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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

451 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

451

Décisions totales

383 581

Ordonnances

257 718

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : MORELEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502869

Le Tribunal administratif de Mayotte, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A... B... visant à obtenir une convocation pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande est manifestement infondée car elle tend à faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite de rejet, née du silence gardé par le préfet sur la demande initiale de l’intéressé, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions de la requête.

Avocat : MOREL JEAN JACQUES

18 décembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310853

Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne un recours en plein contentieux de M. A... demandant réparation pour l'inexécution d'un jugement du 14 octobre 2019 qui enjoignait au préfet du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Le tribunal reconnaît la faute de l'administration pour ne pas avoir statué sur le droit au séjour, engageant la responsabilité de l'État. Cependant, il rejette la demande d'indemnisation pour perte de chance d'obtenir un titre de séjour, estimant que M. A..., en situation irrégulière depuis plusieurs années et sans attaches familiales, n'a pas démontré de chance sérieuse. Le tribunal accorde néanmoins 1 500 euros au titre du préjudice moral, en application des principes de responsabilité pour faute et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOREL

18 décembre 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2408787

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite par laquelle le préfet du Val-de-Marne a refusé de renouveler la carte de résident de M. B..., ressortissant iranien. Le tribunal juge que ce refus est entaché d’une erreur de droit et d’une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 433-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dès lors que l’intéressé, marié à une Française et père de trois filles françaises, ne représente pas une menace pour l’ordre public et justifie de sa résidence habituelle en France. La solution retenue repose sur le droit au renouvellement de plein droit de la carte de résident.

Avocat : MOREL

16 décembre 2025• 6ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503231

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, rejette la demande d’expertise médicale présentée par Mme A... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. La requérante souhaitait déterminer l’origine et les conséquences de ses préjudices suite à un accouchement par césarienne au CHU de Clermont-Ferrand, après la découverte d’un corps étranger métallique. Le juge estime que la mesure n’est pas utile en l’état, car la nature exacte du corps étranger retiré lors d’une coelioscopie n’est pas encore connue, ce qui est un préalable indispensable à l’expertise. La requête est donc rejetée, sans préjudice d’une nouvelle demande une fois ces informations disponibles.

Avocat : SCP LOIACONO-MOREL

16 décembre 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA01523

Avocat : MOREL

10 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2401898

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 5 juillet 2024 par lequel le préfet de Mayotte refusait un titre de séjour à M. C..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la durée de séjour de plus de sept ans du requérant, de sa pathologie cardiaque grave nécessitant un suivi médical en France, de sa scolarisation et de ses attaches familiales sur le territoire. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" à M. C... dans un délai d'un mois. Cette solution s'appuie notamment sur les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MOREL JEAN JACQUES

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2400007

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté préfectoral du 6 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne démontrant pas la continuité de son séjour à Mayotte ni l'intensité de ses liens familiaux.

Avocat : MOREL

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531588

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d’une demande d’injonction visant à obtenir un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. En cours d’instance, le préfet de police a convoqué la requérante pour lui délivrer le document sollicité. Le juge a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également admis Mme B... au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle et condamné l’État à verser 800 euros à son avocate au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MOREL

3 décembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515205

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de délivrer un rendez-vous à Mme A... pour l'enregistrement de sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. La requérante, ressortissante cambodgienne titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, ne pouvait effectuer sa demande en ligne en raison d'un dysfonctionnement de la plateforme imputable à l'administration. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, en application des articles R. 431-5 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOREL

27 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532348

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 19 juin 2025 par lequel le préfet de police a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant nigérian. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant saisi le juge des référés près de cinq mois après la notification de la décision attaquée sans justifier de circonstances particulières. En conséquence, il n'a pas examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MOREL

26 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506799

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d’instruction pour sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative de refus, dès lors que le dossier de l’intéressée avait été enregistré mais qu’aucun document provisoire ne lui avait été remis. La demande a donc été jugée mal fondée, sans qu’il soit besoin d’examiner la condition d’urgence.

