1 433 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 433
Décisions totales
383 581
Ordonnances
242 822
Avec résumé IA
Avocat : COUSTENOBLE ARNAUD
Avocat : RENAUD
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des sociétés requérantes de leur recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. La procédure est ainsi éteinte, sans qu'aucune condamnation aux dépens ne soit prononcée. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatif aux désistements.
Avocat : SELARL ARNAUD BASTID
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension du rejet de renouvellement de carte de résident d'un ressortissant marocain. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale implicite de rejet, notamment au regard des conditions de l'article L. 314-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de l'accord franco-marocain de 1987 et de l'article 8 de la CEDH n'ont pas été jugés de nature à créer un tel doute.
Avocat : LE PORS ARNAUD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. E... B..., un ressortissant afghan, qui demandait l'annulation d'un arrêté de transfert vers la Bulgarie. Le tribunal a jugé que les conditions de l'entretien individuel, notamment le droit à l'information garanti par l'article 4 du règlement Dublin III (n° 604/2013) et l'article L. 141-2 du CESEDA, avaient été respectées. Il a également estimé que les autres moyens, relatifs aux articles 3, 5, 17 et 23 du même règlement ainsi qu'aux conventions européennes, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de la Loire-Atlantique pour qu'il propose une solution d'hébergement stable à un père et son enfant vulnérable. Le juge constate que la demande est devenue sans objet, car le préfet a, postérieurement à la requête, mis en place une prise en charge hôtelière pour les requérants. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Le requérant est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et une somme est allouée à son conseil.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l'OFII, fondée sur le non-respect du délai de 90 jours pour déposer la demande d'asile, était suffisamment motivée et conforme aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés, notamment concernant l'examen de la vulnérabilité et les vices de procédure, ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de certificat de résidence et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur de droit et méconnaissance de l'article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également rejeté les conclusions à fin d'injonction et de provision pour frais d'avocat.
Avocat : NAUDIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé les décisions du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant le renouvellement de la carte de séjour de M. B... et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'administration n'avait pas pris en compte de manière primordiale l'intérêt supérieur de l'enfant français du requérant, tel qu'exigé par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, notamment en méconnaissant la participation du père à l'entretien de son enfant. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai de deux mois.
Avocat : ARNAUD
Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction relative à un titre de séjour, celle-ci ayant perdu son objet après la délivrance d'une carte de séjour temporaire par la préfète. Il donne acte du désistement de la requérante concernant sa demande de carte de résident. L'État est condamné à verser 1 200 euros à l'avocat de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SARL LACHENAUD AVOCAT
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande d'exécution d'une précédente injonction d'hébergement. Le juge constate le défaut d'exécution par la préfète mais estime qu'il n'y a pas lieu de prononcer une nouvelle injonction ni de majorer l'astreinte existante. Il rappelle que le régime spécifique de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation exclut l'application des dispositions générales du code de justice administrative et que l'astreinte est due au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2024 qui refusait un titre de séjour et ordonnait son éloignement. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et a écarté les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur les articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE. La décision confirme ainsi la légalité des mesures d'éloignement prises par le préfet du Nord.
Avocat : PERINAUD
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 9 février 2026 par lequel le préfet du Tarn avait interdit à un ressortissant marocain le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a jugé que la fin de non-recevoir opposée par le préfet était infondée, car la notification de l'arrêté ne mentionnait pas correctement les délais de recours applicables à une mesure d'interdiction de territoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article R. 421-5) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 612-7 et R. 613-1).
Avocat : GOUGNAUD
Avocat : ARNAUD GUILLAUME
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile somalien vers la Finlande au titre du règlement Dublin III. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, des vices de procédure et une erreur d'appréciation quant à sa vulnérabilité et aux risques encourus. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était suffisamment motivé et que les griefs relatifs à la procédure et à l'appréciation des risques n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de la SARL Lily visant à suspendre un arrêté préfectoral de fermeture administrative de son établissement. Le juge a estimé que la société n'avait pas démontré le caractère d'urgence requis, faute d'éléments probants sur les conséquences économiques graves et immédiates d'une fermeture d'un mois. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions de l'urgence en référé-suspension.
Avocat : REYNAUD