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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

626 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

626

Décisions totales

383 581

Ordonnances

268 617

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : MOTEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2501255

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B, ressortissant sri-lankais, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 11 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation concernant un refus de titre de séjour était inopérant, car l'arrêté ne contenait pas une telle décision. Il a également estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que l'absence de décision de refus de titre de séjour rendait inopérant le moyen tiré du défaut de base légale. Enfin, le tribunal a considéré que le délai de départ volontaire de trente jours était légalement accordé et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé.

Avocat : GUILMOTO

10 juin 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300548

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de la société Move E Fa, qui demandait la condamnation de la collectivité de Corse et de l’Agence de développement économique de la Corse (ADEC) à lui verser 2 019 343 euros pour manquements contractuels. La société invoquait l’absence de mise en place d’un comité d’animation territorial et d’autres obligations issues de conventions de partenariat des 29 novembre 2017 et 29 mars 2022. Le tribunal a jugé que ces obligations n’étaient pas stipulées dans les conventions, lesquelles se limitaient à définir des axes d’action sans imposer d’engagements précis aux défenderesses. En conséquence, la responsabilité contractuelle des défenderesses n’a pas été retenue.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CABINET D'AVOCATS MCDERMOTT WILL & EMERY

6 juin 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507279

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. E..., ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 28 avril 2025 lui refusant l'admission au séjour au titre de l'asile et le maintenant en rétention administrative. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté était régulièrement signé par un agent délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, principe général du droit de l'Union européenne, et celui fondé sur l'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la demande d'asile de l'intéressé avait été présentée dans le but de faire échec à son éloignement. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : DMOTENG KOUAM

5 juin 2025• Pôle Urgences (J.U)
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301827

Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus implicite de séjour opposé par le préfet de l'Indre. Le tribunal a jugé que, pour obtenir un titre de séjour "salarié" sur le fondement de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, l'intéressé devait justifier d'un visa de long séjour en cours de validité, conformément à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Or, le visa de M. A était expiré à la date de sa demande, et sa situation irrégulière ne permettait pas de faire droit à sa demande. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : GOMOT-PINARD

5 juin 2025• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301419

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant mongol, qui contestait le refus implicite du préfet de l'Indre de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale". Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que M. A ne justifiait pas d'une présence continue en France depuis 2011, ni d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante, et qu'il n'était pas établi que la cellule familiale ne pourrait pas se reconstituer en Mongolie. Par conséquent, la décision de refus n'a pas été jugée disproportionnée, et l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté.

Avocat : GOMOT-PINARD

5 juin 2025• 2ème chambre
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2507101

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté comme irrecevable la requête de M. A, qui demandait au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui attribuer un logement suite à une décision favorable de la commission de médiation du droit au logement opposable de 2021. Le juge a constaté que M. A avait déjà présenté une requête identique, rejetée par une ordonnance définitive du 23 octobre 2024 pour cause de tardiveté. En application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation, le recours spécial prévu pour l’exécution des décisions des commissions de médiation ne peut être exercé qu’une seule fois dans les délais impartis. La nouvelle demande, tendant aux mêmes fins, a donc été jugée irrecevable sans instruction contradictoire, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : EWANE MOTTO

3 juin 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500943

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. C, ressortissant russe, qui contestait son transfert aux autorités croates pour l’examen de sa demande d’asile et son assignation à résidence. Le requérant invoquait l’application de la clause discrétionnaire de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant ne pas avoir été correctement informé de cette procédure en Croatie. Le tribunal a jugé que ce moyen n’était pas fondé, sans autre précision dans l’extrait fourni, et a confirmé la légalité des arrêtés préfectoraux des 24 et 28 avril 2025. La décision s’appuie notamment sur le règlement Dublin III (UE n° 604/2013) et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : GOMOT-PINARD

2 juin 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500976

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de l'Indre du 15 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que la mesure d'éloignement ne méconnaissait pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une insertion suffisante ou d'un transfert de ses intérêts privés et familiaux en France depuis son arrivée irrégulière en 2023. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 66 de la Constitution relatif à l'assignation à résidence a également été écarté. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : GOMOT-PINARD

2 juin 2025• JUGE UNIQUE D JOSSERAND-JAILLET
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2415671

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne le 22 novembre 2024. La décision a été jugée suffisamment motivée en droit, visant les textes applicables, et ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme. Le tribunal a estimé que la requérante, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.