Avocat : MOREL

25 novembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2324499

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 17 octobre 2023 par lequel le préfet de police avait assigné à résidence M. A..., ressortissant haïtien, pour une durée de six mois. Cette décision est motivée par le fait que l'obligation de quitter le territoire français qui servait de fondement à l'assignation a été elle-même annulée par un jugement du 12 décembre 2023, privant ainsi l'arrêté attaqué de base légale. Le tribunal applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'Etat est condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : MOREL

24 novembre 2025• 4e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501748

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 3 300 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en janvier 2017, n’a reçu aucune offre dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué les troubles dans ses conditions d’existence, notamment son hébergement chez un tiers et son expulsion ultérieure, à 3 300 euros. L’État a également été condamné à verser 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MOREL

24 novembre 2025• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202149

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI domaine des Beugons et de Mme B... visant à annuler la délibération du 7 février 2022 par laquelle le conseil municipal de Buis-les-Baronnies a approuvé son plan local d'urbanisme (PLU). Les requérants contestaient notamment un vice de procédure lié à l'absence de collaboration avec l'EPCI, l'incomplétude du dossier d'enquête publique, et des erreurs d'appréciation dans le classement de parcelles. Le tribunal a examiné les moyens soulevés au regard des articles L. 153-8 et L. 101-2 du code de l'urbanisme, ainsi que des dispositions relatives à l'enquête publique. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande de frais de justice, au motif que les moyens invoqués n'étaient pas fondés.

Avocat : GERMAIN - MOREL

20 novembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202146

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 7 février 2022 par laquelle le conseil municipal de Buis-les-Baronnies a approuvé son plan local d’urbanisme (PLU). Les requérantes invoquaient de nombreux moyens, notamment des vices de procédure, l’insuffisance du rapport de présentation, et des erreurs d’appréciation dans le classement de certaines zones. La commune a conclu au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, à la mise en œuvre d’une procédure de régularisation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a mis à la charge des requérantes une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles L. 101-2, L. 122-7, L. 151-8, L. 151-30 et L. 153-8.

Avocat : GERMAIN - MOREL

20 novembre 2025• 1ère Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202148

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme D... et de la société Siwe Management AG tendant à l’annulation de la délibération du 7 février 2022 par laquelle le conseil municipal de Buis-les-Baronnies a approuvé son plan local d’urbanisme (PLU). Après avoir écarté la fin de non-recevoir tirée du défaut d’intérêt pour agir, le tribunal a examiné l’ensemble des moyens soulevés, tirés notamment de vices de procédure, d’insuffisances du rapport de présentation et du projet d’aménagement et de développement durables (PADD), ainsi que d’erreurs d’appréciation dans le classement de certaines zones. Il a jugé que la délibération n’était entachée d’aucune illégalité et a rejeté les conclusions à fin d’annulation ainsi que les demandes accessoires, en application des articles L. 101-2, L. 122-7, L. 151-8, L. 151-30 et L. 153-8 du code de l’urbanisme.

Avocat : GERMAIN - MOREL

20 novembre 2025• 1ère Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519793

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C..., ressortissant algérien, contre une décision du préfet des Hauts-de-Seine l'assignent à résidence pour 45 jours. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, son fils souffrant d'une grave insuffisance rénale nécessitant sa présence. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que le préfet n'avait pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de l'enfant, en application de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : MOREL

17 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526040

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de délivrer un rendez-vous à M. A..., ressortissant malien, dans un délai de quinze jours, afin qu'il puisse déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et obtenir un récépissé. Le juge a retenu que l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous, malgré des démarches initiées dans les délais, créait une situation d'urgence et de précarité, sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. L'État a été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

Avocat : MOREL

7 novembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311375

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du 29 juin 2023 du préfet du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, sans faire droit à sa demande d'injonction ni à celle de frais de justice.

Avocat : MOREL

5 novembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530961

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de police de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail à M. A... C..., ressortissant colombien. La juridiction a constaté l’urgence liée à l’expiration de son titre de séjour et à l’impossibilité de prouver la régularité de son séjour pour ses études et son emploi. Elle a retenu que le préfet de police était territorialement compétent malgré le blocage administratif sur la plateforme ANEF, et a ordonné la délivrance du document sous astreinte de 50 euros par jour de retard. Cette décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MOREL

5 novembre 2025