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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

466 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

466

Décisions totales

383 581

Ordonnances

284 969

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : MOTEffacer tout
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2514234

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A B, ressortissant marocain, contre deux arrêtés du préfet du Val-d'Oise du 30 juillet 2025. Le premier arrêté l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an ; le second l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du principe du contradictoire. En conséquence, il a validé les décisions préfectorales et rejeté les demandes d'annulation et d'injonction de M. B.

Avocat : GALMOT

21 août 2025• Reconduite à la frontière
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403445

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme B, ressortissante ivoirienne, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de l’autorité consulaire française à Abidjan de lui délivrer un visa de long séjour en tant qu’enfant étrangère d’une ressortissante française. Le tribunal a annulé cette décision au motif que l’administration n’a pas établi le défaut de valeur probante des actes d’état civil produits par la requérante pour justifier son lien de filiation avec sa grand-mère française, en application de l’article 47 du code civil et de l’article L. 423-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL GOMOT JOSSET HERMOUET

18 août 2025• 10ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2500232

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé provision, a rejeté la demande de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM) qui sollicitait la condamnation de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) du Var à lui verser une provision de 1 241 065 euros. Cette somme correspondait au solde de trésorerie résiduelle du contrat de concession des ports de plaisance de la Rade de Toulon et de Saint-Elme, que TPM estimait devoir lui être restitué en l'absence de toute rémunération contractuelle du concessionnaire. Le tribunal a considéré que la créance de TPM était sérieusement contestable, dès lors que la rémunération du concessionnaire, bien que non explicitement prévue par le cahier des charges, pouvait être prise en compte dans le cadre de l'établissement des comptes d'exploitation de la concession. En conséquence, la demande de provision a été rejetée et TPM a été condamnée à verser 5 000 euros à la CCI du Var au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MC DERMOTT WILL & EMERY

7 août 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2513302

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante tanzanienne, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant déposé sa demande après l'expiration de son précédent titre de séjour, soit au-delà du délai de deux mois prévu à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui traduisait un manque de diligence de sa part. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

Avocat : GALMOT

4 août 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2504948

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de convoquer M. B, ressortissant algérien, pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la demande utile, et qu'aucune décision administrative exécutoire ne faisait obstacle à la mesure. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HAMOT

1 août 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2518716

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 25 juin 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a estimé que l'assignation à résidence était justifiée par l'existence d'une obligation de quitter le territoire français non exécutée et par le risque de soustraction à l'éloignement, sans erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité de la mesure administrative prise en application des articles L. 730-1, L. 731-1 et L. 732-3 du CESEDA.

Avocat : EWANE MOTTO

31 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501343

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D, ressortissant iranien, qui contestait son transfert aux autorités espagnoles (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a estimé que la faculté discrétionnaire de l’administration d’examiner la demande d'asile (article 17 du règlement UE n°604/2013) ne constitue pas un droit pour le demandeur et que la seule date d'arrivée en France ne suffit pas à caractériser une erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé que les décisions ne portaient pas atteinte à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé étant célibataire, sans enfant et récemment arrivé en France.

Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE

31 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302020

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour les années 2021 et 2022 au titre d'un appartement situé à Toulouse. Le tribunal a jugé que, bien que le bien fût destiné à la location saisonnière, le propriétaire, en conservant juridiquement la possibilité d'occuper le logement ou de le faire occuper gracieusement, devait être regardé comme entendant en conserver la disposition ou la jouissance une partie de l'année au sens des articles 1407 et 1408 du code général des impôts. Par conséquent, la demande principale de décharge totale des cotisations a été rejetée. La demande subsidiaire, visant à obtenir la décharge de la majoration pour résidence secondaire sur le fondement de l'instruction BOI-IF-TH-70, a également été rejetée, le tribunal considérant que les conditions pour bénéficier de cette doctrine n'étaient pas remplies.

Avocat : MOT

29 juillet 2025• Juge unique chambre 5
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521035

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en qualité de mère d’enfant français. La requérante s’est désistée de son instance après avoir obtenu une attestation de prolongation d’instruction de sa demande. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige.

Avocat : DMOTENG KOUAM

28 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407632

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C épouse B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 22 mai 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée limitée du séjour en France (environ deux ans et demi), de la situation irrégulière du conjoint et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale en Tunisie. La requête a été rejetée dans son ensemble.

