2 648 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 648
Décisions totales
383 581
Ordonnances
245 571
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile albanaise. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur un dépôt tardif de la demande, était entaché d'une erreur de droit, car l'OFII n'avait pas apporté la preuve de ce délai et n'avait pas procédé à l'évaluation de vulnérabilité requise. La décision s'appuie sur les articles L. 522-1 et suivants ainsi que L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOREAU TALBOT
Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction d'un étranger, car la préfète lui a délivré une carte de séjour après l'introduction du recours, ce qui a privé ces conclusions de leur objet. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocate du requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MOREL
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande de renouvellement de pension militaire d'invalidité. Le tribunal a annulé la décision contestée de la commission de recours de l'invalidité et a reconnu le droit du requérant à une pension définitive au taux de 15%. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, après que le ministère des armées a conclu à l'accord avec ce taux d'invalidité suite à une expertise judiciaire.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant suite à l'absence de confirmation du maintien de ses conclusions après mise en demeure. Le litige portait sur le refus implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration d'orienter le demandeur vers un hébergement en Seine-et-Marne. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant le désistement implicite de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais.
Avocat : MOREL
Avocat : MOREL
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SCI Pacheco Immo d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal du 25 novembre 2025 refusant la pose de menuiseries pour la mise en sécurité d’un bâtiment. La société requérante s’est désistée de son action par un mémoire enregistré le 22 janvier 2026. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 février 2026. Aucune condamnation n’a été prononcée au titre des frais de justice.
Avocat : GERMAIN-MOREL
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté retirant la reconnaissance d'une maladie professionnelle imputable au service et plaçant une fonctionnaire en congé maladie ordinaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, bien que privée de la rémunération spécifique au congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS), perçoit toujours une indemnité journalière au titre du congé de longue maladie, ce qui ne constitue pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé : urgence et doute sérieux sur la légalité). Le juge s'appuie sur la jurisprudence selon laquelle la privation de *toute* rémunération constitue en principe une urgence, ce qui n'est pas le cas en l'espèce.
Avocat : MORETTI SARAH
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant le remboursement d’un indu de prestations sociales (RSA, prime d’activité, aide au logement) d’un montant total d’environ 24 629 €, notifié par la CAF suite à un contrôle. La magistrate désignée (formation R222-13) a jugé que les moyens tirés d’un vice de forme de la décision initiale étaient inopérants, la décision sur recours préalable s’y étant substituée. Sur le fond, elle a estimé que l’omission intentionnelle par Mme B... de déclarer les sommes versées par son ex-conjoint constituait une fraude, justifiant le bien-fondé de l’indu au regard des articles L. 822-5 et R. 822-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que des dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l’action sociale et des familles.
Avocat : MORE ARTHUR
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant yéménite, qui demandait l'annulation de son arrêté d'éloignement vers l'Allemagne au titre du règlement Dublin III. La juridiction a jugé que la préfète du Rhône avait légalement pris sa décision, l'Allemagne ayant accepté la reprise en charge du demandeur d'asile. Le tribunal a appliqué l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que la France n'était pas tenue d'exercer sa clause discrétionnaire pour examiner la demande.
Avocat : MOREL
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution du rejet implicite d'une demande de titre de séjour présentée par un parent d'enfant bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, notamment au regard de la délivrance d'un nouveau récépissé par la préfecture. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOREL
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la décision implicite de rejet de renouvellement de sa carte de séjour. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le préfet avait délivré au requérant une attestation de prolongation d'instruction valant récépissé, ce qui régularisait provisoirement sa situation et lui permettait de travailler, écartant ainsi le risque d'une atteinte grave et immédiate. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOREL
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, qui n'a jamais été titulaire d'un titre de séjour mais bénéficie de récépissés lui permettant de travailler, ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour justifier une mesure provisoire. La demande est donc rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner le sérieux des moyens soulevés contre la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : MOREAU
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "étrangers urgents", a rejeté la requête de M. F... A... E... visant à annuler plusieurs arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence). Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à un vice de procédure, à un défaut de motivation ou à une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : MOREL
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête en excès de pouvoir de Mme A..., qui contestait le refus de son admission au titre de l'asile et sa rétention en zone d'attente. La juridiction estime que le ministre de l'intérieur n'a pas violé le principe de confidentialité de la demande d'asile et que les conditions de l'entretien n'ont pas entaché la procédure. La décision est fondée sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs au caractère manifestement infondé de la demande.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la délivrance d’un visa court séjour ou le réexamen de sa demande. Le juge constate son incompétence territoriale en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du même code, le litige relevant de la compétence du tribunal administratif de Mayotte, lieu de résidence du requérant. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la SCI Holding Paola Tito, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse d’un montant de 55 016,93 euros au titre de l’exercice 2021. La société soutenait que les travaux de rénovation de l’hôtel Castel d’Orcino étaient éligibles au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts, mais l’administration fiscale n’a accordé qu’un remboursement partiel. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l’éligibilité des investissements, le principe d’égalité, la sécurité juridique et la non-rétroactivité, et les a jugés non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes invoqués en faveur de la requérante.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler le refus d'admission au titre de l'asile. Il juge que le ministre de l'intérieur, autorité compétente, n'a pas violé le principe de confidentialité en ayant accès au compte-rendu de l'OFPRA. Le tribunal écarte également le moyen tiré des conditions matérielles de l'entretien, estimant qu'elles n'ont pas entravé l'exercice des droits de la défense. La décision s'appuie sur les articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU
Avocat : MOREL
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'éloignement vers l'Autriche. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône avait légalement appliqué le règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013), l'Autriche étant l'État responsable de l'examen de sa demande d'asile. Il a également estimé que les risques allégués de renvoi vers la Somalie depuis l'Autriche n'étaient pas établis et que la procédure respectait les garanties légales.
Avocat : MOREL
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme B... d’une demande de provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, afin d’obtenir le paiement de salaires et d’indemnités journalières qu’elle estimait dus par le CROUS de Toulouse. La requérante soutenait que le CROUS avait commis des fautes en ne lui versant pas l’intégralité de sa rémunération et en ne transmettant pas son arrêt maladie à la caisse d’assurance maladie. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que l’obligation invoquée n’était pas sérieusement contestable, faute pour Mme B... d’établir le nombre d’heures effectivement travaillées et de produire son arrêt maladie. La décision applique les dispositions de l’article R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP SAIDJI & MOREAU