4 181 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 181
Décisions totales
383 581
Ordonnances
290 763
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Avocat : GUERMONPREZ-TANNER
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... qui contestait la retenue sur salaire opérée par la commune de Bois-Guillaume dans le cadre de son contrat d'apprentissage. Le tribunal a déclaré son incompétence, estimant que les litiges relatifs à l'exécution d'un contrat d'apprentissage, même conclu avec une personne publique, relèvent de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles du code du travail définissant le contrat d'apprentissage comme un contrat de travail de droit privé et attribuant compétence au conseil de prud'hommes.
Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 CJA), rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour « étudiant en recherche d'emploi ». Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, bien que son titre soit expiré, bénéficie d'un délai de 30 jours pour quitter le territoire et n'établit pas d'atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance ne statue pas sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité du refus préfectoral.
Avocat : METANGMO
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 100 000 euros formulée par une patiente à l'encontre d'un centre hospitalier pour une prétendue faute médicale. Le juge a estimé que l'existence d'une faute n'était pas suffisamment établie et sérieusement contestable, car l'acte médical litigieux pouvait relever d'un principe de précaution justifié. La décision s'appuie sur les articles L. 1142-1 I du code de la santé publique et R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionnent la responsabilité des établissements de santé à la preuve d'une faute et l'octroi d'une provision en référé à une obligation non sérieusement contestable.
Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA et la remise totale de cette dette. Le juge a estimé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que l'allocataire, dont l'indu provenait d'absences prolongées à l'étranger non déclarées, ne pouvait être regardé comme étant de bonne foi. La situation de précarité invoquée n'a pas été jugée suffisante pour justifier la remise de la créance.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'astreinte pour l'exécution d'une précédente injonction. Cette décision fait suite à la délivrance, par le préfet, de l'autorisation provisoire de séjour sollicitée par le requérant. Le juge a appliqué les dispositions de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, constatant l'exécution de la mesure initiale.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de proposer un hébergement adapté à M. B..., reconnu prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté qu'aucune offre effective n'avait été faite dans le délai légal, ce qui justifiait une injonction assortie d'une astreinte. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : KWEMO
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le rejet par la commission nationale de sa demande d'indemnisation au titre de la loi du 23 février 2022 relative aux harkis. Le tribunal a jugé que la requérante ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour obtenir cette annulation, car la décision attaquée ne lui faisait pas grief, son indemnisation relevant d'un autre fondement juridique. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi du 23 février 2022 et du code de justice administrative.
Avocat : SIMON ELISA
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, placé en rétention, n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, permettant un rejet sans audience en l'absence de fondement manifeste.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, dont le titre de séjour avait été retiré pour fraude, n'établissait pas l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers.
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 100 euros à un demandeur pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, celui-ci n'ayant pas exécuté une décision de la commission de médiation reconnaissant le caractère prioritaire et urgent de la situation du requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1, et rejette la demande de remboursement des frais d'avocat.
Avocat : MOMMESSIN
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Il a retenu la faute de l'État, engagée par l'absence d'offre d'hébergement dans le délai de six semaines suivant une décision de la commission de médiation reconnaissant le requérant comme prioritaire (articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation). Le tribunal a condamné l'État à verser 2 500 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence, mais a rejeté la demande de remboursement des frais d'avocat.
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (4e Section - 1re Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal condamne l'État à verser 7 500 euros à la requérante en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, mais rejette sa demande de frais de procédure. Il retient la responsabilité de l'État pour carence fautive, celle-ci ayant persisté au-delà du délai de six mois imparti après la décision de la commission. **Textes appliqués** : Principalement l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation (procédure de relogement urgent), ainsi que les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 (concernant les frais de procédure, dont la demande est rejetée).
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 10 000 euros à une requérante pour réparer le préjudice découlant de l'absence de relogement. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive, celui-ci n'ayant pas proposé de relogement dans le délai de six mois suivant une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. La demande de remboursement de frais d'avocat a été rejetée.