266 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
266
Décisions totales
383 581
Ordonnances
271 567
Avec résumé IA
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en tant que juge de plein contentieux, a annulé la décision implicite du département des Bouches-du-Rhône refusant d'ouvrir les droits au revenu de solidarité active (RSA) à M. E... B.... Le tribunal a considéré que, bien qu'à la date de la décision initiale le requérant ne remplissait pas la condition de durée de séjour de cinq ans prévue à l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, il justifiait désormais de cette condition à la date du jugement. En l'absence de contestation du département sur les autres motifs (suspicion de vie commune), le tribunal a enjoint au département de lui ouvrir ses droits au RSA.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante thaïlandaise, qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet de sa demande de titre était née le 2 novembre 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision ayant mis fin à la phase d’instruction, la requérante ne pouvait plus prétendre à la délivrance d’un récépissé. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience ni instruction, en vertu de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle d’agent de sécurité. En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré la carte le 22 novembre 2024. Le tribunal constate que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont perdu leur objet et prononce un non-lieu à statuer sur ces points. Il condamne le CNAPS à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la contestation de M. E... concernant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 304,73 euros et sa radiation du dispositif. Le requérant soulevait des moyens de procédure (absence de communication du rapport d'enquête, défaut de signature, motivation insuffisante) et contestait le bien-fondé de l'indu. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, estimant que la procédure était régulière et que l'administration avait démontré l'existence de l'indu. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme D... contestant des décisions implicites de rejet de ses recours administratifs, portant sur des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement (APL), ainsi que sur la suspension de ces prestations. Le tribunal a partiellement annulé les décisions attaquées, notamment en ce qui concerne l'indu de prime d'activité, en raison d'un vice de procédure lié à l'absence d'information préalable de la requérante sur l'origine des données utilisées, en méconnaissance de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale. En revanche, il a rejeté les conclusions relatives à l'indu de RSA et d'APL, ainsi que celles concernant les suspensions de prestations, faute de moyens fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles, et le tribunal a enjoint à la caisse d'allocations familiales de réexaminer les droits de Mme D... pour la prime d'activité.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme D... contestant des décisions implicites de rejet de ses recours contre des indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et d'aide personnalisée au logement (APL), ainsi que des décisions de suspension de ces prestations. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que les moyens soulevés, notamment les vices de procédure liés à l'absence de consultation de la commission de recours amiable et la méconnaissance du contradictoire, n'étaient pas fondés. Il a également constaté que la situation de Mme D... avait été partiellement régularisée pour l'APL et que les indus étaient justifiés. Les conclusions relatives au RSA ont été partiellement déclarées irrecevables en raison de l'absence d'objet pour une partie des sommes.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du département des Bouches-du-Rhône refusant de l’admettre au bénéfice du revenu de solidarité active (RSA). Statuant en qualité de juge de plein contentieux, le tribunal a examiné les droits de l’intéressée au regard des dispositions du code de l’action sociale et des familles, notamment les articles L. 262-37, R. 262-35, R. 262-37 et R. 262-40. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le juge a fondé son analyse sur l’ensemble des circonstances de fait résultant de l’instruction et du dossier communiqué.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... qui demandait l’annulation du refus du département de l’Ain de lui accorder une remise gracieuse de sa dette de revenu de solidarité active (RSA) de 1 571,17 euros. Statuant en plein contentieux, le tribunal a examiné la demande au regard des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles. Il a estimé que Mme B..., bien que potentiellement de bonne foi, n’avait pas démontré, faute de justificatifs suffisants, une situation de précarité justifiant une remise totale de sa dette. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C... contestant une contrainte émise par la CAF de Paris pour le recouvrement d’indu d’aide exceptionnelle de fin d’année (152,45 €) et d’aide au logement sociale (760,99 €). Le tribunal a jugé que la contrainte était régulière, notamment en ce qu’elle était signée par une personne bénéficiant d’une délégation de signature et que les mises en demeure préalables avaient été valablement notifiées. Il a également estimé que les créances n’étaient pas prescrites et que la requérante n’établissait pas le bien-fondé de ses contestations sur le montant des indus. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant un titre de recette émis par le département de l'Isère pour un indu de revenu de solidarité active de 3 871,95 euros. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, en application de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Le délai de recours de deux mois, qui avait recommencé à courir après l'échec d'une médiation le 23 juillet 2021, était expiré lorsque M. B... a saisi le tribunal le 25 mars 2024.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait qu’il soit enjoint au département de l’Essonne de lui désigner un agent référent pour lui permettre de percevoir le revenu de solidarité active (RSA). Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, faute pour la requérante de démontrer avoir vainement tenté d’obtenir un rendez-vous auprès des services compétents, privant ainsi la mesure sollicitée de tout caractère utile. La décision se fonde sur les articles L. 262-25 et L. 262-27 du code de l’action sociale et des familles, relatifs au contrat d’engagement réciproque, et sur l’article L. 522-3 du code de justice administrative permettant de rejeter une requête manifestement infondée sans audience.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... de deux recours pour excès de pouvoir visant à contester des indus d'aide au logement (4 358 euros) et de prime d'activité (1 112,28 euros) mis à sa charge par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la composition de la commission de recours amiable, la méconnaissance du droit de communication et l'absence d'agrément et d'assermentation de l'agent de contrôle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... contestant un titre exécutoire émis par le département des Bouches-du-Rhône pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 7 513,51 euros. Le tribunal a notamment écarté le moyen tiré de la prescription de l'action en recouvrement, en application de l'article L. 262-45 du code de l'action sociale et des familles, au motif que l'indu résultait d'une fausse déclaration. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la requérante.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation d'urgence, a examiné les recours de M. D... contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et les titres exécutoires émis pour leur recouvrement. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives aux avis de sommes à payer, retirés par le département. S'agissant des indus de RSA, le tribunal a rejeté les requêtes, opposant l'autorité de la chose jugée à M. D... et écartant les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la prescription biennale et de l'irrégularité formelle des titres exécutoires au regard de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.