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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

643 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

643

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 618

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MORAEffacer tout
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405860

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi de deux requêtes de M. A F, a examiné le refus du ministre de l'intérieur d'abroger un arrêté d'expulsion pris en 1987. La première requête, dirigée contre une décision implicite de rejet, est devenue sans objet après son retrait et son remplacement par une décision expresse le 7 juillet 2024. Sur la seconde requête, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment l'incompétence, les vices de procédure, l'erreur d'appréciation au regard des articles L. 632-3 et L. 632-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la première requête et rejeté la seconde.

Avocat : DUMAZ ZAMORA

26 juin 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300362

Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet des Hautes-Pyrénées du 21 novembre 2022 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée, notamment en raison de la connaissance défavorable de l'intéressée par les forces de l'ordre pour des faits de transport de stupéfiants. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant n'étaient pas fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

24 juin 2025• CHAMBRE 2
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500725

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer M. B, ressortissant surinamais, à un rendez-vous en préfecture dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la situation personnelle du requérant, entré en France à l'âge d'un an, scolarisé en Guyane et vivant avec sa famille en situation régulière, et de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous via la plateforme dématérialisée saturée. La décision s'appuie sur les articles L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MORAGA ROJEL

23 juin 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501712

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B d’une requête en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, visant à obtenir l’enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut et la délivrance d’un récépissé. Le requérant s’est désisté de sa requête après avoir obtenu satisfaction. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond.

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

23 juin 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302033

Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B A de deux requêtes (n° 2302033 et 2302034) visant à annuler deux arrêtés préfectoraux du 3 et du 24 janvier 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, la méconnaissance de son droit à être entendu, une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant. Le tribunal a examiné les moyens soulevés à la lumière des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des conventions internationales. La solution retenue par le jugement est que le préfet de la Guyane a conclu au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation, ce qui implique que les arrêtés contestés ont été retirés ou ont perdu leur objet, le tribunal ayant donc constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces requêtes.

Avocat : MORAGA ROJEL

20 juin 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501571

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. C, ressortissant malien, afin d'obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 18 mars 2025. Cette ordonnance avait enjoint au préfet des Pyrénées-Atlantiques de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale", mesure restée inexécutée en raison d'une difficulté technique liée à une identité différente déclarée par le requérant en Espagne. Le juge des référés a fait droit à la demande, considérant que la non-exécution de l'injonction constituait un élément nouveau justifiant de modifier les mesures ordonnées. Il a ainsi enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 521-4 et L. 911-1 du code de justice administrative, et a rejeté les conclusions reconventionnelles du préfet.

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

19 juin 2025
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500673

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de délivrer un rendez-vous à Mme B, ressortissante haïtienne, afin qu'elle puisse déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de l'ancienneté de son séjour en France (depuis l'âge de 11 ans), de sa scolarité complète et de sa situation familiale (deux enfants nés en Guyane, compagnon en situation régulière). La solution retenue s'appuie sur les principes généraux du droit des étrangers et l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable lorsque le système de prise de rendez-vous en ligne est saturé.

Avocat : MORAGA ROJEL

19 juin 2025
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500670

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de délivrer un rendez-vous à M. B, ressortissant haïtien, pour lui permettre de déposer sa première demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu de la situation familiale de l'intéressé (père naturalisé, mère titulaire d'un titre de séjour, sœurs françaises), de l'ancienneté de ses démarches infructueuses depuis 2022, et de l'absence de réponse de l'administration. La décision applique les principes issus du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la jurisprudence relative à l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.

Avocat : MORAGA ROJEL

19 juin 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 505069

Avocat : DUMAZ ZAMORA

18 juin 2025ECLI:FR:CEORD:2025:505069.20250618• Juge des référés
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2510249

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) présentée par Mme F, agissant pour ses deux filles mineures. La requérante demandait d'enjoindre au ministre de l'intérieur de délivrer des visas, invoquant une atteinte grave à la vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur des enfants, en raison de l'égarement des passeports par l'administration et d'un risque d'excision et de mariage forcé par le père. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas suffisamment caractérisée, la situation des enfants n'étant pas établie comme immédiatement critique, et que l'égarement des passeports, bien que dommageable, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale justifiant une mesure dans les 48 heures. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : DUMAZ ZAMORA

