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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

776 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

776

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 806

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MINEEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2601268

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B.... Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer une convocation et un récépissé l'autorisant à travailler pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la demande était manifestement infondée, d'une part car M. B... ne justifiait pas être titulaire d'un titre de séjour autre que celui de réfugié auquel il avait renoncé, et d'autre part car sa demande de renouvellement de la carte de résident avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet. En conséquence, l'injonction sollicitée aurait fait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : EL AMINE

21 janvier 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600103

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension de la décision de l’ambassade de France à Brazzaville refusant un visa d’entrée et de long séjour pour études à M. C..., ressortissant congolais. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d’urgence particulière n’est pas remplie. Il relève que le requérant n’établit pas l’impossibilité de suivre sa formation à distance ou d’obtenir un report d’inscription, et que la saisine de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) est un préalable obligatoire. En conséquence, la requête est rejetée sans instruction ni audience en application de l’article L. 522-3 du même code.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : THOUMINE

21 janvier 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410244

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant à M. B., ressortissant algérien, la délivrance d’un titre de séjour « salarié ». La juridiction a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, et a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. L’État a également été condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais de justice.

Avocat : THOMINETTE

20 janvier 2026• 1ère chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600858

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme D... qui demandait une solution d'hébergement stable pour elle et ses enfants mineurs. Le juge constate que la requérante, ressortissante guinéenne, fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et que sa demande d'asile a été définitivement rejetée. En application de la jurisprudence relative au droit à l'hébergement d'urgence, les étrangers en situation irrégulière n'ont pas vocation à bénéficier de ce dispositif, sauf circonstances exceptionnelles. En l'espèce, le juge estime que la situation de la famille ne présente pas un risque grave pour la santé ou la sécurité des enfants justifiant une dérogation, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est caractérisée.

Avocat : THOUMINE

20 janvier 2026
CAA44Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01110

Avocat : THOUMINE

20 janvier 2026• Juge des référés
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2535651

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait la suppression de son signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen (SIS). Le juge a estimé que cette demande, visant à obtenir une suppression définitive du signalement, ne constituait pas une mesure provisoire ou conservatoire relevant de sa compétence en référé. La solution retenue est fondée sur l’office du juge des référés, qui ne peut prescrire que des mesures utiles et provisoires sans faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative.

Avocat : MINE

20 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523116

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... visant à suspendre la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance de visas de long séjour pour ses trois enfants mineurs. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que la requérante n'avait pas justifié de démarches suffisantes depuis l'obtention de sa protection subsidiaire en 2021 et que la situation des enfants au Kenya n'était pas caractérisée comme précaire ou dangereuse. En outre, aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 561-2 et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : THOUMINE

16 janvier 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518085

Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème Chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 octobre 2025 prolongeant de douze mois son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle, en se fondant sur la délégation de signature régulière et la motivation en droit et en fait de la décision. Il a également jugé que la violation alléguée du droit d'être entendu n'avait pas privé l'intéressé de la possibilité d'influer sur le sens de la décision. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 612-6 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : EL AMINE

16 janvier 2026• 11ème Chambre (JU)
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2515278

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l’Essonne de fixer un rendez-vous à Mme B..., ressortissante russe, afin qu’elle puisse déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d’enfants bénéficiaires de la protection subsidiaire. La requérante justifiait d’une situation d’urgence et d’utilité, étant dans l’impossibilité de déposer sa demande en ligne sur le site de l’ANEF en raison d’un blocage de son compte. Le tribunal a ordonné la délivrance d’un récépissé sous réserve d’un dossier complet, sans astreinte, et a condamné l’État à verser 800 euros au titre des frais de justice. Cette décision s’appuie notamment sur les articles L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL SALIGARI - EL AMINE AVOCATS ET ASSOCIÉS

15 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522632

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A..., ressortissant guinéen, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, un défaut d'examen de sa situation, et une méconnaissance des articles L. 551-10 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'OFII avait suffisamment motivé sa décision et procédé à un examen individuel de la situation. Il a jugé que le refus était fondé sur l'absence de motif légitime justifiant le dépôt tardif de la demande d'asile, en application de l'article L. 551-15 du CESEDA, et que la vulnérabilité alléguée n'était pas établie.

