 2024 de l'EHPAD "Les Alizés". La fondation demandait une augmentation des ressources et une réévaluation de la participation des usagers, invoquant une erreur sur le montant de cette participation, l'absence de prise en compte de l'inflation et une erreur sur les frais de siège. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la fondation, considérant notamment que la procédure contradictoire prévue aux articles R.314-22 et suivants du code de l'action sociale et des familles n'était pas applicable en raison du contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM) et de l'article R.314-40 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit fait droit aux conclusions de la fondation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus du département de la Loire de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". La requérante, souffrant de fibromyalgie, ne remplissait pas les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment l'absence de preuve d'un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou d'un recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte, fondée sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : SELARL JEAN-YVES DIMIER
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la Fondation Père A contestant la décision du département de La Réunion fixant le tarif de l'accueil de jour "Ravine Blanche". Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue aux articles R.314-22 et suivants du code de l'action sociale et des familles n'était pas applicable en raison du contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM) liant les parties, conformément à l'article R.314-40 du même code. Il a également estimé que le moyen tiré de l'absence de prise en compte de l'inflation était inopérant, car le taux d'actualisation des dépenses relevait de la délibération du département dans le cadre du CPOM. En conséquence, la demande d'annulation et de réformation du tarif a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la Fondation Père A, qui contestait l'arrêté tarifaire du département de La Réunion pour 2024. La Fondation demandait une augmentation des tarifs de plusieurs de ses établissements sociaux et médico-sociaux, invoquant notamment la revalorisation du point d'indice et la prise en compte de l'inflation. Le tribunal a jugé que la recommandation patronale sur la revalorisation du point n'était pas opposable au département en raison de l'existence de contrats pluriannuels d'objectifs et de moyens (CPOM) et de la situation financière excédentaire des établissements. Concernant l'inflation, le tribunal a estimé que le département avait légalement appliqué un taux d'actualisation de 1,5% et que la procédure contradictoire n'avait pas été méconnue. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la Fondation Père A d'un recours en plein contentieux contre un arrêté du département de La Réunion fixant le tarif 2024 de l'EHPAD "Les Lataniers". La fondation contestait notamment le montant de la participation des usagers, l'absence de prise en compte de l'inflation et le calcul des frais de siège. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours d'un mois prévu à l'article R. 351-15 du code de l'action sociale et des familles avait été respecté. Sur le fond, il a considéré que la procédure contradictoire prévue aux articles R. 314-22 et suivants du même code n'était pas applicable en raison de l'existence d'un contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens (CPOM), et que le département avait valablement appliqué un taux d'actualisation des dépenses conforme à l'article R. 314-40. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la fondation.
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 18 février 2025 par lequel le maire de San Nicolao avait opposé un sursis à statuer à une demande de permis de construire modificatif. Saisi par le préfet de la Haute-Corse sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, le juge a estimé que les moyens invoqués étaient propres à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte. En particulier, les motifs du sursis à statuer ne portaient pas expressément sur les modifications apportées par le permis modificatif, lesquelles étaient minimes et ne compromettaient pas l'exécution du futur plan local d'urbanisme, contrairement aux exigences des articles L. 153-11 et L. 424-1 du code de l'urbanisme. La demande de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Avocat : PALMIERI
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par le préfet des Bouches-du-Rhône d'une demande de suspension, sur le fondement de l'article L. 554-1 du code de justice administrative, de deux arrêtés du maire de Gardanne autorisant la construction d'une maison individuelle en zone N et en RNU. Le préfet soutenait que le maire avait méconnu l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme en ne suivant pas son avis conforme défavorable et que le projet était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du même code en raison d'un risque exceptionnel de feux de forêt. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens invoqués n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés, et a condamné l'État à verser 2 000 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP AMIEL - SUSINI