14 juin 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508663

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par Mme C d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance de visas de long séjour pour ses deux filles, dans le cadre d'une procédure de réunification familiale. La requérante invoquait l'urgence et l'absence d'exécution d'une précédente ordonnance du 18 avril 2025 ayant enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer les demandes de visa. Le ministre de l'intérieur a conclu au non-lieu à statuer, faisant valoir qu'il avait réitéré ses instructions de délivrance des visas et que les démarches administratives étaient en cours. Le tribunal a constaté que la requérante avait déjà obtenu l'aide juridictionnelle totale, rendant sans objet sa demande d'admission provisoire, et a examiné les conclusions au titre de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

Avocat : DUMAZ ZAMORA

12 juin 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2201895

Le Tribunal Administratif de Lille annule l'avis de sommes à payer de 15 000 euros émis par la commune de Vicq à l'encontre de la société Nouvelle Saniez Construction au titre de pénalités de retard pour un marché de mise en accessibilité de la mairie. Le tribunal juge que la requête est recevable, car elle expose des faits et moyens, et que la contestation d'un titre exécutoire n'est pas subordonnée à un mémoire en réclamation préalable. Sur le fond, il retient que la commune a renoncé à appliquer les pénalités de retard, comme l'attestent des comptes-rendus de chantier et des courriels non contestés. En conséquence, la commune est condamnée à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice.

Avocat : SCP LEMAIRE-MORAS & ASSOCIES

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404414

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’autorité consulaire française à Téhéran d’enregistrer une demande de visa de long séjour. Le tribunal constate que le visa a été délivré le 6 janvier 2025, après l’introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il prononce un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L’Etat est condamné à verser 800 euros à l’avocate des requérants au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : DUMAZ ZAMORA

5 juin 2025
TA106Décision

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500634

Cette requête, présentée devant le Tribunal Administratif de la Guyane, concerne la demande de Mme A, ressortissante haïtienne, visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. La requérante invoque l'urgence liée à sa situation personnelle et familiale, ainsi que l'utilité de la mesure face à l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous via la plateforme en ligne saturée. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rappelle que l'autorité administrative doit fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, mais que la condition d'urgence n'est pas présumée pour une première demande. En l'espèce, bien que la requérante justifie de démarches infructueuses depuis 2022, le juge ne se prononce pas sur le fond de la demande dans cet extrait, laissant entendre que l'urgence doit être appréciée au regard de circonstances particulières.

Avocat : MORAGA ROJEL

5 juin 2025
CAA13Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA01801

Avocat : MORA

5 juin 2025• 5ème chambre - formation à 3
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501472

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné le recours de M. B, un étranger retenu, contre un arrêté du préfet de la Vienne refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant contestait notamment la motivation de la décision, l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et l'atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légale au regard des articles L. 423-23 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

31 mai 2025• URGENCES ETRANGERS
TA64Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402201

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. B E d’une demande d’exécution d’un jugement du 5 avril 2023, qui annulait un refus de titre de séjour et enjoignait à la préfète des Landes de réexaminer sa demande et de saisir la commission des titres de séjour. La préfète a finalement octroyé à M. B E une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié" sur le fondement de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a constaté que cette délivrance exécutait le jugement, rendant sans objet les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte, et a rejeté la demande de frais de justice.

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

26 mai 2025• CHAMBRE 1
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311066

Le Tribunal administratif de Marseille a constaté, par une ordonnance du 23 mai 2025, qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de M. B, qui demandait une injonction sous astreinte pour obtenir un logement adapté. Cette décision fait suite à la signature d'un bail par le requérant le 1er août 2024 et à la radiation de sa demande de logement social, rendant ses conclusions sans objet. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 100 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.

Avocat : MORA

23 mai 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301919

Le Tribunal Administratif de la Guyane rejette la requête de M. E B, ressortissant dominicain, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juin 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur l'arrêté de délégation de signature et la motivation suffisante de l'acte. Il estime que la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles L. 612-2 et L. 612-10. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.

Avocat : MORAGA ROJEL

22 mai 2025• 1ère Chambre
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2301881

Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de Mme C, ressortissante haïtienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 juin 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la violation du droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE), et de la méconnaissance des articles 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées, en application des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MORAGA ROJEL

22 mai 2025• 1ère Chambre