Avocat : DMOTENG KOUAM

24 juillet 2025• 2ème chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2100454

Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Corsica Ferries d’un recours en excès de pouvoir visant à l’annulation ou à la résiliation d’une convention de délégation de service public (DSP) pour le transport maritime entre Marseille et Propriano, conclue entre la Collectivité de Corse et la société La Méridionale. La requérante invoquait notamment une méconnaissance du règlement (CEE) n° 3577/92 et du droit de l’Union européenne relatif aux aides d’État, ainsi que des vices justifiant l’annulation du contrat. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la convention, arrivée à échéance le 31 décembre 2022 et totalement exécutée, avait cessé de produire ses effets, rendant les conclusions à fin de résiliation sans objet. Il a également jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, la DSP entrant dans le champ d’application de la décision d’exemption de notification de la Commission européenne du 20 décembre 2011.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MCDERMOTT WILL & EMERY

17 juillet 2025• 1ère chambre
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2100452

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de la SAS Corsica Ferries contestant la convention de délégation de service public (DSP) pour le transport maritime entre Marseille et Bastia, conclue entre la collectivité de Corse et Corsica Linea. La société requérante demandait l'annulation ou la résiliation du contrat, arguant d'erreurs dans le rejet de son offre et d'une méconnaissance du droit de l'Union européenne (règlement n° 3577/92 et article 108 TFUE). Le tribunal a constaté que la convention, arrivée à échéance le 31 décembre 2022, avait été entièrement exécutée et avait cessé de produire ses effets, rendant sans objet les conclusions à fin de résiliation. Il a également rejeté les autres demandes, notamment celles relatives aux aides d'État et à l'expertise, en considérant que les moyens soulevés étaient infondés ou inopérants, et que la DSP entrait dans le champ d'exemption de notification prévu par la décision de la Commission européenne du 20 décembre 2011.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MCDERMOTT WILL & EMERY

17 juillet 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2201112

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de Mme C, ressortissante congolaise, qui contestait le refus du préfet de l'Indre de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement pu lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle de deux ans, au motif que la condition de ressources stables, régulières et suffisantes, prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était applicable en l'espèce et non remplie. La solution s'appuie sur les articles L. 423-10 et L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993.

Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE

15 juillet 2025• 2ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 499616

Avocat : GOMOT-PINARD

10 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:499616.20250710• 2ème chambre jugeant seule
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500923

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas d'une insertion sociale ou professionnelle suffisante ni de liens personnels et familiaux intenses et stables en France, malgré la naissance de son enfant en 2024. Par conséquent, le tribunal a jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, conformément à l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500874

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à la délivrance d'une carte "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, en raison du caractère récent de son concubinage, de l'absence de preuves d'une insertion professionnelle ou sociale stable, et de la persistance d'attaches familiales en Tunisie. En conséquence, l'ensemble des conclusions de M. B, y compris celles à fin d'injonction et relatives aux dépens, ont été rejetées.

Avocat : GOMOT-PINARD NATHALIE

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500872

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l’obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour d’un an, prise par le préfet de l’Indre. Le tribunal a jugé inopérants les moyens tirés de la méconnaissance de l’accord franco-tunisien et des articles L. 423-2 et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, car l’arrêté attaqué ne portait pas sur le refus d’un titre de séjour. La décision s’appuie sur les articles L. 611-1 et L. 612-2 du même code.

Avocat : GOMOT-PINARD

8 juillet 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2215585

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de M. et Mme C visant à obtenir la décharge ou la compensation de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu (2010-2014) avec les prélèvements sociaux déjà acquittés sur des dividendes requalifiés en salaires. Les requérants invoquaient notamment la compensation prévue à l'article L. 80 du livre des procédures fiscales et l'application du III de l'article L. 136-6 du code de la sécurité sociale. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la demande de compensation n'avait pas été formulée en cours de procédure de rectification et que les impositions en cause (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) étaient distinctes, ne permettant pas l'application des articles L. 203 à L. 205 du même code. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions des requérants.

Avocat : SELARL VILLEMOT CHAUMONT QUÉRÉ

2 juillet 2025• 10ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2105722

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a examiné la légalité de la décision implicite du maire de Saint-Andiol de ne pas s'opposer à une déclaration préalable de travaux. Les requérantes contestaient notamment l'absence d'avis conforme de l'architecte des bâtiments de France, le projet se situant aux abords d'un monument historique. Le tribunal a jugé ce moyen fondé, en application des articles R. 425-1 et R. 423-54 du code de l'urbanisme, et a invité les parties à présenter des observations sur une éventuelle régularisation. La solution retenue est donc une suspension du jugement pour permettre une éventuelle régularisation du vice.

Avocat : SCP MOTEMPS & TRIBOT

1 juillet 2025• 10eme Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2400936

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. et Mme A contestant le refus de visa de long séjour pour leur enfant mineur D F A dans le cadre du regroupement familial. La juridiction a constaté que la requête n° 2403603 était un doublon de la requête n° 2400936 et a ordonné sa radiation. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la décision consulaire, estimant que le moyen tiré du défaut de motivation était inopérant dès lors que la décision de la commission de recours s'y était substituée. Enfin, le tribunal a jugé que la commission de recours n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que les documents d'état civil produits ne permettaient pas d'établir le lien de filiation, et a rejeté la requête.

Avocat : DMOTENG KOUAM

24 juin 2025• 11ème chambre