Avocat : THOUMINE

14 janvier 2026• - Etrangers - 15 jours
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2206975

Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a annulé la décision du 11 mai 2022 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de Mme D..., une ressortissante azérie demandeuse d'asile, et de ses deux enfants mineurs. La solution retenue est fondée sur une erreur manifeste d'appréciation de la vulnérabilité de la requérante, enceinte et hospitalisée, qui ne pouvait se présenter aux autorités pour son transfert. Le tribunal a appliqué l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur avant de mettre fin à l'accueil. Il a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive.

Avocat : THOUMINE

14 janvier 2026• 2ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536434

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 9 décembre 2025 par lequel le préfet de police avait interdit à M. A..., ressortissant bangladais, de retourner sur le territoire français pour douze mois. La décision est annulée car la mesure d'éloignement préalable (obligation de quitter le territoire français du 19 novembre 2024) n'a pas été notifiée à l'intéressé, privant ainsi l'interdiction de retour de base légale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de quinze jours. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

14 janvier 2026• 8e Section - MESD
CAA78Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE02569

Avocat : EL AMINE POUR SELARL SALIGARI

13 janvier 2026• Juge des référés
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2534846

Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de la Côte d’Or, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Fontaine-lès-Dijon à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre le dossier au tribunal administratif de Dijon, seul compétent. La solution retenue est donc un renvoi pour incompétence territoriale, sans examen au fond.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

13 janvier 2026
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501239

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A..., ressortissant afghan, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation, sans être lié par le rejet de la demande d'asile par l'OFPRA. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Enfin, les moyens tirés de l'illégalité des décisions fixant le pays de destination et l'interdiction de retour ont été écartés par voie de conséquence.

Avocat : SELARL SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

12 janvier 2026• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516382

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. A..., ressortissant bangladais, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus explicite du 30 juillet 2025 s'était substitué au refus implicite, privant d'objet la première requête. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision de refus de titre de séjour, fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était entachée ni d'erreur manifeste d'appréciation ni de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, et mis à la charge de M. A... les frais liés au litige.

Avocat : CABINET SALIGARI - EL AMINE AVOCATS & ASSOCIES

9 janvier 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509363

Le Tribunal Administratif de Nantes (7ème Chambre) a annulé l'arrêté du 24 avril 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique refusait de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. A..., ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en considérant que les résultats académiques de l'étudiant, marqués par une progression régulière et la validation ultérieure de son année, justifiaient le renouvellement de son titre. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (refus de titre, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) ont été annulées.

Avocat : THOUMINE

8 janvier 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522590

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant éthiopien, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant sa remise aux autorités suédoises pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 12 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés. Il a notamment estimé que le requérant n'établissait pas ne pas avoir bénéficié d'un entretien individuel dans les conditions prévues, et que le visa suédois délivré, bien que non récupéré physiquement, justifiait la compétence de la Suède. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : THOUMINE

8 janvier 2026• - Etrangers - 15 jours
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2504081

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné le recours de M. B..., ressortissant indien titulaire d’un titre de séjour portugais, contestant un arrêté préfectoral du 12 décembre 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a annulé l’obligation de quitter le territoire français, estimant que le préfet n’avait pas vérifié si M. B... pouvait être réadmis au Portugal en application du règlement (UE) 2016/399 (code frontières Schengen) et de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par voie de conséquence, les décisions subséquentes (refus de délai, interdiction de retour, assignation à résidence) ont également été annulées. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à M. B... au titre des frais de justice.

Avocat : EL AMINE

8 janvier 2026• étrangers JU
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2514191

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, qui résidait en France depuis huit ans, n'avait sollicité la régularisation de sa situation qu'en novembre 2023 et ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.

Avocat : SELARL SALIGARI - EL AMINE AVOCATS ET ASSOCIÉS

6 janvier 2026