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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 181 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 181

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 216

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : MOEffacer tout
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302702

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C... contestant l'arrêté de mise en sécurité d'urgence pris par le maire de Laroque-d'Olmes le 25 novembre 2022. Le juge a estimé que la procédure de désignation d'un expert préalable à l'arrêté est une faculté pour l'autorité compétente et non une obligation, écartant ainsi le vice de procédure allégué. La solution retenue s'appuie sur les dispositions de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, qui ne conditionnent pas la légalité de l'arrêté à un rapport d'expertise préalable.

Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM

21 novembre 2025• Juge unique chambre 4
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308486

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B..., agent de maîtrise territorial, d’une demande indemnitaire visant à obtenir réparation du préjudice subi en raison de l’absence de versement du complément indemnitaire annuel (CIA) par le département de l’Ain pour les années 2020 à 2022 et 2024. Le tribunal a jugé que la responsabilité du département était engagée pour faute, en application de l’article 7 du décret n° 2017-1419 du 28 septembre 2017, dès lors que M. B..., bénéficiant d’une décharge d’activité syndicale, devait percevoir le montant moyen du CIA attribué aux agents de son cadre d’emplois. Le département a été condamné à verser à M. B... la somme de 232,66 euros, correspondant aux montants moyens non perçus pour les années 2020, 2021 et 2022, assortie des intérêts au taux légal capitalisés. Les conclusions à fin d’injonction pour les années futures ont été rejetées comme irrecevables, car présentées à titre principal et non accessoire à la demande indemnitaire.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA ET ASSOCIES

21 novembre 2025• 8ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500430

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en mars 2019, qui n'avait reçu aucune offre de la part de l'État. La juridiction a jugé que la carence fautive du préfet à exécuter cette décision dans le délai légal de six mois engageait la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Pour la période de responsabilité allant d'octobre 2019 à décembre 2022, le tribunal a estimé que M. A... subissait des troubles dans ses conditions d'existence, notamment en raison d'un loyer disproportionné par rapport à ses revenus. En conséquence, le tribunal a condamné l'État à verser à M. A... une somme de 2 300 euros, tous intérêts compris à la date du jugement, en réparation de son préjudice moral et des troubles subis.

Avocat : MOMMESSIN

21 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500436

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme C... A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par une décision de la commission de médiation du 5 avril 2013, qui n'avait pas reçu d'offre de relogement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a jugé que cette carence de l'État engageait sa responsabilité pour la période postérieure au 25 mai 2023, une précédente indemnité ayant déjà été allouée. Pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence, notamment le maintien de son hébergement chez un tiers, le tribunal a condamné l'État à lui verser 900 euros, tous intérêts compris à la date du jugement. Cette décision est fondée sur les articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : MOMMESSIN

21 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405343

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SAS Établissements Desormeaux d’un recours de plein contentieux contestant le décompte général du marché de travaux du lot n° 11 « Électricité » pour la restructuration de l’école Charles Perrault, et notamment l’application de pénalités de retard d’un montant de 8 250 euros. La société soutenait avoir respecté les délais contractuels. La commune du Grand-Quevilly a opposé l’irrecevabilité des conclusions en annulation et la tardiveté de la contestation du décompte général. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le décompte général était devenu définitif faute de contestation dans les délais prévus par le cahier des clauses administratives générales applicable.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

21 novembre 2025• 4 ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 509395

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

20 novembre 2025ECLI:FR:CEORD:2025:509395.20251120• Juge des référés
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301696

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné les requêtes de Mme D... contestant des décisions implicites de rejet de la CAF de la Vienne concernant des trop-perçus d'aide personnelle au logement et de prime d'activité. La requérante invoquait notamment le défaut de motivation des décisions, l'absence de saisine de la commission de recours amiable, et la méconnaissance du principe du contradictoire lors de l'enquête. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, du code de la sécurité sociale et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : MOUTOUSSAMY

20 novembre 2025• 2ème chambre - JU
TA104Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500561

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la SARL Cipac Industrie, qui contestait les pénalités de retard et le non-paiement du solde d’un marché de fourniture de véhicules d’incendie conclu avec la Nouvelle-Calédonie. Le tribunal a jugé que le retard de 170 jours dans la livraison, imputable à la société, justifiait l’application de pénalités contractuelles conformément au CCAG/MFS, et que la retenue de garantie n’avait pas à être libérée en raison de l’exécution non conforme du marché. La solution retenue est fondée sur les dispositions de la délibération n° 136/CP du 1er mars 1967 et du CCAG/MFS.

Avocat : ELMOSNINO

20 novembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502662

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, suspend l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 17 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge retient que la mesure d'éloignement porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme E..., protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte est caractérisée par la résidence continue de l'intéressée à Mayotte depuis 2019 auprès de sa mère titulaire d'une carte de résident, son parcours scolaire exemplaire couronné par l'obtention du baccalauréat et son admission en institut de formation en soins infirmiers.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502666

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français, dès lors que le préfet avait retiré cet arrêté en cours d'instance. Le juge a toutefois fait droit aux conclusions aux fins d'injonction en ordonnant au préfet de délivrer au requérant, ressortissant comorien, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail et de réexaminer sa situation. Cette décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, protégeant le droit à la vie privée et familiale.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502669

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 14 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme D..., protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette atteinte résultait de sa résidence continue à Mayotte depuis 2016, de son parcours scolaire abouti jusqu'au baccalauréat et d'une classe préparatoire, ainsi que de sa prise en charge par sa tante en situation régulière.

