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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 181 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 181

Décisions totales

383 581

Ordonnances

297 247

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MOEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600321

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., ressortissante comorienne, pour suspendre un arrêté préfectoral du 27 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie et a estimé que l'exécution de la mesure d'éloignement, en privant la requérante de la possibilité d'exercer un recours effectif, portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à un recours effectif garanti par l'article 13 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de l'arrêté.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

29 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212333

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de la commission de médiation de la Loire-Atlantique de reconnaître son caractère prioritaire pour un logement au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal a estimé que la commission n'avait commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation en considérant que la situation de M. A..., hébergé chez sa mère dans des conditions difficiles, ne présentait pas un caractère prioritaire, et que l'absence d'attaches familiales ou professionnelles dans le département pouvait être prise en compte dans l'analyse globale de sa demande. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au DALO.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MAAMOURI

29 janvier 2026• Président 7 : Mme BERIA-GUILLAUMIE - R. 222-13
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501158

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de la société Albert Abut Architecture Limited contestant la résiliation de deux marchés de maîtrise d'œuvre pour la requalification du site des papeteries du Souche à Anould, prononcée par l'établissement public foncier du Grand-Est. La société invoquait des irrégularités de procédure (défaut de contradictoire) et contestait le bien-fondé de la résiliation, estimant notamment avoir satisfait à ses obligations d'assurance (responsabilité civile décennale et professionnelle) et n'avoir commis aucune faute grave. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, jugeant que la procédure de résiliation était régulière et que le manquement de la société à justifier des assurances contractuellement requises constituait une faute d'une gravité suffisante pour justifier la résiliation. Les dépens ont été laissés à la charge de la société requérante.

Avocat : SELARL ATMOS AVOCATS

29 janvier 2026• Chambre 3
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513246

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 15 000 euros présentée par M. Salkazanov, avocat, qui s’était retrouvé enfermé dans un parloir de la maison d’arrêt de Fresnes en raison d’un bouton d’alerte défectueux. Le juge a estimé que l’existence d’une obligation non sérieusement contestable de l’administration pénitentiaire n’était pas établie, faute pour le requérant de démontrer que l’administration avait connaissance préalable du dysfonctionnement. En conséquence, la demande d’indemnisation provisionnelle a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET TRISTAN SIMON

29 janvier 2026
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306038

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de la SARL Villennes sur Seine Invest Hôtel, qui sollicitait la décharge de la taxe annuelle sur les surfaces de stationnement perçue en Île-de-France au titre de 2023. La société soutenait que les chambres de son hôtel n'étaient pas accessibles au public, ce qui exclurait leurs annexes de stationnement du champ de la taxe. Le tribunal a jugé que les chambres d’hôtel constituent des locaux commerciaux destinés à accueillir une clientèle pour des prestations de services, et que les surfaces de stationnement qui leur sont annexées sont donc imposables en application des articles 1599 quater C et 231 ter du code général des impôts. La requête a été rejetée.

Avocat : SCP TZA TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES

29 janvier 2026• 7éme chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510135

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale collégiale à la demande de M. B..., qui souffre de la maladie de Crohn et a subi des complications post-opératoires (notamment une paralysie du bras gauche et une fistule) après une colectomie à l’hôpital Lyon Sud en décembre 2024. La mesure a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La mission est confiée à un collège de deux experts (en chirurgie digestive et en neurologie) pour déterminer les conditions de la prise en charge. Les conclusions de l’ONIAM visant à obtenir un simple « donné acte » de ses réserves ont été rejetées, et les frais d’expertise seront liquidés ultérieurement.

Avocat : DUMONT-GONIN

28 janvier 2026
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400035

Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par la société GRDF d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la société ENEDIS à lui verser 5 796,72 euros en réparation des préjudices subis suite à l’incendie de deux coffrets de gaz sur la commune de Damparis. Par un mémoire ultérieur, GRDF a demandé au tribunal de prendre acte de son désistement pur et simple d’instance et d’action. Par ordonnance du 28 janvier 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.

Avocat : AARPI MOUNET, HUSSON - FORTIN

28 janvier 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410742

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise judiciaire présentée par M. et Mme D... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants, propriétaires d’une maison mitoyenne d’un immeuble communal, allèguent que des travaux réalisés par la commune d’Epineu-le-Chevreuil en 2023 ont provoqué des infiltrations d’eau et de l’humidité dans leur habitation. Le juge estime que la mesure d’expertise est utile car un lien de causalité entre les désordres constatés et les travaux publics ne peut être exclu, et elle est susceptible de se rattacher à un litige principal. En conséquence, un expert est désigné pour déterminer l’origine, les causes et les conséquences des désordres.

Avocat : SCPA LALANNE GODARD HERON BOUTARD SIMON GIBAUD

28 janvier 2026
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2505511

Le Tribunal administratif d’Amiens, saisi d’une requête en décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu, se déclare incompétent territorialement. Il constate que le lieu d’imposition des requérants était situé à Reims (Marne), relevant du ressort du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. En application des articles R. 312-1 du code de justice administrative et R. 190-1 du livre des procédures fiscales, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.

