1 645 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 645
Décisions totales
383 581
Ordonnances
253 669
Avec résumé IA
Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un titre de perception émis pour le recouvrement d’un trop-perçu de rémunération de 22 740,27 euros. Le recteur de l’académie de Versailles a soulevé un non-lieu à statuer en raison de l’annulation du titre, mais le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Aucune confirmation n’étant parvenue dans le délai d’un mois, Mme B est réputée s’être désistée d’office, conformément à cet article. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Avocat : SELARL GRIMALDI-MOLINA ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B, magistrate, qui contestait son reclassement indiciaire et demandait réparation pour un préjudice matériel et de retraite. La requérante invoquait une rupture d'égalité devant les charges publiques et une illégalité fautive fondée sur l'ordonnance du 22 décembre 1958 et le décret du 22 novembre 2001. Le tribunal a jugé que la décision de rejet de sa demande indemnitaire avait simplement lié le contentieux, rendant irrecevables les conclusions en annulation. Sur le fond, il a estimé qu'aucune illégalité fautive n'était établie, rejetant ainsi l'ensemble des prétentions indemnitaires.
Avocat : SCP PIWNICA MOLINIE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du syndicat Force Ouvrière du Maine-et-Loire, qui demandait l'annulation d'une délibération du conseil départemental modifiant le règlement intérieur du temps de travail. Le syndicat soutenait que le nombre de jours de réduction du temps de travail (ARTT) était insuffisant au regard du décret n° 2000-815 du 25 août 2000. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car la délibération attaquée ne modifiait que le régime horaire des apprentis et non le nombre de jours d'ARTT, qui avait été fixé par une délibération antérieure non contestée. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du 18 novembre 2021 par laquelle le maire de Donges a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie de M. B, agent territorial, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux. La motivation de la décision initiale était insuffisante en droit, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas examiné les autres moyens, dont le vice de procédure et l'erreur d'appréciation. Il a enjoint à la commune de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme D, monitrice éducatrice, d’un recours en excès de pouvoir contre une sanction de blâme qui lui a été infligée le 15 novembre 2021 par la directrice du centre départemental enfants et famille F. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le centre, jugeant que l’effacement automatique du blâme du dossier après trois ans ne fait pas disparaître rétroactivement la sanction. Sur le fond, il a écarté le moyen d’incompétence et a estimé que les faits reprochés (retard dans la transmission d’informations sur une agression sexuelle et non-respect des consignes hiérarchiques) étaient établis, justifiant la sanction. La requête a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 533-1 et L. 533-5 du code général de la fonction publique et de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme D, agent de la commune de Sannois, contestant le refus de reconnaissance de l'imputabilité au service de son état anxiodépressif. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, des vices de procédure (absence du médecin de prévention et composition irrégulière de la commission de réforme) et une erreur d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure était régulière et que le lien direct entre la pathologie et le service n'était pas établi. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées, et la commune de Sannois a été condamnée à verser 1 500 euros à Mme D au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET GRIMALDI MOLINA
Le Tribunal Administratif de Nantes a pris acte, par ordonnance du 18 avril 2025, du désistement pur et simple du syndicat Force Ouvrière des personnels de la commune de Saint-Nazaire et de la CARENE. Ce désistement met fin à la procédure engagée par le syndicat, qui demandait l'annulation d'une note d'information d'avril 2021 relative à la gestion des autorisations spéciales d'absence pour garde d'enfant pendant les congés scolaires. Aucune solution au fond n'a été retenue, la requête étant classée sans examen sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, agente de maîtrise principale, qui demandait le versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er mars 2022. La requérante soutenait que le bénéfice de cette prime devait lui être maintenu pendant son congé de maladie ordinaire puis de longue maladie, faute de remplacement effectif dans ses fonctions d'encadrement. Le tribunal a jugé, sur le fondement de l'article 2 du décret du 18 juin 1993, que Mme A avait été remplacée dans ses fonctions à compter du 1er mars 2022, ce qui justifiait la suppression de la NBI. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Avocat : SCP GRIMALDI-MOLINA & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Nîmes a annulé la décision du 17 juillet 2023 par laquelle le préfet de Vaucluse refusait d'admettre au séjour M. C, ressortissant marocain. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant en ne prenant pas en compte l'évolution favorable de la situation familiale et l'intérêt supérieur des deux filles du requérant, qui bénéficiaient d'un droit de visite et d'hébergement. La décision a été annulée, et il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : MOLINA AVOCATS
Avocat : CLAIRE;SCP PIWNICA & MOLINIE