Avocat : AARPI BELLIARD RATRIMOARIVONY CHHANN

20 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502675

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant comorien, pour suspendre un arrêté du 18 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire sans délai. Le préfet de Mayotte ayant retiré cet arrêté le 20 novembre 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension. Toutefois, il a enjoint au préfet de délivrer à M. A... une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours, afin de permettre l'examen de sa situation. L'ordonnance applique les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : KOURAVY MOUSSA-BE

20 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405492

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné deux requêtes de la SASU SMJ contestant des sanctions fiscales. La première requête (n° 2405492) porte sur une amende de 28 405 euros pour émission de fausses factures en 2015, que la société conteste en niant être l'émettrice. La seconde requête (n° 2405493) concerne des rappels de TVA (2017-2018) et d'impôt sur les sociétés (2017), ainsi que des majorations, que la société conteste pour vice de procédure et défaut de preuve du caractère fictif des factures. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, confirmant les impositions et pénalités. Les décisions sont fondées sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET ZAMOUR AVOCATS

19 novembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2210827

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme B..., propriétaire d’un logement à Marseille, d’une demande d’annulation d’un avis de sommes à payer de 8 597 euros émis par la commune pour le recouvrement des frais d’hébergement provisoire de son locataire, suite à un arrêté de péril imminent. La requérante contestait notamment la signature de l’acte, l’incompétence de son auteur, et le bien-fondé de la créance, arguant que la commune ne prouvait pas que son locataire avait effectivement bénéficié de l’hébergement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, en se fondant sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation (articles R. 511-1 et suivants) et du code général des collectivités territoriales (article L. 1617-5), et a validé le titre exécutoire, considérant que la commune justifiait de la régularité de la procédure et du bien-fondé de la créance.

Avocat : DUMONT-SCOGNAMIGLIO

19 novembre 2025• 8è ch Magistrat statuant seul
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309137

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A..., reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 3 octobre 2018, pour son absence de relogement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé une somme de 3 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis du fait de cette carence.

Avocat : EWANE MOTTO

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309905

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour son absence de relogement. La commission de médiation l'avait reconnue prioritaire en 2019 au seul motif d'une attente prolongée d'un logement social. Le tribunal a jugé que, dans ce cas, la responsabilité de l'État n'est engagée que si le logement actuel est inadapté, ce que Mme A... n'a pas démontré. La solution est fondée sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : ATANGANA KOUAMO

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2105302

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de Mme D... contestant les taxes d'habitation de 3 811 € (2020) et 3 765 € (2019) pour son logement à Villeneuve-Saint-Georges. Le tribunal a jugé que ce bien constituait une résidence secondaire, car l'adresse parisienne déclarée comme résidence principale sur ses déclarations de revenus comprenait un logement de 70 m². La requête pour 2020 a été rejetée comme irrecevable pour tardiveté, et celle pour 2019 comme infondée, l'administration ayant respecté le délai de reprise de l'article L. 173 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CARMOUZE

18 novembre 2025• 11ème chambre, JU
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301999

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par la société MAIF, assureur subrogé, pour obtenir la condamnation de la société Enedis à l’indemniser des conséquences de l’incendie d’un véhicule, survenu le 12 juillet 2021, causé par la chute d’un câble électrique de son réseau. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute d’Enedis en tant que gardienne de l’ouvrage public, sur le fondement du principe de responsabilité des maîtres d’ouvrage pour les dommages causés aux tiers. Il a condamné Enedis à verser à la MAIF la somme de 12 300 euros, correspondant à la valeur de remplacement du véhicule, avec intérêts au taux légal à compter du 17 janvier 2023 et capitalisation des intérêts.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

18 novembre 2025• Chambre 1
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2100092

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur un litige de plein contentieux opposant la commune de Brioude à plusieurs constructeurs et au maître d’œuvre, concernant des désordres affectant une station d’épuration. La commune recherchait la responsabilité des sociétés sur le fondement de la garantie décennale et contractuelle pour divers préjudices, notamment des défauts de pesée, de captation du sable, de corrosion et de fissuration. Le tribunal a examiné la recevabilité des demandes et la solidarité entre les constructeurs, en application des principes de la responsabilité des constructeurs et des dispositions du code de justice administrative. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après analyse des moyens soulevés par la commune et des défenses des sociétés mises en cause.

Avocat : LEXAVOUE RIOM-CLERMONT

18 novembre 2025• Chambre 3
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405359

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de M. B... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul, prononcée par le ministre de l'intérieur. Le requérant soutenait ne pas avoir reçu l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle préalable au retrait de points. Le tribunal a rappelé que, pour les infractions constatées par procès-verbal électronique et ayant donné lieu au paiement d'une amende forfaitaire, le paiement établit que l'administration a délivré l'information requise, sauf preuve contraire par l'intéressé. En l'espèce, M. B... n'ayant pas produit les avis de contravention pour démontrer leur inexactitude ou incomplétude, la requête a été rejetée.

Avocat : DE CAUMONT

18 novembre 2025• JU-1ère chambre