Avocat : SELARL NOMODOS

27 janvier 2026
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400769

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (années 2018-2019), résultant d'un contrôle de leur société Imtiyaz. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'une irrégularité de la procédure suivie contre la société, en application du principe d'indépendance des procédures d'imposition. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, fondée sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : FIDAL LIMOGES

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400770

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018-2019, résultant d'un contrôle de leur société Imtiyaz. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'une irrégularité de la procédure suivie contre la société, en application du principe d'indépendance des procédures d'imposition. Les requêtes ont été jointes et l'administration fiscale a été relaxée des conclusions des requérants.

Avocat : FIDAL LIMOGES

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407936

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’une demande d’annulation de la décision 48SI du 10 février 2022 constatant l’invalidité de son permis de conduire, ainsi que des retraits de points consécutifs aux infractions des 2 août 2017 et 20 avril 2018, après renvoi du Conseil d’État. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen n’était pas fondé, sans préciser les motifs détaillés de ce rejet dans l’extrait fourni. La solution retenue est donc le rejet des conclusions de M. B..., confirmant la légalité des retraits de points et de la décision d’invalidité.

Avocat : DE CAUMONT

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409887

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné les requêtes de M. B... contestant deux décisions 48SI du ministre de l'intérieur constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer partiel pour la première requête, l'administration ayant retiré la décision contestée et la mention de l'infraction du 25 août 2022. Sur le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions d'annulation, jugeant que le moyen tiré du défaut d'information préalable prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'était pas fondé, la réalité des infractions étant établie par les procès-verbaux.

Avocat : DE CAUMONT

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409903

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. B... contestant la décision 48SI du 6 juin 2024 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points antérieurs. Le tribunal a constaté que la décision d’invalidation était devenue sans objet suite à la restitution de quatre points après un stage de sensibilisation, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ce point. Il a également jugé irrecevables les conclusions relatives aux infractions des 13 octobre 2017 et 17 mars 2017, les points correspondants ayant été restitués avant l’introduction de la requête. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d’information prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, considérant que les retraits de points pour les autres infractions étaient réguliers.

Avocat : DE CAUMONT

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410917

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 6 juin 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points consécutifs à six infractions. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions relatives à l'infraction du 19 janvier 2022, le point correspondant ayant été restitué avant l'introduction de la requête. Pour les autres infractions, le tribunal a vérifié le respect de l'obligation d'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal a examiné la preuve de cette information pour les infractions des 13 mars 2021, 13 novembre 2022 et 12 juin 2023.

Avocat : DE CAUMONT

27 janvier 2026• 4ème Chambre (JU)
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523107

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance en référé, a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de Paris le 19 décembre 2024, mais n'ayant reçu aucune offre de logement dans le délai légal. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le juge a constaté que l'urgence persistait et a ordonné au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'assurer le relogement de M. A... et de sa compagne. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er avril 2026, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

Avocat : KWEMO

27 janvier 2026
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600296

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que le requérant, ressortissant comorien, n'établit pas l'intensité de ses liens familiaux à Mayotte ni une insertion socioprofessionnelle suffisante. En conséquence, l'atteinte alléguée à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'est pas manifestement illégale. La requête est rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans audience préalable.

Avocat : SAID MOHAMED

27 janvier 2026
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400768

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la SAS Imtiyaz, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour la période 2017-2019. La société invoquait des vices de procédure (méconnaissance des articles L. 48 et L. 57 du livre des procédures fiscales), le rejet injustifié de sa comptabilité, une méthode de reconstitution de chiffre d'affaires erronée ne tenant pas compte des spécificités de la boucherie halal, et le caractère infondé de la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que l'administration avait respecté la procédure contradictoire et que la méthode de reconstitution, fondée sur les données de la comptabilité rejetée, était justifiée. Les pénalités pour manquement délibéré ont été confirmées.

Avocat : FIDAL LIMOGES

27 janvier 2026• 1ère chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600279

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B... visant à suspendre l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. La requérante invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale ainsi qu'à l'intérêt supérieur de son enfant, mais n'a pas apporté de preuves suffisantes de l'ancienneté et de la réalité de sa relation avec le père de son enfant, ni de sa contribution à l'entretien de celui-ci. Faute de démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la condition posée par l'article L. 521-2 n'est pas remplie. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : SAID MOHAMED

27 janvier 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304188

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la commune de Saint-Germain-du-Puch pour les préjudices subis lors d'une chute survenue le 6 juin 2020 dans une carrière. Le tribunal a estimé que la responsabilité de la commune ne pouvait être engagée, ni pour défaut d'entretien du chemin rural n°21, ni pour carence du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police, ni sur le fondement de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage. Il a jugé que la chute de M. B... était intervenue sur une parcelle privée, sans lien avec un ouvrage public, et que la victime avait commis une faute en s'aventurant dans une carrière privée dont l'accès était obstrué par la végétation. Les demandes de la MGEN et de la CPAM de la Gironde ont également été rejetées.

Avocat : MONGIE

27 janvier 2026• 5ème Chambre