Avocat : DMOTENG KOUAM

23 mai 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307366

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment une erreur de fait sur les dates de son séjour en France et la méconnaissance des articles L. 426-11 (titre de séjour pour résident de longue durée-UE) et L. 423-23 (vie privée et familiale) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'erreur de fait, estimant que les inexactitudes matérielles n'étaient pas déterminantes, et a jugé que la préfète n'avait pas à examiner d'office le fondement de l'article L. 426-11, que M. A n'avait pas invoqué dans sa demande.

Avocat : DMOTENG KOUAM

21 mai 2025• 7ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308761

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal a jugé que le CNAPS pouvait légalement se fonder sur des éléments issus du fichier de traitement des antécédents judiciaires, même en l'absence de condamnation inscrite au bulletin n°2 du casier judiciaire, conformément à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que les faits reprochés à M. B, bien qu'anciens, étaient incompatibles avec l'exercice de la profession, et que la décision n'était entachée ni d'incompétence ni d'erreur d'appréciation. La demande d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : DESMOT

9 mai 2025• 6ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302186

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant arménien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La juridiction a relevé d'office que la lettre de M. C, reçue le 19 juillet 2023, ne constituait pas une demande de titre de séjour mais une simple demande d'information sur les pièces à fournir, insusceptible de faire naître une décision implicite faisant grief. En conséquence, la requête a été jugée irrecevable. Aucun des textes invoqués, dont l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a été appliqué au fond.

Avocat : GOMOT-PINARD

6 mai 2025• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415547

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 octobre 2024 ordonnant sa remise aux autorités allemandes et lui interdisant de circuler en France pendant deux ans. Le tribunal a estimé que la décision de remise était suffisamment motivée et fondée sur les articles L. 621-1 et L. 621-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. A ne pouvant justifier d'un séjour de moins de trois mois en France. Il a également jugé que l'interdiction de circulation ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la menace pour l'ordre public constituée par les faits de violences conjugales.

Avocat : GALMOT

5 mai 2025• 9ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504297

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E, ressortissant russe, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 s'était déroulé dans des conditions conformes, le requérant ayant bénéficié d'un interprète en langue russe. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation et les conclusions accessoires, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOTHERE

2 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504303

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme F, ressortissante russe, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des articles 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière pour ce type de décision. La solution finale retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les textes appliqués incluent le règlement (UE) n° 604/2013, la charte des droits fondamentaux de l'UE, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MOTHERE

2 mai 2025• Reconduite à la frontière
CAA13Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00145

Avocat : MOTHERE

30 avril 2025• Juge des référés
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500691

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal écarte les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen, estimant que l’arrêté est suffisamment motivé en droit et en fait. Il juge également que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme), faute pour ce dernier d’établir des liens familiaux stables en France. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de M. B, y compris celles relatives aux décisions subséquentes (refus de délai de départ, pays de renvoi, interdiction de retour), ces dernières étant fondées sur une obligation de quitter le territoire jugée légale.

Avocat : GALMOT

28 avril 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2201719

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, propriétaire d’un logement, qui demandait l’annulation du refus implicite du préfet des Hauts-de-Seine de prêter le concours de la force publique pour exécuter un jugement d’expulsion et l’indemnisation de ses préjudices. Sur les conclusions indemnitaires, le tribunal les a déclarées irrecevables car Mme B n’avait pas présenté de demande indemnitaire préalable à l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté l’intégralité de la requête de Mme B, y compris les conclusions à fin d’annulation et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOUATI - LA MOTTE ROUGE AVOCATS

25 avril 2025• 1ère Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304782

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait la décision du préfet d'Indre-et-Loire du 26 septembre 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le préfet avait fondé ce classement sur l'absence de production, malgré une mise en demeure, de la copie originale de son acte de naissance légalisé, conformément aux articles 37-1 et 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. Le tribunal a jugé que la production tardive de ce document, postérieure à la décision attaquée, était sans incidence sur sa légalité, appréciée à la date de son édiction. La requête a donc été rejetée, incluant les conclusions à fin d'injonction et relatives aux dépens.

Avocat : GOMOT-PINART

25 avril 2025• 3ème chambre
CAA78Décision

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE01974

Avocat : AARPI MCDERMOTT WILL & EMERY

8 avril 2025• 4ème Chambre