6 968 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 968
Décisions totales
383 581
Ordonnances
311 303
Avec résumé IA
Avocat : MOHAMED
Avocat : KAMOUN Sara
Avocat : CABINET D'AVOCATS MONTMARTRE
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par une agente du CHU de Dijon contestant le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service de sa pathologie. En cours d’instance, le CHU a retiré sa décision contestée, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par la requérante.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la société SONDEFOR, mettant ainsi fin à la procédure. Il condamne néanmoins la société SONDEFOR à verser 1 000 euros à la société Immobilière 3F au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Le surplus des demandes des parties est rejeté.
Avocat : CJA PUBLIC CHAVENT-MOUSEGHIAN-CAVROIS
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., de sa demande d'annulation du refus de titre de séjour et d'injonctions au préfet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : MORIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande d'injonction urgente visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction et l'examen de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie, considérant que la menace de suspension d'un contrat d'apprentissage ne caractérise pas, à elle seule, une situation nécessitant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement de Mme A... de sa requête en annulation d’une décision du centre hospitalier de Chalon-sur-Saône refusant de reconnaître l’imputabilité au service de son accident du 29 janvier 2024. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, malgré une demande adressée à son conseil. Le tribunal a constaté que le désistement d’office était acquis avant la réception d’un courrier tardif de la requérante. Aucune condamnation au titre des frais de justice n’a été prononcée.
Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre l'ajournement d'une demande de naturalisation et le rejet d'un recours gracieux, s'est déclaré incompétent. Il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nantes, seule juridiction compétente pour connaître des recours contre les décisions ministérielles prises en application de l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993. Cette solution est fondée sur les articles R. 351-3 et R. 312-18 du code de justice administrative.
Avocat : EL MOUTAOUKIL
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour étudiant. Le juge estime que le requérant n'a pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision, rendant sa demande manifestement mal fondée. La décision est prise sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : ABDELMOUMEN
Le Tribunal administratif de Montpellier a pris acte du désistement de M. A..., qui contestait la décision du préfet de l’Hérault accordant le bénéfice de la force publique pour son expulsion. Le requérant n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant le rejet de son référé suspension, comme l’exige l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la formation de jugement a constaté ce désistement par ordonnance.
Avocat : DES PREZ DE LA MORLAIX
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la CDAPH du Finistère de lui accorder l’allocation aux adultes handicapés. La juridiction s’est déclarée incompétente, estimant que ce litige relève du contentieux de la sécurité sociale, et donc du juge judiciaire, en application des articles L. 821-5, L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale, ainsi que de l’article L. 211-16 du code de l’organisation judiciaire.
Avocat : MOUANGA DIATANTOU
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. D..., ressortissant comorien, visant à suspendre un arrêté d'interdiction de retour d'un an. Le juge a constaté que le préfet avait émis un billet de retour pour le requérant, rendant sans objet la demande de suspension. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer à M. D..., dès son retour à Mayotte, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail, et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 3 février 2026 par lequel le préfet de Mayotte avait obligé Mme C..., ressortissante malgache, à quitter le territoire sans délai. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et à l'intérêt supérieur de son enfant français, né en 2024 de son concubinage avec un ressortissant français. La solution retenue se fonde sur la durée et la stabilité de la vie familiale établie à Mayotte, malgré l'éloignement professionnel du père.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante camerounaise. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, en raison de l'inaction de l'administration. Le juge a considéré que le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, l'absence de délivrance d'un récépissé ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, et la condition d'urgence n'était pas remplie. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : FREMOND
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus de délivrance de récépissé de demande de titre de séjour et injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Amiens (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la demande en référé, estimant que le requérant ne démontre pas l'existence d'une **urgence** suffisamment grave et immédiate justifiant une mesure de suspension avant le jugement au fond. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et l'article L. 522-3 du même code (rejet en cas d'absence d'urgence manifeste). Le juge n'a pas examiné les moyens au fond relatifs au code de l'entrée et du séjour des étrangers et à la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MOMAJIAN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de M. B... visant l'annulation du refus de carte professionnelle par le CNAPS, ce dernier ayant délivré le titre postérieurement à l'introduction de la requête. Le tribunal applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette absence d'objet. Il condamne néanmoins le CNAPS à verser à M. B... la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : MAAMOURI
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal a estimé qu'il n'était pas compétent territorialement pour connaître de ce litige, car l'intéressé résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Paris, juridiction territorialement compétente.
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme D... concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » en tant que parent d’enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante, entrée en France en août 2025 avec un visa long séjour, ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, le refus de renouvellement n’étant pas en principe constitutif d’une urgence. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés (violation des articles L. 423-7 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile).
Avocat : KIRIMOV